‹ Ultima verbaChapitre 8 sur 32 · Par Emile Faguet. 1 vol. in-18. Paris, IMon, ir^liî · texte numérisé non relu

Par Emile Faguet. 1 vol. in-18. Paris, IMon, ir^liî

ot spirituel de la pensée. Fonlenelle n'écrit rien de banal. Pas une de ses phrases qui ne sollicite raltention et qui ne donne à rétléchir. Rien de voyant ni de trop accentué ; mais sous les expressions les plus simples quelque chose d'orig^inal et de nouveau, souvent même une pointe de paradoxe, la préoccupation sensible d'éviter le lieu commun et le déjà dit. On pensera ce qu'on voudra des idées de l'auteur, le fond et la forme de ses idées sont bien à lui. Personne ne lira une page de Fontenelle sans reconnaître presque immédiatement sa manière, et pour ainsi dire sa marque de fabrique.

S'ag-it-il de la pastorale : il prend résolument le contre-pied de Théocrite, comme en général de tous les anciens. Pourquoi le poète grec nous montre-t-il la grossièreté des mœurs rustiques ? Pourquoi introduit-il dans ses idylles des bœufs, des chèvres, des brebis ? Cette couleur locale n'offre aucun intérêt au lecteur. Pour se distinguer du commun des mortels, Fontenelle considère la vie champêtre d'un point de vue spécial qui est parfaitement faux, mais qui a pour lui le mérite de la nouveauté. C'est bien

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