‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 100 sur 168 · A. G. Dossier Laclos · texte numérisé non relu

A. G. Dossier Laclos

toutes les branches du service. 11 emmenait avec lui Barrault, commissaire des guerres, Schroeder, chef de bureau à 8.000 francs de traitement, et trois commis du département de la guerre, Lefebvre, Blassel et Bresette, qui devaient être appointés à 3.000 francs. Pour la gratification de campagne et la ration de fourrage, le nouveau commissaire du |)OUVoir exécutif était traité comme un Maréchal de Camp K

Laclos quitta donc, le 6 septembre, Paris encore ensanglanté par le massacre des prisons. Disons à son honneur qu'il fut dans sa section un de ceux qui s'élevèrent courageusement contre la Commune. Nommé électeur dans la séance du 20 août, il vint, le 1^'* septembre, remercier l'Assemblée de sa section et donner sa démission « attendu qu'il venait d'être » choisi par le Ministre pour aller combattre les » ennemis extérieurs ». On lui vota des remerciements -. 11 rejoignit à Reims Labourdonnaye et trouva la place sans commandant. Deux jours auparavant, le général Duhoux, passant la revue des bataillons, fut entouré i)ar une foule de séditieux. C'était pour la plupart des enfants de Paris, petits, malingres et à moitié nus; ils réclamaient des armes et accusaient leur général de les mener à la boucherie et de les trahir. Duhoux perdit la tète, pi([ua (les deux et s'enfuit à Châlons auprès du Maréchal Luckner. Laclos fut d'ailleurs contraint ainsi que Labourdonnaye de passer sans délai à Soissons, où les fédérés arrêtaient au passage lesconvois

1. A. (i. Dossier Laclos. — Laclos ne fut donc jamais colonel, ainsi que lécril M. Chuquet (Retraite fit Brunstvick, p. 37), sans doute sur lu foi de Dumouriez, qui l'appelle : le colonel Laclos. Ses états de service d'ailleurs en témoig-nent formellement.

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