HOLLANDE
{S. d., Postérieure au coup d'Etat du 2:2 juin 1798).
Ce que la France exige de la Hollande. Propositions anglaises que la France l'a empêchée d^accepter. Mécontentement général.
On lui demande 45 millions. Les impôts énormes mis pour salis faire à cet objet ne montent qu'à 30, de sorte que les Hollandais sont bien embarrassés pour fournir le surplus. Ils sont très mécontents. On croit savoir qu'ils font des démarches auprès du roi de Prusse pour obtenir sa protection. Leur commence est absolument détruit.
Les Municipalités renouvellent toue les mois aux émigrés
(1) R. O. F. O. 95.0. General Siamford'sPnpers.
Note vrai'sem'blablem«nt postérieure au coup d'iltat du 2'2 janvier IT98.
Tordre de partir et leur font dire sous main de rester. Le corps de troupes françaises à la solde de la Hollande pour la garde du pays doit être de 25.000 hommes. Il n'y en a pas plus de 12.000 qui marchent pour les insurrections qu'on y excite (i)...
L'Angleterre, qui ne veut pas la ruine totale de la Hollande, a proposé aux Hollandais de s'entendre avec elle pour qu'ils puissent continuer leur commerce ; ce qu'ils ont accepté avec reconnaissance ; mais les Français s'y sont opposés, ce qui a augmenté le mécontentement et les partisans même de Delacroix (2)
(1) « Il est bien important aux I^uissances du Noi-d », écrivait de Brunswick le 24 novembre 1797 De Luc à George III (Dropmore Papers IV, 17), « de considérer sérieusement que les Français songent moins aujour- « d'iiui à étendre leurs conquêtes que les révolutions. Hambourg ne peut
« être par là pour eux qi'un objet dardent désir Ils ont déj.à semé
« l'esprit révolutionnaire dans le Holstein, le Danemark et sur les autres « bords de la B iltique ; et postés à Himbourg, puis à Lûbeck, ils y « joueront le même rôle qu'en Hollande, en Italie et sur la rive gauche « du Rhin pour y pousser la formation de républiques esclaves de la « leur )>
'2) 11 n'est pas inutile de noter en p iss;int ([ue Delacroix, qui avait fortement poussé il ce coup d'Etat, à cette espèce de 18 fructidor, qui avait appuyé les démocrates bataves, fut rappelé dans le courant de l'été de 1798 peu après l'arrivée de Joubert en Hollande et 1 1 dispersion du Directoire batave.
Le 15 décembre 1790 un certiin Régnier adressait à lord Grenville, de Londres même où il se trouvait, la note « sur les hommes qui se « trouvent aujourd'hui à la tête du gouriernement en France » note qu'il avait prié George Aust de lui annoncer. « Si. ce que je ne présume « pas », ajoutait-il, « la crainte rendait les Ministres sourds aux propo- « sitions qui pourraient leur être faites, on doit tout attendre dei pre- « miers commis. Il en e t plusieurs dont, moi, je répondrais. «
Passant alors en revue les différents personnages, il traç lit le i)ûrtrait suivant de Delacroix.