XVI PRÉFACE
dent qui est le principal directeur des opérations de l’aflaire et reçoit des appointements supérieurs à ceux des autres conseillers, sans être cependant excessifs. Ces appointements no se comptent que par milliers de francs tandis que ceux des monarques constitutionnels, issus de l’ancien régime, se comptent par millions. Tel est le progrès politique que nous avons en vue et quisera suivi de tous les autres.
On pourrait objecter, que la plupart des assemblées parlementaires travaillent activement et font des lois auxquelles tous les peuples de la monarchie ou de la république sont soumis bien qu'elles soient seulement l’oeuvre d’une partie du parlement. Mais on compte les lois utiles, à peine une seule sur une centaine, et les décrets d’un conseil d’administration seraient plus efficaces quoiqu'ils soient issus de la même source, savoir, de la généralité des actionnaires c’est-à-dire du suffrage universel. L’avènement du socialisme a sensiblement augmenté le nombre des lois car les socialistes ignorent en quoi consistent les lois naturelles ; ils sont convaincus que celles qu'ils fabriquent sont supérieurement, faites et ils en exigent l'application rigoureuse. Dans ce but leurs ministres multiplient les fonctionnaires. Mais à peu près toutes les lois inspirées par le socialisme sont faites pour une certaine classe
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d'hommes à laquelle elles semblent profiter bien qu’elles leur soient nuisibles. Cartoutcequi change la destination de la fortune de l’ensemble des contribuables est loin d'ètre toujours favorable à la richesse publique. En faisant passer les ressources dés classes favorisées de la fortune en des mains moins capables ou plus dispendieuses et en augmentant les dépenses militaires, le protectionnisme et le fonctionnarisme, la richesse diminuera et les dettes s'accroîtront jusqu’à ce quels pays ne puisse plus en supporter le fardeau, l’eut-être est-ce ainsi que, selon toute apparence et malgré le développement progressif de la civilisation, se perdront les EtatB les plus florissants. C’est de celte sorte qu'a péri le monde romain, bien autrement civilisé que la nuée des barbares qui l’entourait. Les vices intérieurs et les dépenses excessives écraseront la civilisation actuelle comme les Barbares l’ont écrasée, dans l’antiquité. Ce sera un nouveau J modo de destruction non moins certain et aussi complet que le précédent.