‹ Ultima verba mon dernier ouvrageChapitre 41 sur 70 · TOADES-UN10NS, TRUSTS, LAISSER PAIRE · texte numérisé non relu

TOADES-UN10NS, TRUSTS, LAISSER PAIRE

des marchés libres de l'Angleterre et de la Belgique. Les fondateurs des trusts américains se sont, en conséquence, proposé pour but principal, sinon unique, la suppression de la concurrence intérieure, lis n'y ont réussi qu’en partie, à cause de l’énorme étendue du marché de l’Union, mais quelques-uns n'en sont pas moins parvenus à y augmenter, dans des proportions considérables les prix de leurs produits et le taux de leurs bénéfices. Seulement, comme l'a remarqué l’auteur très informé de l'Empire des affaires. M. Carnegie, il leur fallait, pour obtenir pleinement ce résultat, produire sans interruption et par masses. Aux prix élevés qu'ils imposaient aux consommateurs, le marché intérieur ne suffisant pas pour absorber la totalité do leur production, qu’ont-ils fait ? Ils ont exporté aux prix de la concurrence et même au-dessous l'excédent de leurs produits. C’est la pratique que l'on a désignée sons le nem de dumping. Mais celte pratique n'était pas seulement nuisible aux industries concurrentes de l’étranger, elle l'était encore aux industries américaines auxquelles les produits des trusts servaient de matières premières. Si les industries des machines, de la quincaillerie, etc., auxquelles le trust de l'acier, par exompte, faisait payer ce métal 32 dollars, tout en lo vendant 24 en Allemagne, pouvaient supporter, sans trop do dommage, celte exaction sur le marché intérieur, où elles étaient fortement protégées, il leur devenait impossible

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