‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 94 sur 153 · GoLUNDA Dybowskh. (iiov. spec · texte numérisé non relu

GoLUNDA Dybowskh. (iiov. spec

Golunda Dybowskii. E. de Pousargues. Bull. Soc. Zool. de PYance, l. XVIII,

a.(j^ vieux. M. J. Dybowski. Bords de la Kemo. b. cf adulte. — —

d.çf - - -

e. çj^ — — Poste de la Mission sur la Haute Kemo.

Le terme générique Golunda est ici employé dans l'acception que lui a donnée Blanford (1) et que lui ont reconnue la plupart des auteurs (2). L'expression Pelomijs (3) (Peters), de création plus récente, doit en être considérée comme synonyme. Les caractères propres à ce sous-genre ont élé délimités de la façon la plus nette par Peters dans la diagnose suivante : « Dentés inclnvi superiores sulcati^ molares Mûris secl lat'wres, habitus externas Mûris sed digitus a7iticus externus brevis iegularis^ digiti postici latérales seqitales. » Cette forme intéressante et toute particulière des Muridés est représentée dans les collections de M. J. Dybowski par les cinq spécimens ci-dessus énumérés, lesquels, par leurs fortes dimensions et d'auties particularilés dont l'exposé fera l'objet de cet article, me paraissent différents des quatre espèces connues de ce groupe, deux asiatiques, GolimdaEllioti (Gr.) (4) et Gokmda meltada (Gr.) (5) et deux autres africaines, Golunda fal fax (Q) (Pet.) et Golunda Campanœ[l) (A. M.-Edw.).

Dans cette nouvelle espèce, Golunda Dgbowskii, comme chez les autres représentants du genre, les pattes anté-

(1) Blanford, Y*voc. As. Soc. Bengal., p. 181, 187o. kl,, Journ. As. So. Bemjal, p. 165, 1876 et 1877, p. 292.

(2) O.Thomas, Proc. Zool. Soc. London, p. 11, 1888. Tycho-Tullberg, Veber einige Muriden ai(S Kamerun, p. 25, 1893.

(3) Peters, Reise nach Mossambiquc, p. 157, pi. XXXIII et XXXV, fig. 9,

(4) Gray, Ann. nat. Hist., X, p. 264, fig. 3, 1842.

(5) Gray, Ann. nat. Hist., X, p. 264, fig. 3, 18i2.

(6) Peters, loc. cit.

(7) Huet, Le Naturaliste, p. 143, 1888.

Heures sont faibles et pour ainsi dire réduites aux trois doigts médians. Le pouce tout à fait rudimentaire consiste en un petit tubercule muni d'un ongle plat; le doigt externe est également frappé d'atrophie; ses dimensions dépassent à peine celles du pouce et l'ongle qui le termine est plat comme chez ce dernier. Des trois doigts médians normalement développés et munis de griffes, l'index est le plus court et le quatrième égale presque le médius. Par contre, les pattes postérieures sont longues et fortes ; le pouce et le doigt externe, bien développés, sont insérés au même niveau et présentent sensiblement les mêmes dimensions; le deuxième et le quatrième doigt sont longs, égaux et à peine inférieurs au médius. Tous les cinq sont terminés par des griffes beaucoup pïus fortes qu'aux pattes antérieures, mais présentant la même coloration, jaune à la base, brune à l'extrémité. La plante, d'un brun presque noir, est garnie de six bourrelets comme chez le G. EUioti ; le bourrelet externe de la dernière paire sous le métatarse est excessivement réduit, il manque même à l'une des pattes postérieures de l'exemplaire (r) dont la plante présente exactement la configuration donnée par Peters pour le G. fallax.

Le G. Di/bowskiï est de grande taille, et comparable sous ce rapport au Surmulot. Des cinq exemplaires recueillis par M. Dybowski, le plus développé, très adulte et même vieux à en juger par l'usure de ses molaires, mesure 230 millimètres du bout du museau à la naissance de la queue, et le plus petit 175 millimètres. Les oreilles, de longueur moyenne, arrondies au sommet et aussi larges que longues, sont recouvertes de poils jaunes barrés de brun, clairsemés sur la face externe, abondants et serrés sur la face interne. Les moustaches sont fines, courtes, peu fournies, brun noirâtre à la base, jaune blanchâtre à l'extrémité. La queue, un peu plus longue que les 2/3 de la tête et du corps, est noir brunâtre au-dessus, gris jaunâtre en dessous; les poils assez longs et nombreux qui la garnissent participent de la coloration des écailles qu'elles recouvrent. La coloration gêné-

408 E. nv. pou^tAUGUES.

raie esl (riiii jaune roiiK liquelé de noir briinAIre sur les parties supérieures du corps el d'un blanc unicolore sur les parties inférieures. Le dos, la nuque et le sommet de la tête soni couverts de deux sortes de poils : les uns très minces et couris forment le sous-poil ou bourre; les autres plus longs, plus forls, très élastiques, constituent des espèces de soies brillantes, convexes d'un côté, creusées sur l'autre d'une cannelure longitudinale bien accusée.

Tous ces poils, aussi bien la bourre que les soies, présentent les mêmes caractères de coloration. Certains, mais en petit nombre, sont noirs sur toute leur longueur; la plupart sont gris ardoisé bleuâtre à la base, d'un noir profond et lustré dans leur portion moyenne, puis d'un beau jaune roux près du sommet dont l'extrême poinle est le plus souvent d'un noir plus ou moins brunâtre.

Sous une certaine incidence des rayons lumineux, les zones noires et lustrées des soies se colorent, même sur les peaux sècbes, d'un reflet vert et violet pourpré du ])lus singulier aspect. Cette particularité se remarque d'ailleurs chez les autres Golimda africains ; M. Huet l'a signalée chez le G. Campanœ, et c'est à ce même phénomène d'irisatioa qu'il faut attribuer la couleur brun verdâtre que Peters indique pour le G. f'allax. Sur la partie antérieure de la tête, les joues, et la face externe et supérieure des membres, la bourre disparaît et les soies sont plus courtes, mais colorées de la môme manière que celles du dos. Le bout du museau, au-dessus et de chaque côté des narines, est revêtu de poils courts, raides et hérissés, roux jaunâtre à la base, et noir brunâtre au sommet; il faut en excepter toutefois quelques poils blancs qui forment un étroit liséré immédiatement audessus de la peau nue des narines. Sur les flancs, les teintes deviennent moins Aives; à mesure que l'on s'éloigne de la ligne médiane dorsale, les zones noires des poils finissent par disparaître et avec elles les reflets irisés; la teinte grise basilaire diminue peu à peu d'intensité el d'étendue, les couleurs jaunes s'étendent, mais pâlissent de plus en plus

SOUS le lavage des teintes blanches envahissantes, et Ton arrive ainsi, par des transitions bien ménagées, au blanc pur du dessous du corps et de la face interne des membres. Cetle teinte blanche remonte sous la gorge et le long de la lèvre supérieure qu'elle borde au-dessous de la ligne d'insertion des moustaches jusqu'aux narines, el, comme je l'ai dit plus haut, on en aperçoit une dernière mais faible trace au-dessus de la peau nue du nez. Sur le croupion et la face postérieure des cuisses et des jambes jusqu'aux talons, les poils gris cendré à leur base, présentent sur le resle de leur longueur une teinte d'un rouge de rouille plus ou moins ardent suivant les individus. Celte coloration particulière des parties postérieuresdu corps n'est pas rare chez les Muridés africains; Temminck Fa signalée chez son Mus riifinus, elle est très fortement accentuée chez le Mus hijpoj.anthus (Puch.) et le Blus manmgensis (Noack), on la retrouve chez le Mos Jsomys do r salis (A. Smith) el le Gohinda Camj)anx, enfin j'ai relevé sa présence sur deux exemplaires de Mus Isomys pulchella (Gr.) faisant partie des collections du Muséum. Il existe du reste une grande similitude dans la coloration du pelage entre le G. Campanx et le G. Df/bowskn, à tel point que cetle dernière espèce pourrait être considérée comme n'étant que l'état adulte de la première. Mais l'examen du crâne et de la dentition du G. Camimnse m'a convaincu de la complète maturité du type de cette petite espèce. Il est plus facile de distinguer le G. Dijhowskïi de l'autre représentant africain du même genre, le G. fallax. Chez ce dernier, la teinte générale est plus sombre, d'où le nom générique de Pelomyschoisï par Peters, la face ventrale est de couleur gris de fer ou blanc jaunâtre sale, le croupion et la face postérieure des cuisses ne sont pas colorés d'une façon spéciale, enfin le long de la ligne médiane du dos, on remarque une raie noire dont on ne trouve aucun indice chez le G. Dybowskii. Il existe également des différences notables dans la taille respective des deux espèces. Suivant Peters, les dimensions du G. fal laa: xârieni

410 E- ^^ POUSiAUCUES.

pour la lôle et le corps de 115 à 170 millimètres, tandis que chez le G. Dybowskïï ces mêmes mesures oscillent entre 175 et 230 millimètres; c'est-à-dire que la taille minimum de cette dernière espèce dépasse encore la taille maximum de l'autre.

La série des molaires, soit inférieures, soit supérieures, ne compte chez le G. fallax que 7 millimètres de longueur, ainsi qu'il ressort des figures données par Peters ; chez tous les exemplaires de G. Dybowskii cette même mesure est de 8, 5 millimètres. L'examen des molaires nous fournit encore de précieux renseignements sur les rapports de la taille avec l'âge. Les figures du G. fallax type dénotent, par les tranchants émoussés et la couronne arrondie et lisse des tubercules des molaires, un animal adulte et parvenu au terme de sa croissance. J'ai pu constater les mêmes particularités sur le crâne d'un G. fallax^ provenant de la côle de Zanzibar, dont la dépouille ne mesurait que 140 millimètres, la queue non comprise. Au contraire, pour le spécimen de G. Dyboivskii mesurant 175 millimètres pour la tête et le corps, les tubercules des molaires ont encore les arêtes semicirculaires excessivement tranchantes et très aiguës des débuts de l'âge adulte.

M. Barboza du Bocage (1) rapporte au G. fallax des spécimens de l'Angola qui manquent de la raie noire dorsale, et à ce propos, le savant naturaliste portugais s'exprime de la manière suivante : « Le G. fallax et le 3J. dorsalis ont les mêmes couleurs, sauf la raie noire dorsale qui appartient exclusivement à ce dernier. » Je ferai remarquer que Peters s'exprime à ce sujet d'une façon moins catégorique, et qu'il reconnaît chez son G. fallax une raie dorsale noire vaguement délimitée (2). J'ai pu m'assurer de la présence de ce caractère sur une dépouille de G. fallax de la collection du

(1) Barboza du Bocage, Jorn. Se. math. phys. natur. Lisboa, 2^ série, n" 5. Extrait, p. 17, 1890.

(2) « Làngs der Mitte des Ruckens verlauft ein undeullich abgegrenzter schwarzer Langsstreif ». Peters, loc. cit.

Muséum, Cette raie noire n'est pas comparable comme netteté à celle que l'on voit chez le M. dorsal is, parce qu'elle se détache d'une façon moins tranchée sur le fond sombre du reste du pelage ; mais si indécise qu'elle soi!, elle ne l'est pas assez pour qu'il soit possible de nier sa présence. Si Peters ne fait pas intervenir cette particularité comme point de ressemblance entre ces deux espèces, du moins n'admet- il d'autre part comme seul et véritable caractère distinctif que la différence des dentitions; et l'on peut avec raison supposer que l'épithète de fallax a été choisie par le célèbre zoologisie allemand, comme allusion aux trompeuses similitudes de pelage qui existent entre son Pelomys et le M. Isomys dorsaJls.

Les Pelomys de l'Angola signalés par M. Barboza du Bocage, par l'absence de raie noire dorsale et par d'autres particularités de coloration, me paraissent se rapporter au G. Campanœ, en admettant toutefois que leurs dimensions n'excèdent pas celles du G. fallax^ ce que le silence de M. Barboza du Bocage sur ce point permet de supposer.

Je dois encore signaler l'extrême ressemblance qui existe sous le rapport des formes et des proportions du corps et de la queue, et de la coloration du pelage, entre le G. Dybowskii et le Dasymys Reichardi (Noack). C'est encore là un de ces cas de mimétisme, si fréquents chez les Bongeurs, qui rendent si ardue l'étude systémalique des divers représentants de cet ordre, et qui expliquent l'erreur commise par M. Noack rangeant sa nouvelle espèce dans le genre Pelomys. La ressemblance extérieure entre ces deux formes est poussée moins loin que celle que je viens de signaler entre le G. fallax et le Mus Isomys dorsalis, qui ont les pattes antérieures conformées de la même façon, ce qui n'est pas le cas si l'on compare le G. Dybowskï au Dasymys Reichardi. A cette première marque distinclive viennent s'ajouter des caractères différentiels tirés de la dentition dont l'importance mérite que nous nous y arrêtions, puisqu'ils ont nécessité la séparation non seulement spécifique, mais môme générique de ces deux formes de Muridés.

412 E. OE POUSARGUES.

Sur aucun des cinq spécimens de G. JDf/bowskii, la têle osseuse n'a 6lé entièrement préservée, et je ne puis malheureusement donner aucun détail sur toute la portion postérieure du crâne à partir de la suture pariéto-frontale. Les os frontaux sont fortement pinces el très étroits immédiatement en arrière delà suture naso-frontale, et renforcés le long de leur arête orbitaire par un liséré assez élevé. Les os nasaux, très larges et très élevés en avant, dépassent un peu le niveau du bord alvéolaire des incisives. Le trou préorbitaire est grand, arrondi dans sa partie postéro-supérieure, et terminé en avant et en bas par un sinus vertical élroit et peu profond. Le palais est très élroit principalement entre les molaires antérieures, et les trous incisifs se prolongent en arrière jusqu'au niveau du tiers antérieur de la première molaire. Les incisives supérieures, fortes et larges mais de longueur médiocre, sont sensiblement arquées et leur tranchant se dirige un peu en arrière. Leur face antérieure d'un beau jaune est creusée d'un profond sillon qui marque leur tiers externe.

Les molaires ne se distinguent pas seulement de celles du genre 3Iiis proprement dit par leurs plus fortes proportions, mais aussi par la forme et la disposition de leurs tubercules. Chez le plus grand des spécimens de G. Dybowsku que j'ai choisi comme type, la couronne des molaires est usée jusqu'au cingulum; leur étude ne saurait donc donner une idée exacte de la dentition de l'espèce qui nous occupe, et ne présente d'intérêt que par comparaison avec celle des molaires de l'âge adulte.

La première molaire supérieure, la plus forte, mesure 4 millimètres de long et 3 de large. Chez l'adulte, elle présente le long de son axe trois tubercules médians, nettement séparés, placés l'un derrière l'autre, ayant la forme de fûts semicylindiiques assez élevés, dirigés obliquement d'avant en arrière, el présentant à leur sommet une fossette semilunaire à bords tranchants el convexes en avant. Ces trois tubercules médians principaux sont renforcés extérieurement

par trois autres tubercules coniques, bien détachés, de moindre importance et d'inégal volume, dirigés également d'avant en arrière. Le premier se trouve placé en dehors de l'intervalle qui sépare le premier tubercule médian du second. Le deuxième et le plus fort des trois latéraux externes, vient s'appliquer dans l'angle que forment les deuxième et troisième tubercules médians. Quant au troisième tubercule latéral externe, il est de dimensions très exiguës et appliqué le long de la face externe du troisième tubercule médian. Du côté interne, on ne trouve que deux tubercules secondaires plus forts et plus anguleux que les externes, s'élevant perpendiculairement du bord alvéolaire et alternant régulièrement avec les trois tubercules médians.

La deuxième molaire supérieure, longue de 2 millimètres et demi, large de 3, rappelle en tout la première diminuée de son tubercule antérieur médian. Ses deux tubercules médians continuent la série de la première molaire, et son troisième tubercule latéral externe est excessivement réduit.

La troisième molaire supérieure longue de 2 millimètres ne présente qu'un seul tubercule médian principal analogue à ceux delà première et de la seconde dont il termine la série. Le bord tranchant de sa couronne présente une légère denticulation au miheu de sa courbure antérieure convexe. Ce tubercule présente en arrière deux fossettes elliptiques que l'on peut considérer comme la couronne de deux tubercules rudimentaires. En dehors, on ne remarque comme vestiges de tubercule secondaire, qu'un étroit liséré basilaire àpeine denticulé en avant. En dedans au contraire, on retrouve deux tubercules secondaires bien formés et semblables à ceux des deux premières molaires.

Les deux séries de molaires supérieures sont légèrement divergentes en arrière et leur surface triturante est inclinée de dedans en dehors. C'est d'ailleurs le long de leur bord externe déclive que l'usure paraît avoir porté davantage chez l'animal vieux. Sur la première molaire, les couronnes des

414 E. »E POUSARCiUES.

trois tubercules antérieurs (médian, latéral interne et latéral externe), sont devenues confluenles. Les deuxième et troisième tubercules médians entièrement confondus ont en même temps englobé dans leur couronne commune celles du tubercule interne postérieur et du deuxième tubercule latéral externe ; de celui-ci, il ne reste plus que l'amorce interne. Quant au troisième tubercule latéral externe, il a complètement disparu sans laisser de traces. A la seconde molaire, la couronne du tubercule antéro-inlerne est restée nettement circonscrite et indépendante, mais il y a confluence entre le tubercule postéro-interne et le premier tubercule médian ; il en est de même entre le deuxième tubercule médian et le deuxième tubercule latéral externe. Comme à la première molaire, ce dernier est fortement entamé en debors, et les premier et troisième tubercules latéraux externes se sont évanouis. Enfin, à la dernière molaire le tubercule antéro-interne a gardé son indépendance comme dans la seconde molaire, et le postéro-interne a fusionné sa couronne avec celle du tubercule principal médian.

A la mâchoire inférieure, les molaires présentent les mêmes dimensions relatives qu'à la mâchoire supérieure et vont en diminuant de longueur d'avant en arrière. La première, longue de 3 millimètres et demi, a sa couronne garnie de six tubercules, disposés par paires de cliaque côté d'un sillon longitudinal médian. Les deux tubercules formant la paire antérieure sont très réduits et s'élèvent perpendiculairement au-dessus du bord alvéolaire. Les quatre autres tubercules constituant les paires moyenne et postérieure ont une forme analogue à celle des tubercules médians des molaires supérieures, mais à l'inverse de ce que nous avons vu chez celles-ci, leur direction est oblique d'arrière en avant et le bord tranchant de la fossette semilunaire qui les couronne antérieurement est convexe en arrière. Un petit tubercule médian s'observe entre les bases des tubercules formant la paire postérieure. La seconde molaire ne compte que quatre tubercules principaux qui, par leur forme et leur arrangement.

reproduisent les deux paires postérieures de la première molaire ; elle présente également en arrière un petit tubercule adventif impair médian, et mesure 3 millimètres de longueur sur 3 de large. Enfin la dernière molaire n'est que Irituberculée et répète la seconde moins le tubercule posléroexterne. Les deux séries des molaires inférieures sont sensiblement parallèles et leur surface triturante n'est que très faiblement inclinée de dehors en dedans. Si Ton cherche à déduire quelques rapprochements de cette étude, on remarque que le G. Byboiusk'ù présente, sous le rapport de la dentition, plus d'athnités avec l'espèce asiatique du genre, G. EUioti^ qu'avec les deux représentants africains, le G. fallax et le G. Campanse.

J'ai fait remarquer: plus haut que le G. ElUotï et le G. DybowsJdi offraient, comme autre caractère commun, le même nombre de bourrelets plantaires ; mais l'extrême différence que présentent les dimensions chez ces deux espèces, permettra toujours de les distinguer. Du reste, on pourra juger des dissemblances qui existent entre quatre des représentants du genre Golunda^ d'après les mesures comparatives que j'ai réunies dans le tableau suivant.

Les cinq spécimens de la nouvelle espèce, que j'ai dédiée à M. J. Dybowski, ont été recueillis par cet explorateur sur les bords de la Kemo ou dans les environs du poste qu'il a fondé sur cet affluent de la rive droite de l'Oubangui, par 6° 17' de lat. Nord et 17° 15' de longit. à l'Est du méridien de Paris. Sur la carte que M. J. Dybowski a dressée de son itinéraire, cette contrée est indiquée comme couverte de marais boisés qui s'étendent entre la Kemo et l'Ombella, ce qui justifie complètement le nom de Rat de marais (Sumpfmaiis) sous lequel Peters a désigné les Rongeurs du ^enre Pelomy s on Goiunda. Il serait à souhaiter, pour compléler la diagnose du G. Dybowskii, que nos explorateurs puissent capturer quelques exemplaires femelles, qui nous permettraient de fixer le nombre et la disposition des mamelles chez cette espèce.

iI6

E. DE POU^AUCiUES.

G. Ellioti (Gr.)

G. FALLAX (Pet.)

iS

G. DvilOWSKII

Mesures en millimètres.

S| écimen

du Muséum.

G. Campa Type.

J adulte.

Longueur de la trte et du

cor(is

i;io

Longueur de la queue

lO,-)

lo2

— de l'oreille

Largeur de roreille

Longueur du pied (du calca-

néum à l'extrémité de l'on-

gle du médius)

Longueur des os frontaux.. .

— des os nasaux. . . .

lo

Larg. maxim. des os nasaux.

Longueur des trous incisifs.

Dislance entre les incisives

et la 1'"^ molaire super. . . .

Longueur de la série des mo-

laires supérieures

Largeur des deux premières

molaires supérieures

Largeur de la dernière mo-

laire supérieure

1 Distance entre les incisives

et lai '■" molaire inférieures.

Largeur de la série des mo-

laires inférieures

Longueur de la série des mo-

laires inférieures

Largeur du palais entre les

deux premières molaires.

Largeur du palais entre les

deux dernières molaires..

(1) L);uis la notice préliminaire que

j'ai pu

bliée sur le G

'skii. 1;

L lon-

giieur du pied a été indiquée par erreu

r comi

le n'étant que

de ;!'»

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ètres.

La suite de ce mémoire sera publiée dans le tome IV.

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