‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 131 sur 168 · Mahon. op. cit · texte numérisé non relu

Mahon. op. cit

sant ce rapport, effaça d'un coup de crayon les mots « ses travaux et découvertes relatifs à fartillerie », qui s'appliquaient à Laclos, et les remplaça par celui d' « essais ». Il se rappelait d'avoir vu Laclos à Châlons en 1792 et faisait alors partie de l'entourage suspect du maréchal Luckner, que dénonçait le Commissaire du pouvoir exécutif.

C'est alors que par une violation formelle des traditions et des règlements d'un corps, auquel il avait appartenu, par un passe-droit véritable, le Premier Consul nomma Laclos général dans l'artillerie, le 46 janvier 1800, pour prendre rang du 22 septembre 1792. Bonaparte n'oubliait pas les services rendus et distinguait les mérites. Il employa Barère à faire des pamphlets, en particulier contre les orléanistes, M"® de Genlis à le renseigner sur Tétiquette, mais il fit de l'auteur des Liaisons dangereusesj un chef militaire. Le 27 février, Laclos demanda un poste actif. Il fut désigné pour l'armée du Rhin. Les bureaux de l'artillerie ne lui pardonnèrent pas la faveur exceptionnelle dont il avait bénéficiée. Berthier, Andréossy, Gassendi le poursuivirent de leur malveillance. Ils refusèrent constamment à cetintrus un emploi « au dedans du corps », c'est-à-dire une inspection ou un arrondissement, qui l'eussent mis, après la paix, à Tabri de la réforme^

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