SYMPTOMES
La symptomatologie est dans tous les cas simple et d'interprétation facile.
Subitement, à la suite de l’accident, la douielte est assez vive au niveau de l’os fracturé. L’exploration des mouvements passifs montre que la mobilité des articulations interphalangiennes est bonne, de même que ceux de la radio-carpienne. Par contre, les mouvements de la carpo-métacarpienne et des métacarpo-phalangiénnes, quoique possibles dans une certaine mesure, entraînent un accroissement net de la douleur.
Pour préciser le ou les métacarpiens blessés, on pourra par contre rencontrer certaines difficultés. Cela tient au fait que tout traumatisme un peu violent du dos de la main entraine des points douloureux très vifs à Ia pression, difficiles à distin-
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guer des points douloureux exquis osseux. Par contre, on réveille facilement et nettement la douleur au niveau du foyer en exerçant successivement sur chaque doigt étendu des pressions et des tractions parallèlement à l'axe longitudinal du doigt. En associant à cette manœuvre — et avec douceur toujours -— des mouvements de flexion et d’extension et des oscillations transversales dù doigt, on peut en dernier mettre en évidence une çrépitation caractéristique qui assure le diagnostic.
Au bout de quelques heures apparaît sur le dos de la main une tuméfaction relativement modérée, tandis que la douleur n’est plus aussi vive que dans la première heure.
Nous insistons sur ce peu d'intensité de la douleur et son caractère vite décroissant, car des sujets résistants, surtout si l’accident survient au cours d'une randonnée en montagne sans secours médi- Cal rapide, peuvent ne pas s'inquiéter et attendre plusieurs jours dans lespoir que tout s’arrangera. Nous pensons, sans toutefois avoir pu en faire la preuve, que certaines douleurs persistantes de la paume de la main dont se plaignent certains skieurs et surtout les coureurs de fond pourraient être en rapport avec de telles fractures méconnues.
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Quant à l’évolution clinique, elle est certes bénigne et nous ne relevons dans aucun des cas observés de troubles d’ossification ou de gêne foncüionnelle appréciable. Si cependant est exacte l’hypothèse que nous avons formulée selon laquelle certaines douleurs mal expliquées de la paume de la main chez les skieurs seraient en rapport avec des fractures méconnues, on peut penser que laisser évoluer spontanément sans traitement ces fractures n’est pas sans inconvénients fonctionnels.
Dans aucune de nos observations ne sont notées de complications immédiates telles que déchirures vasculaires, lésions nerveuses, ou atteinte de tendons ou du cul-de-sac profond de la grande syno- \viale palmaire.
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