‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 35 sur 168 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Le duc d'Orléans : l'homme le plus riche de France. — Son éducation. — Le prince « homme du monde ». — Le u gouverneur » des enfants d'Orléans ou a la mère de l'Eglise ». — Les lettres d'amour de M™« de Genlis. — Laclos et M™^ de Genlis. — Le « parti Orléanais » : sa composition ; ses idées. — Elles sont puisées dans les mémoires du Cardinal de Retz. — L'anglomanie. — Illusions de salon. • — Margot puriflée. — Laclos devient « l'âme du parti d'Orléans. »

« Aux Liaisons dangereuses^ » a écrit, sans hésiter, Jules Janin % « s'arrête la vie de Choderlos de » Laclos ». C'est alors seulement, à 47 ans, qu'il allait commencer d'agir, avec l'alacrité d'un débutant, l'âpreté de l'âge mûr et l'impatience d'un vieil ambitieux. Sa carrière littéraire seule était finie, si l'on peut dire que cet homme d'action ait eu une carrière littéraire. Des vers légers, rimes en société pour soutcr nir une réputation d'homme d'esprit, un essai inachevé de morale où semblait se cabrer son esprit audacieux, quelques articles épars, un roman et une lettre, celle-ci dirigée contre ses chefs, celui-là conti'e la cour, non pas deux œuvres, mais deux actes. 11

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