Cercopithecus nictitans. (L.i
Simia nictitans. Linné. Syst, Natur., 12'= édit., t. I, p. 40, n° 23, 1766. Cercopithecus nictitans. Erxleben. Syst. Regn. anim. Mamm., p. 35, n° 13,
La Guenon à nez blanc proéminent. BufTon. Hist. nat. ^SuppL), t. VII, p. 72,
pi. XVIII, 1789.
Le Hocheur. Audebert. Hist. nat. Singes et Makis Fam., IV, sect. I, fig. 2,
Cercopithecus nictitans. Fr. Cuvier. Mamm. (texte et planche), 1823.
— — SchlegeL Mus. Pays-Bas. Singes, p. 89, 1876.
•? — — Th. Noack. Zoologische Jahrbuch, p. 290, 2-1887.
— — Sclater. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 246, 1893.
a.(^ très adulte. M. Guiral. San-Renito, 1885. fe. O — — — 1885.
c. 9 adulte. M. Thollon. Rivière AHma, 1890.
d. 9 — — Forêt de Mayumbe, 1890.
e. çf — — — 1890.
f. (j' semi-adulte. M. Dyhowski. Rive gauche de l'Oubangui, près Bangui,
g. 9 adulte. M. Dybowski. Bangui, 18 octobre 1891. /t. (5^ semi-adulte. — Cette-Cama, février, 1894.
i. c; semi-adulte. Rapporté vivant par M. Dybowski de la même localité que le précédent, et ayant vécu à la Ménagerie.
Sur une peau plate provenant du premier voyage de M. J. Dybowski, non comprise dans cette énumération, et sur les spécimens (/',^.), on remarque àl'angle inféro-ex terne de chaque callosité, une touffe de poils d'un roux brunâtre tiqueté de noir bien différents du reste du pelage. Comme je l'ai fait remarquer plus haut, ce caractère, inconstant chez le C. nictitans, prouve néanmoins d'une manière indiscutable son étroite parenté avec le C. Martini., espèce représentative du même type sur la côte Nord du golfe de Guinée. L'aire de dispersion du C. nictitans paraît assez limitée en latitude et ne dépasse pas le Cameron au Nord et le Congo au Sud. Vers l'Est, le point extrême où M. Dybowski l'ait rencontré est Bangui ; mais, s'il faut en croire Th. Noack, la dissémination du Hocheur en longitude serait bien autrement vaste. Près de Manda dans le district d'Urua, sur la rive occidentale du lac Tanganika, le D"" R. Bôhm a pu se procurer une dépouille mutilée de Cercopithèque qu'ilrapportait à l'espèce C. plulo (Gr.) = C. leucanipyx (Fisch), tandis
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que M. Th. Noack, croit y reconnaître un C. itiriJUnis. Lu présence du C. nictilans dans ces parages si éloignés de la cote occidentale d'Afrique ne présente certainement rien d'improbable, mais cette double inlerprélalion et le manque absolu de détails sur les caractères de la face dans la description de M. Th. Noack, laissent à supposer que la mutilalion intéressait toute la portion faciale de celte dépouille, de telle sorte qu'on ne peut ni nier ni alïirmer chez elle l'existence d'une tache nasale.
Si tel est le cas, on ne saurait se prononcer qu'avec une extrême circonspection sur l'identilé spécilupie de cet exemplaire, étant donnée la ressemblance presque absolue du reste du pelage entre le C. nirlhans et le C. pluto. Sans mettre en nul doute la compétence de M. Th. .\oack, il y aurait lieu, je crois, d'attendre que de nouvelles découvertes viennent confirmer sa manière de voir. En d'autres termes, dans le cas de mutilation de la face, l'interprétation donnée par H. lîohm est valable au même titre que celle de M. Th. Noack. Elle me paraît môme plus plausible puisque, tout récemment, M. Sclater (1) a signalé la présence du C. pluto sur la rive occidentale du lac Nyassa, d'après une dépouille recueillie par l'explorateur anglais A. Sharpe au cours de son expédition entre le lac Nyassa et le lac Moero, c'est-à-dire dans le voisinage Sud des régions visitées parle D^ 1{. Bohm.