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naire spécifique, et voici la porte ouverte à l’ulcère primitivement tuberculeux, mais dont seul le raisonnement peut prévoir l'existence.
Dans le second cas, l’ulcère a débuté, et la tuberculose pulmonaire vient, à plus ou moins longue distance, dix ans chez un malade, vingt ans chez un autre, l’autre immédiatement après son opération d’ulcus. Dans ce dernier cas, on peut admettre une bacillose latente, brusquement réveillée par le choc opératoire (congestion pulmonaire, par exemple).
Dans les deux autres cas, on ne peut admettre avec les classiques la débilitation de l'organisme épuisé par les hémorragies ou l’inanition. Il s’est établi entre l’ulcus et l’apparition des phénomènes pulmonaires une longue période de parfaite résistance et de bonne santé. Il faut admettre que l’ulcus est le premier acte tuberculeux d'une tuberculose latente qui pourra frapper ensuite les poumons. Et là aussi l'infection sanguine semble agir.-
Laissant de-côté les poumons, cette infection tuberculeuse qui débute, par infection de proche en proche ou perforation de l’estomac, peut frapper le péritoine et nous en avons un exemple frappant.
Nos conclusions : les ulcus, coïncidant sur une bacillose quelconque, l’ayant succédé, ou l'ayant précédé, sont probablement de nature bacillaire.
Les ulcus de Cruveilher apparaissant dans un organisme qui n’est pas en puissance de bacillose peuvent être dus parfois à une bacillose latente, mais c'est seulement une vue de l’esprit. Cette origine est plus certaine s’ils sont suivis, à plus ou moins longue échéance de tuberculose pulmonaire ou généralisée.