C) FORME INFLAMMATOIRE
Plus importante par les discussions pathogéniques qu'elle soulève que par sa fréquence, cette forme est basée sur la conception de la tuberculose inflammatoire de Poncet. On sait ce qu'il faut entendre par là :
La tuberculose n'est pas une dans ses manifestations : à côtés des cas où elle édifie des productions anatomiques spécifiques, elle est susceptible, par action toxinique ou bacillaire directe, d'engendrer des lésions banales, sans
pe ee signature histologique, ces lésions n’ont de spécifique que leur étiologie et font leurs preuves par des seuls considérants cliniques.
Pour Poncet, Leriche et Mouriquand, la tuberculose inflammatoire au niveau de l’estomac engendre deux types de lésions différentes, suivant qu'elle l’attaque plus particulièrement à l’épithélium ou à la sous-muqueuse.
Par irritation épithéliale, elle peut provoquer une prolifération adénomateuse plus ou moins étendue qui reste généralement sans traduction clinique.
Ces adénomes tuberculeux ont été vus par M. Arloing au voisinage des ulcérations histologiquement tuberculeuses de l’estomac, ce qui dénote leur origine.
Marfan les a signalés comme aboutissant de la gastrite atrophique des phtisiques, et c’est un argument pour admetire la nature inflammatoire bacillaire de cette gastrite.
Par localisation sous-muqueuse, elle crée des infiltrations seléro-inflammatoires diffuses ou conscrites faisant tumeur ef créant la sténose qu'il ne faut d’ailleurs pas confondre ‘avec les tumeurs d’origine ulcéreuse et les vieux ulcères à expression péritonéale.
a) plus ou moins diffuse, la lésion revet le masque de linite plastique : il s'agit là de dégénérescence fibroïde diffuse, se sont des linites simplement inflammatoires.
b) Localisée, la lésion donne un petit noyau fibreux du pylore aboutissant à un syndrome de sténose pylorique ordinairement chez de jeunes sujets (Patella). Ce serait la localisation pylorique de la tuberculose inflammaloire de Poncet, tout à fait comparable au rétrécisse-
ment mitral de nature tuberculeuse décrit par Potain et P. Tessier.
D) FORME ULCEREUSE
Dans sa belle monographie, M. Arloing (1902) nomme ulcérations tuberculeuses de lestomac toute perte de substance de la muqueuse gastrique produite sous l’influence de l'infection tuberculeuse.
Trois variétés d’ulcérations, manifestations d’ailleurs assez rares de la tuberculose dont elles ne sont qu’exceptionnellement le premier foyer dans l'organisme.
4° A l’autopsie d'un malade ayant succombé à une tuberculose pulmonaire chronique, on trouve, au niveau de la région prépylorique, une ulcération assez étendue de la muqueuse gastrique.
Cette lésion ne s'est traduite durant la vie que par les symptômes légers, voilés, du reste par les troubles gastriques de la phtisie pulmonaire. Très rarement l’ulcération atteint un vaisseau et provoque une hématémèse, très rarement aussi elle cause une perforation de la paroi.
A l’autopsie les bords de cette ulcération sont décollés, soulevés, minés profondément en dessous.
Au microscope, la perte de substances est creusée en plein tissu caséeux et des lésions incontestablement tuberculeuses (grannulations tuberculeuses, cellules géantes, dégénérescence caséeuse) dans lesquelles on peut rencontrer parfois le bacille de Koch sont facilement décelables dans le tissu voisin de l’ulcération.
Nous avons là une ulcération tuberculeuse, proprement