Cricetomys gambianus. (Wath
Cricetomys gamhtanm. Waterhouse. Proc. Zool. Soc. London, p. 2,1840.
Rivière Gambie.
— — Rùppell. Mus. Senkenb. Bd. III, Heft. 2, 1842.
Sierra-Leone, Kordofan (?).
Mus fjoliath. Riippell. Mus. Senkenb., pi. IX et X. Sierra-Leone, Kordofan (?) Cricetomys gambianus. Fraser. Proc. Zool. Soc. Lond., p. iji, 1843. Fer-
nando-Po.
— — Temminck. Escj. zool. Guinée, p. 108, 18o3. Guinée.
— — Peters. Reise iiach. Mosanibique, p. 1G9, 1832.
Quilimane.
— — Speke. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 268, 1861. Zan-
zibar.
— — Peters. Monatsber. Akad. Rerlin, p. 481, 1876.
Gabon.
— — Noack. Zoolog. Jahrbuch., p. 240, 1887. Marungu-
Urua.
— — 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. London., p. 10, 1888.
Monbuttu, lac Albert-Nyanza.
— — Jenlink. Not. fr. Leyden Mus., p. 42, 1888. Libéria.
— — Barboza du Bocage- Jorn. Se. natur. Lisboa, 2" sé-
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— •' • — 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. London, 1892, p. 5bO,
1893, p. 503, 1894, p. 142. Zomba, Nyassa-land.
— . — Tycho-Tullberg. Muriden aus Kamerun , p. 45,
pi. II et III, 1893. Cameron.
(1) 0. Thomas, Proc. Zool. Soc. London, p. 14,1888. (Note.)
(2) Alston, ibid., p. 82, 1876.
(3j 0. Thomas, ibid., p. 503, 1893.
a. 9 adulte. M. Guiral, 188o. San-Benito.
f-'.çf — M. J. Dybowski, 6 août 1891. Brazzaville.
d. 9 — — 18 décembre 1891. Village de Zougi.
e. 9 — — 2 janvier 1892. Bangui.
f.çf — — 9 janvier 1892. —
f/. 9 — — ]" mars 1892. J
i. ^ — — 2 mars 1892. l Poste de la Mission sur la
;/. ç^ semi-adulte. — 5 mars 1892. ( Kemo.
k. çf adulte. — 6 mars 1892. \
/. 9 semi-adulte. — — )
Par l'éiongation considérable du museau, la conformation assez particulière des molaires (1), la forme arrondie du trou sous-orbitaire, la présence d'abajoues et le développement des doigts latéraux aux pattes postérieures et du doigt externe aux pattes /antérieures, ces Rats géants méritent ajuste titre d'être séparés des J/w,? proprement dits pour former une coupe générique spéciale, et le nom de Cricetomi/s, sous lequel on les désigne, explique parfaitement leurs doubles affinités avec les Hamsters d'une part, avec les Rats de l'autre. Waterhouse, Riippell et, après eux, les nombreux auteurs désignés dans la longue synonymie cidessus, ont suffisamment insisté sur les principaux caractères de l'unique espèce de ce genre pour qu'il soit inutile d'y revenir, et tout récemment M, Tycho-Tullberg a donné sur sa dentition des détails très complets et si précis qu'il ne reste aucune observation à faire sur ce sujet. Je ne ferai que mentionner ici les principales variations que présentent la longueur et la coloration du pelage chez les nombreux spécimens recueillis par M. Dybowski pendant le cours de son voyage d'exploration à travers le Congo français et la région de l'Oubangui.
Certains individus (b, c) ont le pelage court, serré, brillant ; sur le milieu du dessus de la tête et du corps, il est brun
(1) Alston {Proc. Zool. Soc. London, p. 83, 1876) indique par erreur le genre Cricetomys comme ayant les incisives supérieures creusées d'un sillon; ni Waterhouse, ni aucun autre auteur n'a signalé celte particularité, et tous les spécimens que j'ai pu examiner ont les incisives supérieures complètement lisses.
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foncé, puis passe graduellement au jaune d'ocre clair sur les côtés de la tète et du cou, les flancs et la face externe des membres. La coloration d'un blanc pur du dessous du corps se sépare suivant une ligne nettement tracée de la teinte des parties supérieures. J'ai constaté les mêmes particularités sur l'exemplaire [d] capturé cinq mois après les précédents. D'autres individus (e, /', //./) ont le pelage exactement coloré comme celui des précédents, mais beaucoup plus long, plus souple et moins brillant. Enfin, dans une troisième catégorie comprenant les exemi)laires (//, /, /.•, i), les poils sont longs, assez rudes, d'un brun grisâtre tiqueté de jaune pâle sur le dessus du corps, un peu plus clair sur les flancs et j)assant au gris jaunâtre sale sur le dessous du corps sans que l'on puisse trouver aucune ligne de démarcation entre ces différentes teintes. Les spécimens de celte dernière catégorie ont la queue fortement velue ; les poils qui la recouvrent sont si longs et si serrés qu'ils masquent pour ainsi dire complètement les écailles sous-jacentes. Cette particularité rend bien plus nette et plus frappante la double coloration de l'appendice caudal, d'un blanc pur dans sa moitié distale, d'un brun sombre presque noir dans sa moitié basale. Chez les autres individus, les poils de la queue sont beaucoup moins nombreux et moins longs, et le revêtement squameux se trouve tout à fait à découvert. Chez certains même, les poils sont si rares et si courts que la queue paraît aussi glabre que chez le Rat ordinaire, et sa double coloration est à peine sensible. La teinte blanche de la moitié distale serait même complètement inappréciable si les écailles qui recouvrent cette partie ne participaient pas, dans une certaine mesure, de la coloration blanche des rares poils qui la garnissent. La teinte brun marron du dessus des pattes offre également de très grandes variations d'étendue et d'intensité. Tantôt elle est extrêmement vive et brillante, tantôt sombre et terne ; parfois elle occupe toute la largeur du tarse, du métatarse et des premières phalanges, et ne respecte que l'extrémité des
doigts d'un blanc argenté; parfois, au contraire, cette dernière teinte devient prédominante et on ne distingue plus sur le larse qu'une bande médiane brun marron, étroite, irrégulière, plus ou moins entamée et même interrompue par l'envahissement des bandes blanches latérales.
Ainsi que le faisait remarquer M. 0. Thomas pour les spécimens de la collection d'Emin-Pacha, ces variations dans la livrée ne paraissent dépendre ni du sexe, ni de Tâge, ni de l'époque de la capture des individus, mais plutôt des différences dans l'altitude, la nature du sol et le régime climatérique de leur région d'habitat. Les mamelles, chez cette espèce, sont au nombre de huit dont deux paires pectorales et deux paires inguinales ; les régions ventrale et abdominale sont totalement dépourvues d'organes de lactation. Celte disposition, assez rare chez les Muridés africains (1), constitue ce que Temminck appelait très judicieusement un double appareil mammaire et peut se rendre par la formule (2 -f 0 + 2).
Pour ce qui regarde la distribution géographique du Cricetomys gambianus, les diverses provenances que j'ai préféré indiquer dans la synonymie, pour ne pas surcharger cet article, me dispenseront d'y insister longuement, et je ne ferai ici que résumer ces nombreuses données. En prenant les points extrêmes signalés par les auteurs, on constate que l'aire de dispersion du Cricetomys gambianus est immense. Cette aire occupe en longitude toute l'Afrique centrale d'une côte à l'autre, et même quelques îles du littoral, et s'étend depuis le Sénégal et le Kordofan au Nord, jusqu'au Zambèze et au Cunéné au Sud, c'est-à-dire qu'elle est comprise entre le 16' degré de latitude Nord et le 18" de latitude Sud. En un mot, la zone d'habitat de cette espèce est essentiellement intertropicale.
(1) On la retrouve chez le Mus AUeni (Waterh.), M. Isomys pulchella (Gr.), M. Isomys harbarus (L.), .1/. Isomys dorsalis (A. Sniilh.); mais dans ces espèces la double concentration de Tappareil mammaire est poussée moins loin ; la seconde paire de mamelles est presque ventrale et la troisième abdominale.
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GENRE GOLUNDA.