‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 118 sur 171 · REINHARD A BRUNSWICK · texte numérisé non relu

REINHARD A BRUNSWICK

J'espère que la majeure partie de ces brigands servira de pâture aux requins.

Nous avons eu ces jours-ci la visite du citoyen Reinhard, envoyé de France à Hambourg. M. le Duc l'a fait inviter k dîner le jour de son arrivée. Mais il a décliné cet honneur par discrétion en pensant bien qu'il ne serait pas un objet agréable à Madame la Duchesse.

On s'est épuisé en conjectures sur ce qui pouvait l'avoir amené ici, quoique la plus simple et la plus naturelle fut celle de supposer qu'il n'y était venu que pour régler quelques points relatifs au commerce entre le pays de Hanovre et la ville de Hambourg, principalement pour ce qui regarde la libre exportation des grains. Pendant les 48 heures qu'il a été ici, il n'a vu le Duc qu'une demi-heure. J'en conclus qu'il n'a eu rien de plus intéressant que ce que je viens de dire à traiter avec lui. S'il s'est passé quelque chose de plus important, peut-être l'apprendrai-je après-demain, si le mauvais état de ma santé me permet de me présenter à la Cour. Adieu.

Brunswick, 26 août i 805.

Copie d'une dépêche à lui communiquée par le duc de Brunswick. Les députés du Hanovre chez le Premier Consul. — Les plans de la Russie. — La question des nouveaux Electeurs. — Insuccès de la tentative de Sidney Smith. — La fin de la Bévolution Irlandaise.

Copie d'une dépêche que M. le duc de Brunswick a reçue et qu'il a eu la bonté de me communiquer avant le départ du courrier. Vous excuserez la hâte avec laquelle j'ai été obligé d'en faire prendre copie.

Paris, 12 août 1803.

Les Députés d'Hanovre ont été reçus parfaitement bien par le Premier Consul. 11 a accordé que les troupes hanovriennes restent dans le pays ; Que la suite inutile de l'armée française, les femmes, etc.. etc.. soyent renvoyées en France; Que toutes les

(1) R. O. F. G. 353.80. Jack&on Papers.

^6 IJE (iÉNÉRAL DE STAMFOKI)

.réquisitions cessent, sauf , le payement des troupes et, une contribution de cause forcée.

-On a. demandé .un milliand ficus 4iar mois,; mais ou a laissé li- J).eiîté au général Mortier, de s'arranger -selaQ Les.faGultés de. l'Etat. Toute vente des domaines et hiens du iGauv^arreement est eontremandée et la eoqpe de ,hQis,ne,passeraipas le^roduit ordinaire, la vente de la bibliothèque de Goettingue est également abandonnée.

Les Députés sont parfaitement .contents; mais il jparaît qu'on craint beaucoup à Hanovre que la Russie n'embrasse deur causte et qu'une armée russe y ilablisse le théâtre de la guerre.;. mais cette crainte paraît au moins prématurée.

Hier deux courtiers sont arrivés de Saint Pétersbourg, l'un du .Ministre, i'aulre du général d'Hédouville (1) et ,on dit depuis que la Russie a fait, la déclaration de :1a plus stricte neutralité. Elle doit cependant avoir communiqué un nouveau plan et artrangementqui doit aller très loin. Ji embrasse en même temps ie pétablissement de la tranquillité dans les possessions turques et on doit mettre ordre aux pirateries des Beys d'Afrique. Cela paraît cependant peu probable. On dit même que les Hanovriens seront séparés de l'Angleterre et qu'on établira une ligne particulière de la Maison d'Angleterre comme Electeur.

Les Puissan.oes voisinei; désirent .naturellement un partage.

M. de Staklofï est arrivé comme Chargé d'Affaires de Hesse-Cassel. Ildoit en négotîieT une partie, surtout le bailliage de Minden et un arrondissement avec la Seigneurie de Piess et le bailli de Neuenglëichen (^2).

(1) JIÉDOUVILLE (Gabr.iel-Marie-îjQsseph-Jh.éodore, comte d') n.-é.àLaon le 25 juillet ITJJO. mort en 18-25, Pair de France .et lieutenant;géiiéraL,.mit fin par sa douceur et son habileté à la Chouannerie en janvier 1800. Inspecteur général de l'Infanterie (27 juillet 1801), Ministre Plénipotentiaire en Russie du 19 décembre 1801 à juillet 1801. Sénateur le 1" janvier 1S05 et Chambellan.de l'Empereur, il avait été, p;n- décret impérial du 6 juin 1805 nommé Ambassadeur Extriiordinaire près des princes de Lucques et de I^iombino et chargé par l'Empereur d'assister à l'installation de ce prince.

« Le Général Hédouville représentait la -P'rance, écrit le prince Adam « CzAiiTORYSKi {Mihnoires 1. 338) Il avait acquis quelque réputation à. la, « pacification de la V'endée, niais ne semblait pas propre à soutenir la « réputation de la diplomatie française, dont l'esprit et l'habileté parais- « salent s'accroître encore sous le Consulat et le .Ministère de M. de «'Talleyrand. En faisant choi.x d'un ministre, dont les formes étaient si « •b'énévoles, peu sailkmles^t, je dirai même, ennuyeuses, le Gouverne- « méat français, avait probablem.entledessein de îranquilliser les esprits et « d'assouplir ceux dont il voulait gagner l'amiiié. C'était en diplomatie un « de ces calmes plats qui succèdent aux temps orageux ouïes précèdent. »

{'2) La Seigneurie de Pless appartint d'abord au duché de Ratibor, puis de 1474 à 1517, ta celui de Mûnsterb.er^Het -fut achetée .en, 1542, par

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