DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT
Tels sont les principaux phénomènes qui peuvent, au cours même de la fièvre typhoïde, déceler les lésions ulcéreuses de Festomac : douleur épigastrique et dans les flanes, douleur à la pression sur les troncs des pneumogastriques, vomissements, hématémèses.
Mais, encore une fois, ces symptômes sont loin d’être constants, et il ne faut pas attendre de les voir tous au complet pour se poser la question de la possibilité d’une ulcération gastrique.
En présence d’un syndrome péritonéal survenant chez un convalescent de fièvre typhoïde, il ne faut pas s’hypnotiser sur les lésions, possibles d’ailleurs, de l’appendice, mais songer à d’autres perforations également possibles, et, en particulier à celle de l’estomac.
C’est une complication extrêmement rare, mais, si rare soit-elle, elle n’est pas négligeable puisqu'elle a causé la mort des malades dans les cas que nous rap-
portons.
Elle vient donc pour une petite part aggraver le pronostic de la dothiénentérie.
Le fait qu'on l’a constatée pourra peut-être rendre service dans un cas douteux et pousser à une intervention qu’on différerait autrement : dans notre cas une intervention aurait, peut-être, pu sauver le malade.
La thérapeutique doit être surtout préventive; il faut
nourrir le typhique pendant l’évolution fébrile, mais ne
pas lui donner d’aliments qui puissent léser son tube
digestif : bouillon, lait, potages légers, boissons vineuses répondent à cette double indication.
Lorsque, au cours de la maladie, on aura pu soupçonner quelque complication gastrique, il faudra surveiller de près l'estomac du typhique au moment de la convalescence, être très prudent dans la reprise de
Gus l'alimentation, et ne donner que des aliments qui, sous le minimum de volume, soient, au maximum, digestibles
et réparateurs.