‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 98 sur 153 · Mus MACiius. (Gr · texte numérisé non relu

Mus MACiius. (Gr

Mas maufa. Tiray. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 181, 18G2.

— morio. Ti'ouessart. Cat. Kong, in BulJ. Soc. Et. Se. Angers, p. 121,

— BuHoni. 0. Thomas. Ann. Mag. Nat. Hist., vol. X, p. 182, 1892.

— • maurm. T\'Cbo-Tullbei-iî. Murid. aus Kameruu, p. 5. Tab. I, fig. 1 à 18; Tab. 111, tig. 8, 14, 15, J8 à 20; Tab. IV, fig. 1,2, 13, 17, 1893.

— TullberrjL 0. Thomas. Ann. Mag. Nat. Hist., 1894, p. 205.

a.çjf adulte. MM. Schwebisch et Thollon. Ile N'Djolé, Ogôoué, 1883. 6. 9 — M. Guiral. San-Benilo, 1883. c. ç^ semi-adulte. —

La description si courte et si insuffisante du Mus maurus type a été très heureusement complétée par M. Tycho- Tullberg, et c'est à cette espèce ainsi entendue que je rapporte les trois spécimens ci-dessus.

Le pelage, chez le Mus maurus^ est excessivement doux et moelleux, sans aucun mélange desoies rigides. Au-dessus,

loi de priorité, céder la place à celui de Arvicanthis (Less.) 1842, antérieur d'une année (Proc. zool. Soc. Loudon, p. 553, 1895).

10 E. OE POUSARCUEiS.

les poils sont gris ardoisé à la base el brun fauve au sommet ; au-dessous, ils sont également d'un gris d'ardoise à la racine et blancs à l'extrémité. La couleur brune du dessus du corps se continue sur la face exierne des membres, mais s'arrête un peu au-dessus du poignet et du talon; sur toute la portion distale, les poils deviennent courts et d'un blanc un peu jaunâtre jusqu'à leurs racines. Les oreilles presque entièrement glabres sont assez développées en longueur comme en largeur et arrondies au sommet. Les mousiaches sont formées de soies très fines, brunes à la base, blanchâtres à la poinle; les plus développées atteignent et dépassent môme un peu l'épaule. La queue grêle, dépassant de 1 à 3 centimètres la longueur de la tête et du corps, est couverte de petites écailles formant une série d'anneaux excessivement étroits, des inlerstices desquels s'échappent de rares poils raides el courts, à peine visibles à l'œil nu. La femelle [b) présente trois paires de mamelles, une paire pectorale sous-axillaire, une ventrale et une inguinale. Les recherches de M. Tycho-ïullberg, qui ont porté sur plus de dix spécimens femelles, ne peuvent laisser aucun doute sur l'invariabilité de ce nombre et de celte disposition. Enfin, une dernière particularité, bien mise en lumière par le savant suédois, vient s'ajouter aux caractères précédents et permet de reconnaître le Mus maiinis entre tous les rats africains connus. Des six bourrelets bien formés qui garnissent la surface plantaire, les quatre antérieurs, sous-articulaires des orteils, présentent extérieurement une légère excroissance et comme un petit bourrelet adventif parfaitement visible appliqué contre leur base. M. Tycho-Tullberg n'a pas étudié moins de trente-trois spécimens dos deux sexes, jeunes et adultes, desséchés ou conservés dans l'alcool, et toujours il a constaté la présence de ces petits bourrelets secondaires. C'est donc là un caractère des plus précieux pour la facile détermination de l'espèce qui nous occupe, caractère dont je ne puis que confirmer la valeur et la constance après l'examen des trois spécimens ci-dessus énumérés.

ÉTUDE SUR LES MAMMIFÈRES DU CONGO FRANÇAIS. If

Sur certains individus, ajoute M. ïycho-TuUberg, l'un ou l'autre de ces petils bourrelels peut parfois êlre assez indistinct, mais il en est toujours qui se dessinent avec une netteté indiscutable.

Les affinités plus ou moins lointaines du Mus maurus ont été relevées et étudiées avec le plus grand soin par M. Tycho- Tullberg, au travail duquel je renvoie pour cette question. Je me contenterai de signaler ici deux espèces, Mus albipes (Uiipp.) (1) et Mus angolensis (Boc.) (2), cbez lesquelles le savant suédois a reconnu les liens de parenlé les plus étroits avec l'espèce qui nous occupe. Le M. maurus ^i le M, angolensis présentent entre eux une telle ressemblance sous le rapport des proportions, de la nature et de la coloration du pelage, que la même d&scription pourrait s'appliquer à l'un comme à l'autre. Un seul point les diiîérencie, c'est le nombre des mamelles qui est de dix chez le M. angolensis 9. M. Barboza du Bocage n'ayant eu à sa disposition qu'un seul spécimen femelle, type du M. angolensis^ on est en droit de se demander si ce nombre 10 n'est pas une anomalie; et il y aurait intérêt à vérifier, sur d'aulres spécimens de ce rat d'Angola, si la quantité et la disposition normales des mamelles ne seraient pas identiques à celles que nous avons constatées chez le Mus maurus. D'autre part, l'examen des bourrelets plantaires servirait de contrôle à ces recherches et permettrait de conclure ou non à l'unité spécifique de ces deux formes. Il y a également ressemblance complète pour la livrée entre le 31. maurus et le M. albipes, et si les dimensions données par Biippell sont un peu plus fortes que celles du M. maurus^ du moins indiquent-elles rigoureusement les mêmes proportions relatives pour les différentes parties du corps. Malheureusement, la description insuffisante de Riippell ne nous apprend rien, ni du nombre des mamelles, ni de la disposition des bourrelets plantaires, et toute con-

(1) Riippell, Mus Senckcnb., Bd. III, Hft. 2, pi. Vf, fig. 2, p. 107, 1842.

(2) Barboza du Bocage, Jor». Se. math. phys. natur. Lisboa, 2^ série, n° 5. Extrait, p. 12, 1890.

12 E. DF> IPOlJfli.tEKCiUES.

clusion devient liypolhélique sans une comparaison direcle de spécimens des deux espèces.

Le nombre considérable d'exemplaires recueillis par Sjôstedl dans les possessions allemandes du Cameron et étudiés par M. Tycho-Tuliberg, nous indique que le M. maunis est exirêmement abondant dans ces régions où il s'élève jusqu'à une hauteur de 2000 à 2500 mètres audessus du niveau de la mer. Les individus types du M. Durtoni = TuUberçi'i, décrits par M. 0. Thomas, provenaient de la côte d'Or, j)rès de la rivière Ankoba, dans le pays des Achanlis; enlin les quelques spécimens rapportés par nos voyageurs français prouvent également la présence de cette espèce au Gabon et dans le bassin de rOgooué. Mais tout porte à croire que l'aire de dispersion du M. maurus ne doit pas être resserrée dans des bornes aussi étroites et qu'elle s'étend davantage vers l'Est et même vers le Sud. On conviendra que, grâce aux recherches de M. Tycho-Tullberg, il est peu d'espèces parmi les Muridés africains, qui soient actuellement mieux définies que le M. maunis, et l'on peut espérer que des explorations ultérieures fourniront de nouveaux sujets d'éludé à l'aide desquels il sera permis d'établir si le Mus alb'ipes et le BIus angolensis doivent être considérés comme des formes représentatives distinctes du Mus maurus^ ou s'il ne laut pas fusionner ces trois espèces.

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