‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 7 sur 171 · CATHERINE II AU DUC DE BRUNSWICK · texte numérisé non relu

CATHERINE II AU DUC DE BRUNSWICK

Tzarskoé-Sélo, 19 mars 1795.

Elle lui demande d'agir sur le roi de Prusse et de l'empêcher de faire une paix séparée avec la France.

Monsieur mon cousin. - Voyant qu'il y va du salut de l'Allemagne entière, j'ai cru ne devoir écouter que l'estime bien sentie

(1) MALMESBUitY (James-lIaiTis. 1'' Coiiite) 174ii-18-2(l). secrétaire d'ambassade à Madrid (17(;8), chargé d'affaires (,176fi). Ministre plénipotentiaire sur place (22 février 1771), à Berlin (de février 1772 à septembre 177li), à Saint-Pétersbourg (de 1777 à août 1783), à la Haye (178'i). « Le grave et audacieux Harris » comme l'appelait Mirabeau, y signa, en avril 1794, un Traité d'alliance et de subsides avec la l^russe et les Provinces-Unies. Au mois de septembre, il se rendit, en qualité d'ambassadeur extraordinaire auprès du duc de Brunswick pour épouser, au nom du prince de Galles, la Princesse Caroline de Brunswick, qu'il conduisit en Angleterre. En mission en France en 1796 pour y faire des propositions de paix, il y apporta des conditions qui parurent inacceptables et reçut bientôt l'ordre de quitter t^aris, dans les 48 heures. Il ne fut pas plus heureux l'année suivante à Lille et rentra en Angleterre le 18 septembre. L'insuccès des conférences de Lille marqua la fin de sa vie publique. 11 déclina, en 1800, les missions, dont Pitt voulait le charger et qu'à cause des progrès constants que faisait sa surdité, il se croyait hors d'état de remplir utilement. Ce fut également en vain qu'on le pressa, en 1803, d'entrer dans le Cabinet Addington et qu'on essaya un peu plus tard de le décider à remplacer lord Harrowby au Foreign Office. Chevalier du Bain en décembre 1778, fait baron Malmesbury, en septembre 1788, comte Malmesbury et vicomte Fitzharris en décembre 1800. « Je crois que lord Malmesbury. disait de lui « Talleyrand, était le plus habile Ministre que vous aviez de son temps. « C'était inutile de vouloir le devancer, il fallait le suivre de près. » Les princes français émigré.sen Angleterre l'appelaient ie lion blanc, à cause de son abondante chevelure blanche, et de la vivacité de son regard.

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