‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 13 sur 153 · C. signatus.{ient · texte numérisé non relu

C. signatus.{ient

Dans ces trois séries, quelques espèces présentent une validité incontestable, mais bon nombre d'autres sont défec-

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tueuses et doivent disparaître. Pour mener à bonne fin ce travail d'épuration, il nous suffira de rappeler en quelques mots les caractères de chacune des espèces adoptées comme types, de discuter et d'établir ensuite la valeur et le degré d'importance des caractères difTérentiels admis par les auteurs pour les espèces créées ultérieurement.

PUEMIÈUE SÉRIE. — Pétauristes.

La série des Pétauristes présente une homogénéité extrême, et les différentes espèces qui la composent ont toutes entre elles des analogies si parfaites, et des airs de famille si frappants, qu'il est impossible de se méprendre sur leurs affinités réciproques.

Aussi, en raison même de celte homogénéité, les coupes que l'on a établies dans ce groupe ne sont-elles basées que sur des ditTérences dont la valeur est parfois assez minime, et que leur constance, jusqu'à ce jour incontestée, permet seule de considérer comme d'ordre spécifique. Les espèces de cette série sont au nombre de quatre :

1° Cercopithecus petaurista. (Schreb.)

Simia petaurista. Schreber. Sàugthiere, I, p. 103, n" 21,tab. 19 B, 1775. Cercopithecus pelaiirista. Erxleben. Syst. Regn. Anim. (Mamm. ), p. 33,

Le Blanc-nez. Allamand. Buil'on (Suppl.), t. VII, p. 67, 1789. AsccKjne femelle. Fr. Cuviei'. Mamm., 1820. Cercopithecus petaurista. Schlegel. Mus. des Pays-Bas. Singes, p. 86,1876.

— — Jentink. J\ot. f. Leid. Mus., p. 115, 1886.

— — Sclater. P. Z. S., p. 244, 1893.

— fantiensis. (1) Matschie. Sitz. Ber. Ges. naturf. Freunde. Ber-

lin, p. 64, 1893.

Cette espèce, type de la série des Pétauristes, est parfaitement définie ; les descriptions des divers auteurs que je

(1) Le degré d'intensité de coloration des poils du dos, le plus ou moins de largeur de la raie blanche sous-auriculaire et des bandeaux noirs du vertex et des joues sont les seules différences sur lesquelles est basée la distinction spécifique du G. fantiensis.

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viens d'éniimérer sont des plus concordantes, et ne laissent pas subsister le moindre doute. Je me contenterai donc ici d'une courte diagnose, en renvoyant pour plus de détails aux ouvrages ci-dessus désignés.

Les poils des parties supérieures du corps et de la queue sont annelés de brun olive et de jaune tirant plus ou moins au roux doré vers la portion médiane du dos et delà croupe. Un bandeau noir ceint le front immédiatement au-dessus des orbites, s'étale sur les tempes jusqu'au-dessus des oreilles, et se continue au travers du vertex^ sous l'orme d'une ligne transversale qui dessine et circonscrit comme une calotte sur le devant de la tête. Le ventre, la poitrine, la gorge, le menton et les côtés de la tête et du cou sont recouverts de poils blancs. Cette teinte remonte jusqu'à loreille, mais elle est barrée, un peu au-dessous de celle-ci, par une étroite bande noire qui naît de l'angle externe de l'œil, et va se perdre en arrière dans le pelage sombre tiqueté du dessus du cou.

En avant de ces favoris blancs, les joues sont garnies, sur une faible étendue^ de poils noirs assez clairsemés que l'on retrouve sur la ligne du nez depuis le bandeau frontal noir jusqu'à la tache nasale pileuse blanche. Celle-ci est de forme triangulaire, la base tournée vers le haut, l'angle opposé se prolongeant en pointe jusqu'entre les narines. Le reste de la face est nu et noir. La face interne des membres et le dessous delà queue sont d'un blanc grisâtre. La ligne de séparation des teintes différentes du dessus et du dessous de la queue est nettement tracée dans les deux tiers proximaux de cet organe, puis devient moins distincte et de plus en plus confuse dans le dernier tiers. On n'observe jamais chez le C. petaurista, non plus que dans les autres espèces de sa série, la teinte rouge rutilant qui orne la queue des Cercopithèques de la série des Ascagnes, et, comme je l'ai déjà dit, constitue pour ces derniers un caractère exclusif.

La Côte d'Or est le seul habitat certain du C. petaurista.

ANN. se. NAT. ZOOL. 111, 1-

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2° Cercopithecus erythrogaster. (Gray.)

Cercopithecus erythrogaster. T.ray. P. Z. S. p. 109, pi. XVI, 1866. — Mûrie. P. Z. S., p. 360, 1866.

— Schlegel. Mus. Pays-Bas. Singes, p. 69 et 80,

— ' Sclaler. P. Z. S., p. 252, 1893.

De Pousargues. Mém. Soc. Zool. de France,

Le C. erythrogaster présente absolument le même pelage que le C. petaurista, avec cette seule diiïérence que les poils qui garnissent la poitrine et le venlre sont de couleur rouge brique. Le blanc ne reparaît que sur la gorge, le menton et les côtés du cou et de la tète, bordé d'un étroit liséré de la teinte rouge qui remonte de la poitrine le long des côtés du cou, et vient remplacer la teinte blanche au-dessus de la ligne noire qui barre supérieurement les favoris. La face externe des membres antérieurs est un peu plus sombre que chez le C. petaurista., et passe au noir sur les poignets et les mains. En raison de ce deruior caractère, et de l'absence de tache nasale blanche chez les deux jeunes exemplaires des Musées de Londres et de Leyde seuls connus de M. Sclater, ce savant zoologiste avait classé le C. eri/thv g aster dans sa section des Melanochiri. Le spécimen mâle adulte que possède le Muséum de Paris présente au contraire la tache nasale caractéristique; il en est de même pour ceuxdes Musées de Berlin et de Stuttgard [Matschie). A ce critérium que viennent corroborer d'autres analogies de pelage d'une importance indiscutable, il faut reconnaître dans \qC. erythrogaster un Blanc-nezde la série des Pétauristes(l). Comme je l'ai déjà indiqué, l'absence de la tache nasale chez les spécimens des collections de Londres et de Leyde doitêtre attrijjuée au jeune âge, et il n'y a nul doute pour moi, que des découvertes ultérieures ne viennent changer cette présomption en certitude,

(I) Les véritables affinités du C. erythrogaster avaient été entrevues par M. Malschie, qui en 1893 écrivait : « dièse Meerkatze hat jedoch weisse « Wangenhaare, und ist den zur pelaurista-Gruppe gehorigen AfTen viel « ahnliclier. » (Sitzher. Ges. naturf. FreuncL, Berlin, p. 226, 1893.)

La pairie du C. erythrogaster Qèi encore hypoUiélique; les rares exemplaires des Musées de Paris, Londres, Leyde et Berlin n'ont aucune indication de provenance. Toutefois M. Matschie me signale l'individu de Stuttgard comme provenant de Lagos, d'où il aurait été rapporté par le missionnaire Mann. Il serait à désirer que des recherches soient entreprises dans le Togo, le Dahomey et le Bénin qui viennent confirmer cette indication tout à fait isolée.

3° Ckrcopithecl's Buettikoferi. (Jent.)

Cercopithccus Bilttikoferi. Jentink. Not. fr. Leyd. Mus., vol. VIII, p. bG, 1886.

— Buettikoferi. Schiler. P. Z. S., p. 244, 1893.

— Bilttikoferi. Matschie. Sitz. Ber. Ges. naturf. Freunde, n° 3,

La seule difîérence à signaler entre le C. Buetùkofen et le C . pelaurhta est l'absence chez le premier de toute trace de bandeau noir sur le vertex entre les oreilles ; pour le reste du pelage, il y a identité complète. Cette ressemjjlance presque absolue, et la proximité des aires d'habitat des deux espèces, porteraient à considérer le C Buettikoferi (Libéria) comme une variété du C. petaurista (Côte d'Or). Le témoignage des auteurs, il est vrai, est unanime autant que formel sur la constance de la bandelette noire du vertex chez le C. petaurista, comme on peut en juger d'après les citations suivantes :

« Fascia nigra trans caput ab aure ad aurem. »

(Erxleben.)

(( Il part des oreilles une raie noire qui entoure eireulairement toute la partie supérieure de la tête. » (Allamand.)

« Quelques poils, plus noirs que les autres, entouraient le front, et passant au coin de l'œil et au-dessus des oreilles venaient se rejoindre derrière la tête. » (F. Cuvier.)

« La large bande noire de la base du front, qui s'étend jusqu'aux oreilles, se prolonge en outre à travers le vertex, en sorte que cette portion antérieure du vertex et le front entier se trouvent comme enclavés dans un cercle noir. »

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