‹ Ulcre Gastrique et TuberculeuseChapitre 24 sur 37 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Un malade se présentant, parce qu'il se plaint de l'estomac, on éliminera d’abord jes maladies à douleurs épigastriques telles que colique hépatique, tabès. ou coliques intestinales, qui peuvent fort bien se rencontrer | chez un tuberculeux. On peut mêmé ajouter la maladie d'Addison. Mais toutes ces maladies ont des symptômes autres, parfaitement différents, et il est relativement facile de localiser l'affection à l'estomac.

Y a-{-il un diagnostic différentiel à établir au point de vue clinique entre l’ulcère tubereuleux de M. Arloing et l’ulcère simple chez les tuberculeux. M. Arloing admettait déja, quoique selon lui, les cas fussent rares, que l’ulcération tuberculeuse présente parfois les mêmes symptômes que l’ulcère rond. Cependant, « dans la plupart des cas, pour l’ulcus simple, les symptômes auront une franchise d'allure et une netteté, l'affection une marche, le traitement une efficacité qui imposeront le diagnostic ». (M. Arloing.)

Nous avons montré que, dans un certain nombre d'observations du même auteur, dans celles de MM. Leriche et Mouriquand, la ressemblance entre les symptomatologies est frappante. Nous tâcherons de montrer, en étudiant l’étiologie et la pathogénie de l'affection, que l’analogie ne s'arrête pas là, et qu'il n’v à pas de diagnostic différentiel à faire entre un ulcère rond chez un tuberculeux et un ulcère (uberculeux microscopique-

ment. Nous ne nous arrêterons pas à la recherche du diagnostic par la tuberculine (puisque, dans deux cas, nous avons à faire à des tuberculeux), ni par l'hyper où l’hyperchlorhydrie. On sait que l'hyperchlorhydrie n'est pas constante chez les ulcères, surtout s'ils sont tubereuleux. Elle dépend plutôt de la sténose pylorique.

Le premier diagnostic important sera celui à faire entre la gastrite et un ulcère chez un tuberculeux. Nous ne pouvons nous baser sur la période de la tuberculose, puisqu'il y a des gastrites et des ulcères à toutes les périodes, ou sur la fréquence des affections, puisque la gastrite se voit aussi fréquemment que l’ulcère, dans la bacillose. S'il y à des hémathémèses, tout va bien, encore qu'il faille éliminer le cas d’hémoptysie chez un tuberculeux ayant des troubles gastriques.

L'hémoptysie sera suivie pendant plusieurs jours de rejets de crachats sanglants. La tendance à la syncope qui précède l’hématémèse fait défaut. Les selles ne sont pas noirâtres pendant les jours qui suivent.

S'il n'y a pas d'hématémèse, on se guidera sur l'intensité des douleurs, et non pas sur leur caractère tardif, qui peut aussi bien se voir dans les deux cas, sur leur récidive habituelle par crises, sur les vomissements, plus fréquents. Enfin, on recherchera, pour l’uleus, les signes de sténose pylorique (celapotage à jeun, ondes péristaltiques, évacuations lentes à la radio) ou médio-gastrique (images lacunaires et encôches à la radio).

On fera les réactions de Weber, de Thévenon, de Meyer dans les selles.

- Il faudra éliminer ensuite le néoplasme de l'estomac, auquel pourrait faire penser l’amaigrissement du sujet,

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parfois cachectique, sa teinte anémique, et les troubles allant en progressant.

Lorsque les généralisations, les œdèmes, l’augmentation du volume de la rate, la réaction de Weber toujours positive, une tuméfaction épigastrique n'auront pas fait penser d'emblée au néoplasme, on l’éliminera assez facilement, car une règle clinique veut que le néo soit très rare chez les tuberculeux (4,75 % des cas).

La jeunesse du sujet fera incliner aussi le diagnostic du côté de l’uleus.

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