‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 119 sur 171 · LA QUESTION DES NOUVEAUX ELECTEURS · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES NOUVEAUX ELECTEURS

Les difficultés que la Gourde Vienne fait pour l'introduction des nouveaux Ekecteurs n'ont ,pas l'aipp^obaiion de d'Electeur Archi-Gbaneelier (1), quoiqu'il soit le plus intéressé au ^payeiaent demandé. 11 a même fait des représentations à l'Enapereur et regarde cela «omme une chicane et a promis à l'Electeur de liesse de -prend^^ su.r l^ii l'introductioa, si ses iremontrances restaient sans etlet. Son ministre, le comte de Beust,, marque -les même sentiments.

La justice française doit être «iise«u.r l'ancien pied. (Jn rendra toutes les places.

On sait queSidney Smith avait conçu Je p'ojet de .s'em,pareride la personne du Premier Consul à l'occasion de son voyage. Il n'a pas quitté les côtes de Belgique. Il l'a suivi cOuKinuellement, mais il a trouvé les mesures si bien prises qu'il a dû renoncer à son projet. (2)

B:ilihù5iur'tfe 'Proftihife, évètfue de Breshtu. 'L^ 'Mïiison de Promiiitz la posséda jusqu'eh 17(i6, époque à Itiquelle le comtie Jean Erdmann Hd la dôilna au Mis de 'sa «œur Emilie, Frédéric-^Erdmann "111 d'Anhalt- (]()éthân, mort en fT97. Par le mafiage d'A.nne, sœur'tlu dernier prince d'!A:iihUlt-Coethen. Henri, moft en '1-847, Pless passa é. Jean-Henri V, comte de 'HoChbei-g, qui 'fut créé prince dfe Pless en 1850.

^e bailliage de Neuetigleichôti faitArrài«ômbla'blement partie dU' comté de Gléichen.

(Gf.'STOKViâ. TdanuëVd' Histoire- tie géixêdloqte'et 'd»'dhronologte,-éix. etc. ni).

(l) Les quatre nouveaux Eleéteurs êtaieiit le margrave d"e "Bade, le duc de wUrteniberg, le landg'rave de Hesse-Gassel et le ci-devant grand-duc de Toscane, l'archiduc 'Ferdinand, Electeur de'Sal^burg. 'L'Electeur ATChi- Chaheelier était le prince Charles de 'Dalberg. Les nouveaux Electeurs allaient d'ailleurs être introd lits le 28 août, quarante-h-uit heures après renvoi à Jaclisyn de la copie de la 'dépêche reçue par le duc de'BrunswHck.

Lucchesini avait rendu compte à HaXigwitz dans sa dépêche du '8 octobre lSd2 de la remise par le comte de'Beust des lettres qui l'accréditaient en qualité de "Miiiistre de l'électeur 'A'rchi-Chancelier.

f2) Sidnoy Smitii commandait à ce moment une escadrille de bâtiments légers faisant partie des forces navales sous les ordres de lord Keith, avec lesquels il croisait sur tes.côtes de -Hollande et de Flandre.

« Quelques Anglai.s disen' secrètement qu'une expédition se , prépare à « l'embouchure de la Tamise ; qu'on ignore précisément sa destination, «mais qu'on croit qu'elle doit se porter vers les côtes que le l?remier « Consul doit parcourir. L'Anglais Fitz-Gerald a dit la même chose, il. y a « deu.x jours ; mais il prétend quec'est Sidney BmiUiquidoit.dirigerl'expé- « diiiou. » (1:5 Messidor, an'Xl, l juillet 1803. —Rapport A- la -Préfecture de Police du 14 Messidor. — AuL.vRD,rPa?'»s sous le Consulat, IV, .310).

S.MiTH ',Sir William Sidney) né à Westminster en ITlil, entré de très bonne iieure dans la Marine Royale, embarqué à l'âge de 12 ans comme Âliilshipinan Sur te S'andu-icA, lieuteiiaiU h l)ord de l'A/cif^' en mai 1781. Posl-Ciiplain et commandant dé la 'frégate l'Alcmene quoique à peine âgé de 19 ai\3. passé en 17S8 au service de la Suède, volontaire au service

La Révolution irlandaise doit être complètement finie, mais le plan en était dangereux. Il embrassait tout le Royaume et était protégé par ici. La précipalion de quelques chefs a fait manquer ce coup terrible.

On dit que le ci-devant ambassadeur batave, Schimmelpenninck reviendra ici. Il aura le titre de Commissaire Général de la République batave avec des pleins pouvoirs illimités d'arranger définitivement tout ce qui sera nécessaire à la guerre.

M. Grœning, député de Rrème est rappelé. Il part demain. M. Abel reste définitivement à sa place.

Le Premier Consul est arrivé cette nuit .'i Saint-Cloud. (1).

de la Turquie en 1792, il rejoint en 179.3 la flotte de l'amiral Hood devant Toulon, propose à l'amiral de devenir maître de ce port, d'y incendier la flotte française et met ce dessein à exécution dans la nuit du 17 au 18 décembre. Après avoir réussi à pénétrer dans le port de Brest en janvier 1795 et à en sortir sans être découvert, il fut moins heureux le 17 mars 179!). Fait prisonnier n l'emljouchure delà Seine, conduit à Paris, enfermé à l'Abbaye, puis au Temple, d'où grâce à un faux ordre il parvient à . s'évader et à regagner Londres dans les premiers jours de mai 1798, envoyé à Constantinople (5 janvier 1799). puis sur les côtes d'Egypte, il organise et dirige la défense de Saint-Jean d'Acre et signe le '24 janvier 1800 la convention d'El-Arisch. Rentré en Angleterre vers la fin de 1801, commandant en 1803 et 1804 d'une escadrille qui croise sans grand succès sur les côtes du Nord de la France, contre-amiral le 9 novembre 1805, envoyé en 1800 dans la Méditerranée pour surveiller les côtes du royaume de Naples et défendre la Sicile, puis en 1807 dans les Dardanelles, chargé vers la fin de cette année de croiser devant Lisbonne, il assure le départ du roi de Portugal pour le Brésil et va le 17 mars 1808 prendre le commandement de la station de l'Amérique du Sud. De retour en Angleterre en août 1809, Vice-Amiral le 31 juillet 1810, nommé en 1812 commandant en second des forces navales de la Méditerranée, sous les ordres de Sir Edward I^ellew, avec lequel il ne peut arriver à s'entendre, envoyé au commencement de 1814 à Cagliari, il ne tarda pas à retourner en Angleterre et cessa à partir de ce moment d'être employé activement. Bien qu'il se fût assez sérieusement compromis par ses relations avec la princesse de Galles, au point de rester éloigné de la Cour tant que vécut George IV, il n'en fut pas moins créé Chevalier-Commandeur de l'ordre du Bain vers la fin de 1815 et obtint même le 19 juillet l8-2i le rang d'Amiral.

I\)rté aux nues par ses admirateurs, ridiculisé par ses adversaires, Sidney Smith mourut le 26 mai 1840 à Paris, où on lui fit de magnifiques funérailles.

« La figure de Sidney Smith n'est pas en harmonie avec sa réputation, « car elle est très commune. Sa famille n'est pas très intéressante non plus. « Il a épousé une veuve liumboldt. d'une naissance fort ordinaire. îllle a une « fille de son premier mari, dont on admire ici la beauté. » (R. Avchivio de Stato, Florence, Affari Estere Prot, N° 2).

(1) Le I^remier Consul avait dû arriver à Saint-Gioud dans la nuit du 10 au 11, puisque dès le 11 il adressait de Saint-Cloud ses ordres à l'amiral Decrès {Correspondance VIII, 7002),

l'embarras du roi de suède 529

Brunswick, s. d.

A propos d'uae anecdote sur le roi de Suède.

Monsieur, L'absence de mon correspondant me laissera probablement pendant ce temps dans l'ignorance de ce qui se passe chez nos bons voisins, lesHanovriens, auxquels on continue k faire de fortes saignées. Leur sort serait plus tolérable si les Puissances les plus intéressées à leur conservation s'empressaient de leur faire autant de bien qu'elles leur ont fait de mal par leur criminelle et incurable insouciance (2).

L'anecdote concernant le roi de Suède est une fiction. Ce qui peut y avoir donné lieu, c'est que le Prince Héréditaire d'Orange ayant donné le bras h. la Reine pour la mener à la salle ovi était servi le dîner, le Roi se trouva fort embarrassé ne sachant pas s'il donnerait le pas à la Princesse d'Orange, sa belle-fille. Cet embarras alla en augmentant à chaque porte qu'il fallut passer, le Roi ne voulant pas passer avant les Princesses et celles-ci poussant toujours le Roi devant elles, de sorte que cela fut pour le reste de

(1) R. O. F. O. 303 80, Jackson Papers. vraisemblablement de la fin d'août.

(2) Georges Jackson h F. J. Jackson (à Berlin) Rome, 27 août 1803. (A propos des vues de Bonaparte sur le Hanovre).

« ... Vous verrez que nous aurons la mortification de voir, malgré tous « les moyens dont nous disposons, le Nord de l'Europe tomber entre les

« mains de Bonaparte La Russie et la i^russe reconnaitront. lorsqu'il-

« sera trop tard, qu'il ne suffisait pas d'amuser Bonaparte par des Notes « diplomatiques ou même par des remontrances, quelqu'énergiques « qu'elles soient. Quand les Français seront à leurs portes, elles finiront « par s'apercevoir qu'on ne peut les anéter que par la force des bayoa- « nettes.

*< Le mauvais vouloir et l'imprévoyance dont on fait preuve actuelle- « ment auront les mêmes conséquences que l'impossibilité de faire la « guerre et le manque de décision et de volonté conduira ces Etats à leur « ruine. Vous qui êtes sur place, vous pourrez constater journellement « que j'ai malheureusement raison...., »

Du même au même. Rome, 2 septembre 1803.

Extrait d'un des Rapports au F, O.)

« Tant que Bonaparte réussira à maintenir dans cet état d'incertitude « si funeste aux intérêts de l'Europe et de paralyser ainsi les Cours de « Saint-Pétersbourg et de Berlin, il est bien peu probable que l'Autriche « renonce à son attitude défensive ».

la Cour un spectacle auquel personne ne s'était attendu. Au reste le Roi, à ce qu'a écrit ici la princesse d'Orange, a été infiniment poli et aimable, causant beaucoup très agréablement ainsi que la Reine.

Brunsîvick, 5 septembre i 803.

Les Français ne songent pas à s'emparer du Holsteîn. Il approuve les mesures de précaution do l'Angleterre contre les tentatives de descente.

Monsieur, je commence à croire que les Français n'ont pas pensé à s'emparer du Holstein et que ce qu'on m'a dit n'a été qu'un faux bruit. Peut-être reprendront-ils ce projet dans des circonstances plus favorables à leurs vues. C'est aussi l'opinion de mon correspondant avec lequel j'ai eu hier un entretien à ce sujet. Ce qui nous confirme tous deux dans cette opinion, c'est que le Danemark vient de retirer le corps d'armée qu il y avait rassemblé et ordonné aux troupes de retourner dans leurs anciennes garnisons (2).

Vous me demandez, Monsieur, si mon Correspondant n'a jamais rien écrit sur la défense de la Grande-Bretagne. Vous savez aussi bien que moi que pour composer des Mémoires sur la défense d'un pays, il faut y avoir voyagé dans ce but. Or comme je savais que mon Correspondant n'avait pas fait de ces choses un objet de ses études pendant son séjour en Angleterre, il me semblait peu probable qu'il eût rien jeté sur le papier qui s'y rapportât. Cependant, pour ne pas rester dans le doute, je pro-

(1) R. G. — F. O. 353.80. Jackson Papers.

(2) Dès que les Français furent maîtres de l'Elbe, ils ne laissèrent plus passer aucune marchandise anglaise. Le Cabine! de Saint-Janaes avait répondu à cette mesure en ordonnant le 28 juin le blocus des bouches de ce fleuve et le i juillel, celui de l'embouchure du Weser. A cet;e époque le prince royal de Danemark, pour protéger sans doute le Holsîein contre tine invasion, concentra dans le duché une grande partie de l'armée danoise. Cette précaution donna de l'ombrage au Premier Consul, qui fit insérer dans le Moniteur du 28 aoûi. un article par lequel il lui conseillait en termes comminatoires « de renoncer à se donner l'air de provoquer la France ». Le Danemark s'inclina et chargea seulemenf quelques journaux allemands de répondre au Moniteur (Cf. Garden. Histoire Générale des Traités de Paix VIII, 198).

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