‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 18 sur 153 · CERCOr'lTBECtlS ASCANI/fs. (Aud · texte numérisé non relu

CERCOr'lTBECtlS ASCANI/fs. (Aud

Sim'ia ascanifis. Audebert. Hist. nat. Singes et Makis. Fani. IV, sect. 11,

fig. 13, 1799.

Simia petaiirista. Lacépède et G. Cuvier. Ménagerie, planche non coloriée,

Ccrcopithecu'3 melanogenys. Gray nec Schlegel. Proc. Z, S. Lond., p. 7, pi. IX,

— histrio. Reichenbach. VoUsl. Naturgesch. Afîen, p. 106, 1863.

— ascanias. Schlegel. Mus. Pays-Bas. Singes, p. 87, 1876.

— ludio. Schlegel nec Gray. — —

— picturatus. M. Santos. Jorn. Se. Math. Phys. Natur. Lisboa,

(1) Sclater, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 97, 1892, et p. 253, 1893.

ÉTUDE SUK LES MAMMlFÈRIiS DU COiNGO FRANÇAIS. 209

Cercopithccus Schmidtl. MaLschie. Zool. Anzeig., p. IGl, 2 mai 1S02.

— — Sclater, Proc. Zool. Soc— Lond.p.245,pl. XVI, 1893.

a. çf bien adulte. M. Rrusseaux, 1890. Rive gauche du Congo. Confluent du

Congo et de l'Oubangui.

6. Ç> adulte. M. Rrusseaux, 1890. Rive gauche du Congo. Confluent

du Congo et de TOubangui.

c. (^ jeune. M. Tlioilon, 18H0. Rive gauche du Congo, en l'ace de

son confluent avec l'Alima.

d. 9 adulte. M. Dybowslci, ."i octobre 1891. Rangui.

Les trois exemplaires [a, h et e) répondent exactementaux diagnoses que M. Matschie a données du mâle, de la femelle et du jeune du C. Schmidti, sauf pour la coloration de la tache nasale cordi forme. Chez le mâle (a), cette partie de la face est un peu endommagée, mais ce qu'il en reste permet de constater que le champ nasal était teinté de jaune d'ocre dans sa moitié supérieure. Cette même particularité se remarque plus facilement chez la femelle [b]^ dont la tache nasale est hicn intacte. Ici, la teinte jaune d'ocre vif occupe les deux tiers supérieurs du champ nasal ; les poils d'un hlanc pur ne constituent qu'un étroit liséré en forme de V, le long du hord supérieur des narines. Sur le jeune mâle (r), tout le champ nasal est teinté de jaune, mais moins vif que chez la femelle adulte. Les quelques poils rares qui garnissent les oreilles sont d'un roux jaunâtre chez les spécimens [a etc), parsemés de quelques poils blancs au sommet de l'oreille chez l'exemplaire (/;). La deuxième femelle [d) présente un champ nasal d'un blanc pur, mais ses favoris sont assez fortement teintés de jaune, bordés en avant, entre l'œil et les lèvres, de quelques poils noirs, et séparés de la teinte blanche du menton par une ligne plus large et d'un noir plus intense que sur les trois autres exemplaires. La poitrine, le ventre et la face interne des membres sont d'un blanc parfait, mais le dessous du tiers basai de la queue présente une teinte d'un gris ardoisé sombre, due à l'envahissement sur toute la longueur des poils de la couleur bleue dont parle M. M. Santos pour le C. picluratus.

J'ai d('^à relevé plus hnut l'aire de répartition de l'Ascagne,

ANN. se. N.\T. ZOOL. UI, li

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je crois donc inutile de m'y arrêter de nouveau. .le ferai remarquer toutefois combien les localités oii ont été capturés les spécimens {a, ô, c) sont rapprochées de Quimpampala etAmbriz que M. Mat. Santos indique comme habitat de son C. pictwatm, et de Bembe et Eucoche où, d'après iMonteiro (1), l'on rencontre des troupes nombreuses de C. melanogenys (Gr.). Ce fait ajoute un nouvel argument à ceux que j'ai émis en faveur de la réunion de ces espèces. Quant à l'exemplaire (c), je doute qu'il ait été tué à Bangui même, sur la rive droite de l'Oubaugui; et je crois plus probable que M. Dybowski l'aura rencontré au cours d'une reconnaissance faite dans le voisinage de cette slaliou, mais sur l'autre rive. Quoi qu'il en soit, ceci impliquerait la présence du C. asranias dans les contrées situées entre le Congo et l'Oubaugui, jusque sur les rives occidentales des lacs Victoria et Tanganika, patrie du C. Scliuiklli (Matsch.); car la largeur du Congo, dans celte partie la plus septentrionale de son cours, est considérable et atteint parfois 6 kilomètres, de telle sorte que ce fleuve constitue, malgré les nombi-euses îles dont il est parsemé, un obstacle infranchissable pour les Ascagnes cantonnés sur sa rive gauche.

H. Cercopithecus cephus. (L.)

Simia cephiis. Linné. Syst. Nat., 12'^édil.; t. I, p. 39, 17G6. Le Moustac. lUifTon. Hi'^st. Natur., t. XIV, p. 28d, 1766. Cercopithecus cephus. Erxleben. Sysl. nat., p. o7, n" 16, 1777. Le Moustac. Audeberl. Sinycs. Fam. IV, sect. II, fig. 12, 1799.

— Fr. Cuvier. Mamm., pi. 19, 1821.

Cercopithecus cephus. Schlegel. Singes. Mus. Pays-Bas, p. 91, 1S7G.

— — Sclater. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 246, 1893.

a. Q adulte. M. Marche, 1876. Doumé-Ogôoué. 6. (^ — — 1878. Samkitta-Ogôoué.

co très jeune. M. Guiral, 188b. San Benito.

d. çf semi-adulte. — — —

e. Ç> adulte. — — — ■

f. (J adulte. M. de Brazza. 1886. Ogôoué(2),

(1) Monteiro, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 112 et 246, 1860.

(2) Ce spécimen présente un indice de tache nasale pileuse blanche, débordant sur les joues, et dont la forme losangique à grand diamètre transversal rappelle la tache nasale rouge du C, erythrotis.

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g.ç^ très adulte. M. Thollon, 1890. Forêt de Mayumbé.

h.çf adulte. M. Dybov ski, fin mai 1891. —

i. 9 — — 8 janvier 1804. Mavumba, près de l'Océan.

Je crois avoir sulïisammeiit insisté sur les caractères propres à cette espèce, pour n'avoir pas à y revenir ici, et je me contenterai de signaler les particularités de pelage que présente la queue chez certains individus. J'ai t'ait remarquer plus haut la complète ressemblance qui existe entre le C. ascanias (Aud.) et le C. cephus (L.) pour la couleur rouge rutilant caractéristique des deux tiers terminaux de la queue. 11 existe des exceplions à cotte règle pour les Moustacs, et sur les trois spécimens [a,i,j) la queue est de la même couleur que le dos; la teinte rouge ordinaire y est remplacée par un brun olive tiqueté de jaune pins ou moins rougeâtre. Cette autre analogie remarquable avec ce qui a été observé chez le Cascanim (type) est trop frappante pour être passée sous silence, et explique la discordance qui existe, pour la coloration de la queue, entre le vélin de Maréchal et la planche d'Audebert. Cette même difTérence entre cette dernière ligure et les quelques spécimens d'Ascagnes trouvés depuis pouvait laisser place au doute sur l'identité spécifique de tous ces individus, et ainsi s'expliquent les hésitations de MM. Sclater (1) et Barboza duBocage (2) dont j'ai parlé plus haut, et la création des espèces C . jùctuiatus (Saut.) et C. Schnùdti (^Matsch.). Les particularités que je viens de signaler chez les Moustacs lèveront, je crois, toute incertitude à cet égard, et seront la meilleure preuve du bien fondé de l'hypothèse que j'avais émise, à savoir: qu'il faut faire une large part aux variations individuelles chez ces espèces et. de plus, admettre chez le même individu des changements de livrée sous l'influence soit de l'habitat, soit des saisons, soit de quelque autre agent modificateur. Ainsi, je

(1) Sclater [C. ascanias?) Froc. Zoo/. Soc. LoncL, p. 502, 1887.

(2) Barboza du Bocage, Joni. Se. malh. phys. nutw. Lisboa, 2^ série, n° 1, 1889 (Extrait).

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me permettrai défaire remarquer, sans toutefois vouloir tirer encore aucune conséquence certaine de ce fait, mais dans la seule pn'îsomption que des recherches poussées dans cette voie pourraient être fructueuses et donner la clef de ces modilications, que les trois spécimens remarquables par la teinte anormale de leur queue sont des femelles, dont deux (/,;') étaient incontestablement en état d'allailement au moment de leur capture, comme le prouve l'allongement excessif de leurs mamelles.

Cette belle et longue série de Moustacs n'ajoute aucun élément nouveau à nos connaissances sur la répartition géographique de cette espèce, qui parait canlonnée le long des côtes de l'Atlantique, depuis l'embouchure du Congo, Cabonda, jusqu'au Gabon, au San-Benito, et au Cameron, sans pénétrer très avant dans l'intérieur.

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