‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 99 sur 153 · Mes ALEXANDRiNL's. (E. Geo(T · texte numérisé non relu

Mes ALEXANDRiNL's. (E. Geo(T

Mus alexandriniis. E. GeolTroy Saiiil-Hilairc. Descript. Éj,'yple Hist. iiat., pi. V, lig'. 1,1809.

— tcctorum. Savi. ÎS'uov. Giorn. dei LeUerat., 182o.

— flaviventm. Brants. Muizen, p. 108, 1827.

— alexandrinus. Selys-Longchamps. Micromammalogie, p. 54, 1839.

— — Ruppell. Mus. Senkenberg, p. lOG, Bd. III, Hft., 2, 1842.

— tedorum. Wagner. Schreb, Saugethiere. (Suppl.), vol, III, p. 40o,

— alexandrinus. Peters. Reise n. Mossambique. Zool. Saugetli., p. Ibô,

^^ Mus hypoleucus. Pucheran. Rev. et Mag. zool., p. 206, 18oo, et Arch. du Mus, t. X, p. 131, 1838-1861.

<i.çf adulte. MM. Schwebisch et Thollon, 1884.

Cette espèce est parfaitemenl reconnaissable au développement des oreilles, des mousiaches et de la queue qui dépasse de près d'un quart la longueur de la tête et du corps, et aussi à la nature de son pelage brun roussâlre au-dessus, blanc grisâtre en dessous, formé de deux sortes de poils, les uns courts, serrés, duveteux, les autres beaucoup plus longs, qu'on ne trouve que sur le dessus du corps, principalement sur le dos, et ayant la forme de soies élastiques, aplaties et cannelées sur une de leurs faces. Sur tous les points explorés de l'Afrique, depuisl'Algérieet l'Egypte jusqu'au 3Iozambique, les voyageurs ont recueilli des spécimens de ce Rat, dont l'identité avec le type égyptien a été reconnue presque sans conteste. Suivant Riippell et Wagner, \q Mus flaviventris décrit par Brants et admis par Licbtenstein serait identique au J/. alcxandnnus. J'ajouterai comme synonyme probable le Mm hi/poleucus (Pucli.) dont l'exemplaire type que j'ai pu examiner dans la collection du Muséum m'a paru n'être qu'un individu à l'état semi-adulte du Musalexandrinus. Cette espèce, comme on le sait, n'est pas spéciale au continent africain ; elle se répand vers l'Est, à ti'avers l'Arabie et la Perso jusque dans l'Inde où elle est abondamment représentée. On rencontre dans ces régions de nombreuses variétés qui ont été décrites comme spécifiquement différentes, et la synonymie indienne du JSliis alexandrïnus^ autrement surchargée que la synonymie africaine, a été dressée, il y a quelques années, par M. 0. Thomas (1). D'après Selys- Longchamps, le Mus tectorum décrit par Savi n'est autre que le Mus alexandrinus ^ importé par le commerce maritime dans l'Italie méridionale et en Sardaigne.

83. Ml:s decumanus. (Pall.) Mus decumanus. Pallas. Nov. spec, quad. Glir. ord., p. 91, 1778.

a. rf adiille. M. J. Dybowski, avril 1892. 1 t^ .,,,.. . , .

1 Q I Poste de la Mission sur la n-

„" ^ ( vière Kemo.

(1)0. Thomas, Ou the indian species of Mus. {Proc. Zool. Soc. London, p. 533, 1881).

14 E. DE POUSARCilIESi.

Pas plus que les aulres contrées du globe, l'Afrique n'a été à Tabri de l'invasion du Surmulot ou Rat desman, et on l'y rencontre depuis la Barbarie jusqu'au Cap de Bonne- Espérance. Les trois spécimens de l'Afrique centrale ont la queue notablement plus courte que la tète et le corps ; leur pelage est d'un brun roussâtre ferrugineux au-dessus, cendré clair en dessous. Leur livrée comme leurs proportions ne diffèrent donc en rien de celles des Surmulots de nos contrées, et, comme Temminck l'avait observé pour les individus de la Guinée, ils ont conservé tous les caractères })rimitifs de l'espèce.

Page 1