‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 96 sur 153 · Mus UNIVITTATUS. (Pet · texte numérisé non relu

Mus UNIVITTATUS. (Pet

Mm univittatus. Peters. Monatsb. Akad. Wissensch. Berlin, p. 479, pi. II, fi?. 3, 1876.

— — (0. Thomas). P. Z. S. Lond., p. 121, 1887, et p. 13, 1888. Mus {Isomys) univittatus. Tycho-Tullberg. Muriden aus Kamerun, p. 20.

Tab. II, fig." 1 à 8. Tab. III, lig. 4, 39 et 40. Tab. IV, fig. 6,

— — rufocamis. Tycho-Tullberg. Ihid., p. 23. Tab. Il, fig. 9 et 10.

Tab. III, f. 41. 42.

a. çf adulte. M. Marche, 25 décembre 1875. Samkilta, Ogôoué.

Pour ce qui regarde la distribution géographique de cette

espèce sur le conli tient africain^ il n'y a rien à ajouter aux observations si précises faites, il y a quelques années, par M. 0. Thomas, et je me contenterai de les résumer ici. Jusqu'en 1888, le M. univittatus n'avait été rencontré que dans l'Ouest de l'Afrique équaloriale, à proximité des côtes de l'océan Atlantique (Aubry-Lecomte, 1854; Buchholz, 1876, Gabon) (Johnston, 1887, Cameron). Cette zone d'habitat si restreinte s'est considérablement étendue vers l'Est depuis la découverte de cette intéressante espèce par Emin-Pacha à Tingasi et Gadda, dans le district de Monbuttu, à l'extrême limite N.-E. du bassin du Congo, sur le versant occidental de la ligne de partage des eaux qui le sépare du bassin du Nil.

L'intensité des teintes du pelage chez le M. univitlatus paraît sujette à d'assez grandes variations. Ainsi, d'après M. 0. Thomas, les spécimens de la collection d'Emin-Pacha ont les flancs et le croupion plus roux que les exemplaires provenant du Gabon ; d'autre part, M. Tycho-Tullberg a cru devoir séparer spécifiquement sous le nom de Mus rufocamis un individu du Cameron dont les parties antérieures du corps sont d'une teinte jaune brunâtre claire et les flancs grisâtres.

Tous ces spécimens, de provenances diverses, présentent d'ailleurs rigoureusement les mômes proportions et conservent toujours comme caractère commun la ligne noire dorsale plus ou moins nettement marquée. Comme l'a jugé avec raison M. 0. Thomas pour les individus à teintes sombres de la partie orientale du bassin du Congo, ces variations, soit individuelles, soit locales, ne présentent pas une importance assez grande pour mériter une dénomination spécifique distincte. Ne serait-il pas logique déjuger de la même manière l'espèce à teintes claires 31. rufocamis., sur la validité de laquelle M. Tycho-Tullberg lui-même avait du reste émis quelques doutes, et de la réunir au M. univittatus dont le spécimen type présente également des teintes rousses plus vives sur le croupion et le train postérieur.

6 E. DE POU§»ARGUE§i.

Par la conformalion des extrémités des membres et les proportions relatives des doigts, le M. univittatus présente des caractères mixtes qui rendent assez indécis le rang subgénérique de celte espèce. Ces particularités n'avaient pas écbappé à Peters, qui regardait avec raison le M. univittatus comme intermédiaire entre les Isomi/s et les Mus proprement dits. Les pattes postérieures, en effet, rappellent les Isomys ; le deuxième et le quatrième doigt sont égaux et le pouce est à peine plus court que le doigt externe. Il est à remarquer toutefois que ces deux derniers présentent une longueur notablement supérieure à celle que Ton observe habituellement chez les divers représentants de ce sousgenre, tels que M. Isomys dorsalis (A. Smith), M. Isomys pulchella (Gray). Chez ceux-ci, d'autre part, le doigt externe des pattes antérieures est atrophié comme chez les espèces du genre Golunda (Blanf.), Pelomys (Pet.), et ne forme qu'un moignon à peine plus développé que le pouce et garni comme lui d'un ongle plat. Chez le M. unirittatus, au contraire, le doigt antérieur externe est bien développé et muni d'une griffe comme les trois doigts médians. Dès lors, cette espèce ne peut pas être admise parmi les Isomys et doit être considérée comme une forme de transition du genre 3Ius proprement dit auquel elle se rattache également par la nature de son pelage.

L'exemplaire mâle recueilli par M. Marche sur les bords de rOgôoué mesure, en millimètres, 140 pour la tête et le corps, 115 pour la queue et 31 de longueur de pied. La plante présente les cinq bourrelets bien saillants signalés par Peters et M. Tycho-Tullberg.

Le genre de vie de cet intéressant Rongeur paraît assez diversifié. La plupart des voyageurs l'ont rencontré dans les plaines et les vallées boisées, au voisinage des cours d'eau^ et, suivant Emin-Pacha, il nagerait avec la plus grande aisance. De son côté, l'explorateur Johnston en a capturé un spécimen sur les flancs du massif du Cameron, à une altitude de 8,000 pieds anglais.

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