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et elles l’ont été en France vingt ans après ; elles ont aujourd’hui disparu partout ; mais les chefs d’industrie qu'elles protégeaient contre les ouvriers ne se sont pas résignés do bonne grâce à leur abandon. Pendant longtemps, ils se sont refusés à traiter avec les ouvriers associés, et les plus récalcitrants ont banni impitoyablement do leurs ateliers les ouvriers unionistes. Les unions ne s’en sont pas moins multipliées, et elles englobent actuellement en Angleterre environ 27 0 /q (1) de la population ouvrière des industries manufacturières et minérales, 29 0/o (2) aux Etats-Unis. Il a bien
(1) Le nombre des personnes adultes engagées dans l’indus- . trie dans le Royaume-Uni est de 6AH50.000 d’après le census de
i$91. En admettant que la population industrielle n’ait pas augmenté, hypothèse inadmissible, le chiffre de i.920.000 membres des Trade-Unions représente 27 0/0, un peu plus du quart. . '
(2) On peut se demander, dit M. Carroll D. Wright, dans quelle mesure les travailleurs de notre pays sont organisés. 11 est facile de répondre à cette question. Les Chevaliers du travail, avec leur 150.000 membres en chiffres ronds, la Fédération américaine du travail, représentant 500.000 individus, et l’Union américaine du travail qui compte 150.000 travailleurs, forment un total de 800.000 associés. D’après les évaluations les plus autorisées, il y aurait, en outre, 600.000 ouvriers environ affiliés* aux différentes organisations locales qui n’ont point adhéré h la Fédération américaine du travail ni à aucun des ordres qui en dépendent, pas plus qu’aux Chevaliers du travail, ni à l’Union américaine des chemins de fer. Cela fait un total de 1.400.000 membres pour toutes les associations ouvrières du pays, dont la plupart se recrutent dans les indus-
Source gallica.bnf.fr / Bib I iothèqi
de France