CHÉIROPTÈRES
Par la facilité de dispersion que leur procurent leurs organes de locomotion aérienne, les Chéiroptères ne connaissent que peu d'obstacles, notamment les Chéiroptères insectivores, qui échappent ainsi aux conditions de vie sédentaire auxquelles sont soumis les Mammifères ayant même alimentation, mais dépourvus d'organes de vol. Aussi voyons-nous ces animaux se répandre sur tout le continent africain, et certains d'entre eux traverser le canal de Mozambique, atterrir à Madagascar, pousser même plus loin leurs excursions, et s'établir aux îles Bourbon et Maurice. On comprend que de tels Mammifères ne puissent nous fournir aucun caractère pour l'établissement d'une faune spéciale.
Le mode d'alimentation des Clieiroptères frugivores, les attache d'une manière plus étroite au sol dont les productions servent à leur subsistance. Certains d'entre eux cependant, Epomophorus gambiamis (Og.), EpomopJwrus pusillus (Pet.), Cynonycteris straminea (Geoff.), occupent des aires d'habitat très étendues, et se répandent sur toute l'Afrique intertropicale; le premier même descend jusqu'au Cap.
Mais il en est d'autres plus localisés, qui ne se rencontrent que dans la zone forestière de l'Ouest africain ; les unes Epomophorus Franqueti(\\\.) près du littoral^ les autres, BypsU
gnathus mo?istrosus (AIL), Epomophorus niacrocephalus (Og.), Epomophorus complus (Ail.), se propageant vers l'Est jusqu'aux limites du versant occidental, mais ne dépassant pas le Congo au Sud. Toutes ces dernières espèces peuvent donc être considérées comme caractérisant en même temps, la faune du Congo français, du Cameron et de la Guinée supérieure.