‹ Ulcerations Et Perforations Gastriques Au cours de la fièvre typhoïdeChapitre 13 sur 14 · DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC. — PRONOSTIC. — TRAITEMENT

Tels sont les principaux phénomènes qui peuvent, au cours même de la fièvre typhoïde, déceler les lésions ulcéreuses de Festomac : douleur épigastrique et dans les flanes, douleur à la pression sur les troncs des pneumogastriques, vomissements, hématémèses.

Mais, encore une fois, ces symptômes sont loin d’être constants, et il ne faut pas attendre de les voir tous au complet pour se poser la question de la possibilité d’une ulcération gastrique.

En présence d’un syndrome péritonéal survenant chez un convalescent de fièvre typhoïde, il ne faut pas s’hypnotiser sur les lésions, possibles d’ailleurs, de l’appendice, mais songer à d’autres perforations également possibles, et, en particulier à celle de l’estomac.

C’est une complication extrêmement rare, mais, si rare soit-elle, elle n’est pas négligeable puisqu'elle a causé la mort des malades dans les cas que nous rap-

portons.

Elle vient donc pour une petite part aggraver le pronostic de la dothiénentérie.

Le fait qu'on l’a constatée pourra peut-être rendre service dans un cas douteux et pousser à une intervention qu’on différerait autrement : dans notre cas une intervention aurait, peut-être, pu sauver le malade.

La thérapeutique doit être surtout préventive; il faut

nourrir le typhique pendant l’évolution fébrile, mais ne

pas lui donner d’aliments qui puissent léser son tube

digestif : bouillon, lait, potages légers, boissons vineuses répondent à cette double indication.

Lorsque, au cours de la maladie, on aura pu soupçonner quelque complication gastrique, il faudra surveiller de près l'estomac du typhique au moment de la convalescence, être très prudent dans la reprise de

Gus l'alimentation, et ne donner que des aliments qui, sous le minimum de volume, soient, au maximum, digestibles

et réparateurs.

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