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CHAPITRE PREMIER

Rapports entre les troubles gastriques et la tuberculose

On doit comprendre de la facon suivante les formes de la tuberculose gastrique :

A) Forme dyspeptique (estomac-des tuberculeux), B) Forme hypertrophique : le tuberculome gastrique. C) Forme inflammatoire (Leriche et Mouriquand-Ponebt; > a) Diffuse ou circonscrite lorsqu'elle est localisée à sous-muqueuse. ; b) Localisée à la muqueuse.

D) Forme ulcéreuse (Ulcération tuberculeuse d’'Arloing).

E) La péritonite tuberculeuse périgastrite.

Nous pouvons rapidement éliminer cette dernière : les observations existantes (Thèse de Merry, 1906 Paris) permettent de distinguer trois catégories de faits.

‘ 1e Des péritonites bacillaires, en évolution, à localisation sus-ombilicale prédominante.

2 Des brides cicatricielles sténosantes de l'estomac, reliquat d’un processus péritonéal total, guéri.

3 Des périgastrites tuberculeuses nettement localisées, en relation avec la tuberculose gastrique. =

Les deux premières catégories correspondent à la péritonite tuberculeuse. La troisième est l'expression péritonéale de l’ulcération sous jacente et sera étudiée avec la forme ulcéreuse. |

A) FORME DYSEPTIQUE

Englobons tout d’abord les gastrites dans le terme le plus général de dyspepsie et distinguons la dyspepsie flatulente de la dyspepsie douloureuse. La première nommée est l’ancienne dyspepsie hypochlorhydrique qu'on disait due au ralentissement des fonctions (atonie gastrique) alors que daris la plupart des cas le chimisme est normal. Elle est caractérisée par la sensation que les malades éprouvent dès qu'ils ont mangé, par la pesanteur, la sensation de ventre gonflé, le pyrosis, la diminution de l'appétit, des palpitations, de la céphalée, une langue saburale. Les dyspepsies douloureuses qu'on appelait dyspepsies hyperchlorhydriques et qu'on déclarait dues à l’hyperactivité gastrique, alors que dans la plupart des cas le chimisme est normal, présente comme symptomatologie des douleurs violentes, des sensations de brûlure avec irradiation en broche, pouvant aboutir au vomissement, un appétit conservé, une langue propre. Dans l’un et l’autre cas, c’est le trouble sensitif gastrique

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qui conditionne la douleur, soit qu'il s'agisse de trou-bles inflammatoires de la muqueuse (gastrite atrophique) soit qu'il s'agisse de troubles nerveux (névrite d'origine bacillaire du pneumogastrique). Marfan (1887- 1891), Dupasquier (1903) citent :

1° La dyspepsie prétuberculeuse, considérée par ces auteurs comme une variété de l’hyperchlorhydrie, ayant lasymptomatologiede la dyspepsie douloureuse et devant être considérée comme consécutive à l’évolution latente de la bacillose, alors que celle-ci, attaquant sournoisement l'organisme, ne se manifeste pas encore nettement par des signes fonctionnels. Elle peut avoir pour résultat d’affaiblir l'organisme et de le mettre en état de moindre résistance vis-à-vis du bacille qui cherche à s'y greffer,

2 La dyspepsie de la première période de la bacillose pulmonaire.

Tableau clinique et classique de la dyspepsie douloureuse (hyperpepsie de Hayem, hyperchlorhydrie de Germain Sée, hypersthénie d'Albert Robin). La présence d'hyperchlorhydrie en excès exerçant une action constante sur la muqueuse gastrique, expliquait les douleurs tardives et le vomissement était expliqué par la toux. Enfin on rattachait cette hyperchlorhydrie même à l’excitation du pneumogastrique, qui, irrité au niveau des lésions pulmonaires transmettait cette irrilation à ses rameaux gastriques. D'après ce que nous avons dit, n'est-il pas plus simple d'admettre l’action sensitive du pneumogastrique, toujours d’ailleurs par excitation réflexe, ce qui permet de laisser de côté l’hyperchlorhy-

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