ULTIMA VERRA
joritô réelle dé leurs membres. Les règlements sont faits et mis on vigueur par un petit groupe de chefs belliqueux ella foute est obligée d’obéir passivement à leurs ordres. Les unions de ta même industrie sont associées par des délégués à un Conseil central qui dicte pratiquement leurs actés, èt, les unes et les autres, formêht des éssnciations nationales ou internationales, qui s’emparent de l’autorité suprême,.. Ce n’est plus une démocratie, mais une oligarchie, presque une autocratie de chefs, et, comme résultat, une tendance croissante au despotisme.
« Non seulement le travail organisé s’attache à supprimer L’indépendance et l’exercice de la volonté indi- ' viduelle dans ses propres rangs, mais il fait sentir son pouvoir tyrannique aux employeurs et aux ouvriers non organisés. Au moyen des grèves sympathiques et du boycottage, aussi bien que par des encouragements indirects au mépris de la loi et à la violence, il a commencé è établir un régime de terreur dans la communauté industrielle. Dans l’industrie du bâtiment de New-York, il a causé de véritables désastres et étranglé l’industrie de la construction. A la Un, les employeurs se sont révoltés et organisés & leur tour, et grâce è cette organisation, après avoir subi do lourdes portes, ils t’ont emporté sur les unions. Ce succès a encouragé partout les employeurs & former des associations, et les a conduits, sur l’initiative de la Convention de Chicago,
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le de France
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TIUDK-UNIOXS, TRUSTS, LAISSER FAIRE. 179
à les affilier et & constituer une organisation nationale, Simultanément, il s’est orêé un mouvement général ayant pour objet de fédérer les industries manufacturières et, mécaniques contre l’ensemble des unions d’ouvriers. Ce mouvement a été inspiré par le besoin de se défendre contre l’abus dü pouvoir des unions, et il aura certainement pour effet d’y remédier. Mais il ne faut pas que les employeurs imitent la tactique des unionistes* en centralisant leurs pouvoirs et en portant atteinte à la liberté des ouvriers. Le but qu’ils doivent poursuivre, c’est de protéger la liberté des employés aussi bien que des employeurs et tel est, en effet, leur programme. Ce programme a pour devise: the opèti shop en opposition avec the closed shop (boutique ouverte et boutique fermée) c’est-à-dire l’emploi d’ouvriers unionistes et non unionistes sans distinction... Et on ne doit pas l’interpréter comme une gi erre à l’unionisme. Ce serait un autre abus et un autre mal, Ce n’est pas l’unionisme qu’il faut combattre, mais les abus de l’unionisme. »
Ces conseils sont fort sages, mais dans l’état d’excitation des esprits, il est douteux que l’entente se fasse entre les deux parfis, ou, si elle se fait, ce sera, comme la chose est arrivée à Chicago, contre les consommateurs, lin rédacteur do la Revue des revues M. Claude Anet, à raconté de quelle façon s’est opérée cette entente.
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l'LTIMA VEHUA
« H y avait, dit-il, des charretiers en charbou, et, en face, des associations de marchands de charbon à qui appartiennent charrettes et chevaux pour la livraison du charbon. Ils se faisaient la guerre ; le public paya i te charbon bon marchd. Après quelques luttes coûteuses, les chefs du Syndicat et de l'Association se réunirent pour parlementer et finirent par signer une convention secrète qui portait que l'Association s’engageait à ne jamais employer d’autres charretiers que les charretiers syndiqués et ces derniers à ne jamais travailler que pour les membres do l’Association... Une fois délivrés de la crainte do voir des rivaux profiter de la concurrence pour écouler leur marchandise avec un bénéfice honnête, les marchands associés augmentèrent le prix du charbon de 40 0/o et les charretiers s’allouèrent de généreux gages. En 1803, ils gagnaient de 125 à 150 francs par semaine... »
Seulement, M. Claude Anal, suivant on cela une habitude commune aux protectionnistes et aux socialistes, n’a pas manqué d’accuser la liberté d'avoir suscité cette combinaison véreuse. « O sainte liberté du travail, s’écrie-t-il, voilà de tes coups I Ecole vénérée de Manchester, où es-tu ? » El M. Jules Domergue, l'allai’ ego de àf. Mêline, de venir aussitôt à la rescousse et de rendre responsable des ententes criminelles, dénoncées par M. Claude Anel, a la religion économique du laisser faire et du laisser passer ».
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le de France