PES LE
.thésie. Il semble que pour éviter les complications pul-
monaires qui peuvent en résulter, et parce que ce sont des gens en état de moindre résistance, et parce qu’ils ont déjà les poumons en facheux état, il faille opérer le plus rapidement possible. Faire une rachi-anesthésie s’il est possible.
M. Delore préconise l’anesthésie locale ct une bouffée de kélène pour la simple gastro. Il semble que la gastro sans exérèse ne donne pas des suites très satisfaisantes, car de par sa nature, l’ulcère s’élimine difficilement. I] vaut donc mieux laisser durer l’opération un peu plus et pratiquer l’exérèse.
2° Comme nous venons de le dire, que l’ulcus soit pylorique ou situé sur la petite courbure, il faut pratiquer son ablation. Il semble, par les observations que nous avons, qu'on ait plutôt, jusqu’à présent, fait des gastros ou une simple cautérisation. Au dire de notre maître Savy, les résultats n'ont pas été parfaits, et s’il n'y a pas eu de récidive, les malades continuent à souffrir.
3° Les suites semblent plus graves que dans les ulcères ordinaires. Nous remarquons sur dix opérés, deux décès à la suite de l'intervention avec état pulmonaire aggravé, et autre dont l’état pulmonaire a donné des inquiétudes, un des deux décédés semblait avoir une bacillose éteinte.
Dans nos dix-huit observations, neuf malades ont été opérés, neuf ne l'ont pas été, deux refusant l'intervention. LE
Les neuf malades opérés présentaient :
Cinq ulcères de la petite courbure ; un ulcère de la
op
petite courbure, près du pride jo ulcère du pylore ; | deux indéterminées.
; Pour les cinq ulcères de la petite courbure il a été fait:
> quatre gastros, une cautérisation de Balfour au thermo.
.… Pour l’ulcère du pylore, il a été fait : un enfouissement et gastro.
Pour l’ulcère de la petite courbure, près du pylore :
une gastro.
Pour les deux ulcères de nature indéterminée : une exérèse, une gastro.
En résumé :
6 gastro-entérostomies simples; 1 Balfour;
1 exérèse;
1 enfouissement et gastro.
Dans un cas seulement, on a fait une rachi-anesthésie; tous les autres cas ont été des anesthésies générales.
La plupart avaient été mis, auparavant, au traitement médical (bismuth à haute dose, atropine) qui n'avait pas donné d'amélioration. |
Dans 4 cas, il y a eu guérison apparente complète.
(4 mort par péritonite baciïllaire plus tard).
Dans 2 cas, le malade souffrait toujours (l’un d’eux est mort de bacillose pulmonaire).
Dans un cas, il y a eu rechute pulmonaire guérie.
Dans 2 cas, mort.
Les 9 malades non opérés présentaient :
5 ulcères de la petite courbure;
2 ulcères pyloriques nets;
L'ulcère de la petite courbure au voisinage du pylore;