‹ Ulysse, ou, Les porcs vengésChapitre 27 sur 40 · AVANT · texte numérisé non relu

AVANT

— John.

— Mylord ?

— As-tu regardé le baromètre?

— Oui, mylord, il est au beau fixe.

— Tant pis. 11 n’y a pas de bonne course sans pluie, sans neige ou sans vent. A la rigueur, je me serais contenté de simples giboulées. Cela m’aurait rappelé l’Angleterre; au moins en Angleterre il pleut toujours. N’importe, berçons-nous de ce doux espoir qu’il tombera de l’eau ce soir. — John.

— Mylord ?

— Mon Macluiitosh.

— Voici.

— Mon plaid.

— Voilà.

STEEPLE-CUASE.

— Mon cache-nez.

— Présent.

— Fort bien. — Maintenant partons.

— Votre grâce oublie quelque chose.

■ — Quoi donc ?

- — Son stick.

— C’est vrai. A propos, John, j’ai une recommandation à te faire. Tu m’appelles toujours Milord, je préfère prendre un titre plus simple, celui de baronnet, par exemple ; contente-toi de m’appeler sir Ca bassol.

— Oui, monsieur.

— La voiture est-elle arrivée ?

— Il n’y en avait plus sur la place.

— Qu’on aille me chercher un remise. C’est le cas ou jamais de me donner ce luxe.

John va chercher un remise. Sir Cabassol monte sur le siège à côté du cocher, à la mode anglaise. Le groom regarde partir son maître en lui faisant le geste familier au gamin de Paris ; après quoi il rentre dans la loge du concierge , son respectable père, qui l’envoie acheter pour un sou de tabac à priser.

STEEPLE-CHASE

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