ENCORE LE HANOVRE ET LE DUC DE BRUNSWICK
« quitter cette résidence, comme il en avait le projet, de peur « qu'un autre ne vienne lui coupe» t'herbe sous les pieds.
« M. Rivière père conclut dQ là, çoniwe de raisQR, c^u'il est de « nouveau question à Paris de donner au duc de Brunswick, avec « la da^^ilé Qle.çtOBalQ.^uiie, ÇLïWftie de l'Electorat de Hanovre.
« Je suis très tenté de croire qu'il se trame quelque chose dans « c€'g&ftr«>, vu le ppofewa-d sm limace qite- le Dwo garde vfe à vis de moi « depup» une quinzaine de jotMTS, et ce quf d<onne encore plus « de vraisemblance sur la chose, c''est que Lombard! (1) et le « Premier Consul semblent s'être séparés très contents l'un de « l'autre. »
(1) (c M. homiii^H, QOfiY»inçw, WoMi,,. QocJjnajitô d%s few»UiarU^ (in gran4 hoçirae, dont les princes, mêmes appréciaient avec orgneil les moindres égards, partit pour BerM-n disposé à communiquer à son maître efcà.ié.. dS' Hauff-wiiiz; tous l«s 8eiîtiEa«ftt& doat) soa êime;ôïÈ8tt1> ronipJliie. a (XwiSRS, ConjSula.tei EMpi.ve.y IV,, 451), C,C.f- p.our les détails d,e. la miAsioi^ de Lombard à Bruxelles, Bai[;leu. H", les rapport^ de§ 24' et 30 juillet de Lombard, pages 183^188, 189, l'9»2, l'9ë), Voïf égaleme»!! Soref., L'Eur^p» etl^RévolUtioih firaiiQ^^e! YL 3;t(J-âl.9: Wi jWg^n^Qnt (fu'W pwte sur- hk mission de L.oi»bai"d et 1* portrait, (ji^'il trace de. r.nain de maîjtre de l'e.nvoyé, de l'homme de confiance de Frédéric-Guillaume II'I'.
Il ne sera peut-êti'e pas inutile dr'&mppttnter à Métt&Fnicit l!*8 quelque» lignes qu'an; peu plus d'un, an plqs tsirdil consacrait à. Lpnijjaiçd dîvn*. sa dépêclie à CoUoredo. de Berlin le 24 sept,embre 180i^ « L'homme qui survit à M. de Haugwitz et dont l'existence ou la chute ne saurai^enft encore s© calculei? et l'agent, s«nto/ut le plus fcmmédi'a.ti et Ift pJbuij aaMt du système politique, dje ce wnistj^», si- toxidefois l'eijs.ewb^e. dje, s.çs pesure^ mériie ce. titre, est M. Lombard, secrétaire du Cabinet du Roi. S.on emploi lui donne l'inllutnce l-a plus è(endue dans toutes les aflaipes politiques C.'Qs,t ce,t l*oi»me, uiae ie^ sovwc^». pjfemièifets «Jôft n>*W», (mi
affligient. l'Europe* 1,'^tre sans CQntredit, le plus, dévoué »ux intérêts de la France, salarié par elle et ne pouvant plus être acheté par personne parce qu'Bll» pay& tous ses serv>iGe(S au;teiBilJ at pltts que tout autre na potwmit le faire, qui ferme; l'entrée, la, flua dW^Qte »• nqU^ wJOft awo 1*. Pfus,^. (Mjî:tternig>Ij Mémoires, H, 21).
Et revenant encore sur Lombard et sur son collègue Beym>e, dans sa dépêche du 29 octobre 1805., il mandée à €oiior«d0, en lui i)«a(4aBl (jora^ït* de sa. première ej^trevue avec AliÇ^tand^e 1" : « Sa Maiest.é ni.'ay§int de,mandé qui je croyais plus mauvais de Lombard ou de Beyrne, je crus ne pas pouvoir lui en soumettre d'autre opinion qae l'un étant jacobin français et l'autre, jacobin aUemand, il sj^'ait i désirer? tivie l'on, se d.éfît d© iQua Im ^xvf.,. » (J.bijCl^m, H Çâ),-
GLXX
Brunswick, 15 août 1805.
Le Hanovre, les contributions et les effectifs de l'armée françaisot — Attitude du duc de Bruns^vlck. — Découverte de la conjuration Irlandaise.
Ce n'est pas sans raison que vous êtes étonné de ce que le pays de Hanovre ait pu suffire jusqu'ici aux contributions de tout genre que les Français y ont extorquées. Quand ils auront saigné à blanc ce malheureux pays, ce qui sera bientôt le cas, il faudra bien qu'ils entament les Villes Impériales, et, de proche en proche, d'autres pays qui en ce moment-ci n'y pensent guère. A la vérité, nous y pensons bien ici. Mais à quoi cela nous servira-t-il, si nous ne nous hâtons pas de repousser des ennemis qui font la guerre aux bourses et qui, moins raisonnables que des Highwaymen, nous les enlèvent en entier sans nous laisser un denier.
On dit que Bonaparte a fixé 17.000 hommes l'eflectif des troupes qu'il se propose de laisser dans le pays de Hanovre (2). Quand ces 17.000 hommes auront été pendant quelque temps bien nourris et vêtus, il en viendra sans doute 17.000 autres, affamés et déguenillés comme les premiers, et qui à leur tour seront relevés, et cela continuera ainsi aussi longtemps qu'il plaira à Dieu.
Les soupçons dont je vous parlais dans mes lettres du 5 et du 8 subsistent toujours et un entretien, que j'ai eu ces jours derniers avec mon correspondant, n'a fait que le confirmer.
J'ai vu qu'il ne voulait pas comme autrefois m'avoir pour confident de ses pensées et quelqu'un, qui est mieux que moi dans le secret de ses pensées, m'a dit que le retour de Lombard n'apporterait aucun changement aux dispositions pacifiques du Cabinet de Berlin. Ce sera donc à l'Angleterre seule à arracher le reste de l'Europe malgré elle aux chaînes humiliantes que lui fait porter la
(2) Cf. Correspondance VIII, 6980, au général Berthier. Namur, 4 août les paragraphes relatifs aux Etats de situation de l'armée de Hanovre, et 6981. du même jour au général Mortier. « Je vous recommande de porter la plus grande économie dans votre armée qui, devant être composée de 30 à 35.000 hommes, doit être nourrie longtemps par le pays. »