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ventes sollicitent ces prodiges. Et quand ces prières plus ardentes se produisent, il accorde souvent des guérisons ou autres faveu''s matérielles, en même temps que des faveurs spirituelles plus abondantes. Comme vous avez donc raison, cher M. le Curé et ami, d'exciter la confiance, la prière, la vénération envers votre héroïque prédécesseur! Paissent les fidèles et le clergé apprécier votre zèle, et l'aider, au moins par leurs sympathies, leurs prières ! Et daigne le Bon Dieu le bénir en couronnant un jour Noël Pinot de l'auréole des martyrs !
Nous nous faisons un devoir^ en finissant, de remercier bien vivement M. Lzureau, Directeur de VAnjoit historique, de son concours très dévoué et très écLiiré et des pièces qu'il nous a communiquées, NoU'? recommandons, outre les passages de V Anjou historique indiqués plus haut : Un Canf onde l' Anjou sons la Terreur par Sauvage, ch. II. (Angers, Lachèse) ; Les saints Personnaj^es de lAnJou. pages 577 et suiv., par Dom Chamard (Taris, Lecoffre) ; Le Champ des Martyrs, pages 91 et suiv., par Ciodard-Faultrier (Angers, Lachèse); — Essai sur la Terreur en Anjou, par BourciER (Angers, Barassé, 1870.J
Cil. SALVK. S. -S.
Fêle ilii Sai'cnlofo (le .\.-S., 17 juin 1004.
AVAXT- PROPOS
N'oici rhistoire d'un prêtre qui ne lut ni un Jésuite, ni un religieux dun ordre quelconque, ni un personnage politique, qui. de son enfance a sa mort, ne s'occupa qu'à servir Dieu et les âmes, et cependant lut persécuté, poursuivi comme un mallaiteur public, passa de l'exil à la prison, de la prison à l'échafaud. sans avoir commis d'autre crime que de rester lidcle a la loi de Jésus-Christ.
Dans un temps où l'on prétend détruire les ordres religieux et fermer les couvents sans atteindre le cleri^é séculier et sans toucher aux églises, il nous a paru opportun de montrer, par l'exemple d'un simple curé de campagne dont les circonstances nous ont permis de connaître la sainte vie et L mort admirable, que la logique de la Révolution est implacable.
qu'une fois entré dans la voie de la persécution religieuse, on ne s'arrête plus, et qu'on va fatalement de la proscription des religieux à celle des prêtres, de la proscription des prêtres à celle des fidèles, et que. parti de la liberté absolue et de l'égalité fraternelle des citoyens entre eux . on arrive en quelques mois à l'oppression violente des consciences, à la suppression du culte et à l'assassinat juridique de quiconque croit en Dieu et respecte son âme.