‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 29 sur 171 · STAMP015D · texte numérisé non relu

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Adieu, faites agréer, je vous prie, mes respectueux hommages à Son Altesse Sérénissime. Je prie Dieu de Lui rappeler ce qu'il

est. Dixi.

COMTE PAXIN al; GÉNÉRAL DE STAMFORD (1).

BerUn, s. d.

Sincérité momentanée de Haugwitz. Il travaille à la reprise des négociations avec Vienne. On ne fera rien sans Tavis du duc de Brunsw^ick.

Les explications que vous me donnez, mon respectable ami, sous la date du 10 courant, sont très satisfaisantes et je vous en suis bien tendrement obligé. Elles me prouvent que Haugwitz a été plus sincère à mon égard que je n'osais l'espérer. Ceci est au moins de bon augure. Ce n'est pas qu'il ait été jusqu'à me confier ses dernières relations avec le Régicide ; {ij mais ce qu'il m'en a dit n'offense pas la vérité.

Je travaille aclivemeiit à renouer la négociation avec la Cour de Vienne. La reprise est déjà résolue. Elle doit avoir lieu dans les premiers jours de la semaine. A celte occasion, Haugwitz m'a dit un mot très remarquable, dont il importe que vous soyez instruit. C'était en parlant de la ligne de démarcation et des moyens de la soutenir ou plutôt des forces disponibles pour cet effet : « Vous « m'en parlerez probablement, dit le Ministre, dans nos Confé- « rences H faut donc que je vous prévienne qu'avant une cer- « taine époque je ne pourrai vous faire qu'une réponse évasive.

i;l; R. O. F. O. 95.6. l^ostérieure au iô septembre, cette lettre est antérieure au 24 septembre, puisque le comte Panin eut, avant cette dernière date, probablement entre le 19 et le 23, un entretien à Potsdam avec le. duc de Brunswick (Cf. Dropmore Papers, IV, 322. De Luc à lord Grenville. Berlin 24 septembre et I*ièce XXXIl. La lettre de Panin au duc (le Brunsw'ick. Berlin 21 septembre, 2 octobre 1798;.

(2j Siéyès, lit-on dans SoRia. L'Europe ei la RévoluUon Française, ïome V, 332; se rapprocha de Haugwitz : mais ce ne fut que pour constater combien ce diplomate était loin du grand politique, à la Frédéric H, dont il s'était forgé l'image, afin de trouver à Berlin un partenaire à sa taille. « C'est, dit-il, beaucoup moins le Mini.stre des Affaires Etrangères « qu'une sentinelle placée la porte avec la consigne d'empêcher les

«. affaires d'entrer H croi gagner toutes les causes qu'il évite de trai-

'( ter... 11 finasse pour éviter de répondre. II s'accroche au premier mot » pour vous égarer dans des anecdotes insignifiantes... »

Et Sorel ajoute: « C'est le Minisire des ajournements, l'inertie, la « neutralité faite homme. ».

l'ANIX. IIAUGWITZ ET LE Di'C HE BRUNSWICK 147

« En voici la raison. Il est indispensable avant tout que je m'a- « bouche avec M. le duc de Brunswick. » C'est dire clairement qu'on ne se décidera pas sans l'avis de ce Prince et vous sentirez, mon cher Grénéral, le plaisir exti'ème que m'a fait un tel aveu. N'est-il pas nécessaire que le Duc soit prévenu de ces bonnes dispositions, et s'il était déjà parti, ne jugez-vous pas convenable de lui faire passer cet aveu par un exprès?

J'ose avancer une question : « Puis-j.e avouer au Duc nos der- « nières communications et i'^entretenir à ce sujet ? » Votre réponse que j'attendrai avec impatience, dirigera ma conduite.

J'observe depuis quelques jours un tel changement dans le langage que je commence à voir l'avenir avec moins d'inquiétude. N'allez pas croire néanmoins pour cela que j'oublie les anciennes habitudes du Tartufe. J irai toujours la sonde ea maias, quoiqu'il puisse arriver. — Comme on m'assure que le Duc ne viendra pas à Berlin, je compte me servir d^e M. De Luc pour prendre ses ordres sur notre entrevue et en. général pour communiquer avec lui (1) Je pense que Son. Altesse ue. désapprouvera pas celle mesure. Mais si vous prévoyez le moindre inconvénient, je vous prie de me le faire savoir.

Dites-moi encore comment vous faites pour donner à votre encre noire une couleur aussi égale ? Je n'ai pas su jusqu'à ce jour en trouver une qui ne laisse pas de traces plus foncées dans l'endroit où l'encre commune passe sur l'encre sympathique. Envoyezmoi, je vous prie, celte recette pour le commerce.

Le prince de Reuss me charge de vous assurer de son tendre attachement. Celui que je vous ai consacré, mon cher Général, est à toute épreuve.

Il; « J'ai pu duuiier eu méiae temps à son Altesse Sérénissime (le duc « (le BruiLswidC; maaiduit De Luc à loi-d Grenville le 24 septembre, des « informations importantes, et l'engager à en recevoir d'autres et M. le « cointo de Panin en le voyant en particulier. Cet entretien, a eu lieu et « Votre Excellence apprendra bien des choses favorables par ce courrier. » [Dropinore Papers, N. 322;.

Quelques jours plus tard, le 30 octobre, Garlike rendait compte à lord (irenville de. la conversation qu'il venait d'avoir avec Panin à la suite de son entretien avec le duc de. Brunswick, entretien sur lequel il revenait de nouveau dans sa djépéclie du 19. octobre (Cf. Ibidem. 333 et 349).

148 LE GÉNÉUAL DE STAMFOHD

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