‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 91 sur 168 · Bailly ù La Fayette, 16 juillet · texte numérisé non relu

Bailly ù La Fayette, 16 juillet

reur-Syndic de la Commune de leur intention de porter la pétition au Champ de Mars et nommèrent à cet effet douze commissaires, dont Laclos se garda bien de faire partie. Les Cordeliers étaient rangés avec leurs bannières autour de Tautel de la patrie, quand les Jacobins y arrivèrent. Quatre commissaires, « un anglais, petit de taille, aux cheveux » blonds et crépus », « un homme en habit rouge et » cheveux roux ^ », Danton et peut-être Torléaniste Danjou ^ s'installèrent aux angles et firent à la foule « une lecture très animée » de la pétition. Un ennemi de Laclos, Bonneville, de la Bouche de fer^ saisit au vol ces fameux mots « par tous les moyens » constitutionnels » et, connaissant Brissot, comprit tout. 11 protesta. Les Cordeliers l'imitèrent. Des républicains avaient apporté d'autres pétitions. Ils ne voulurent signer qu'après avoir barré la phrase incriminée. D'autres, après ces mots « ne recon- » naîtront jamais Louis XVI pour leur roi », prétendirent ajouter ceux-ci « ni aucun autre ». Les conunissaires, se refusant à tout changement, revinrent aux Jacobins pour délibérer, accompagnés d'une députation des citoyens. « Un orateur » s'efforça en vain de persuader ceux-ci et tout fut renvoyé à la séance du soir.

Quand Bonneville s'y rendit, Laclos occupait la tribune 3. H y demandait et y fit décider, après quatre heures de discussion, le maintien intégral du texte apporté le matin au Champ de Mars. Devenu plus prudent, il s'opposa également à ce que la pétition fut signée au Champ de Mars, « ni dans aucun

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