‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 78 sur 171 · PRINCESSE HÉRÉDITAIRE D ORANGE · texte numérisé non relu

PRINCESSE HÉRÉDITAIRE D ORANGE

Brunswick^ 10 août 1 800.

Elle s'excuse du retard qu'elle a mis à le féliciter du régiment d'infanterie dont il est devenu propriétaire

J'ai oublié dernièrement, et je mêle suis reproché, de vous

féliciter du Régiment d'Infanterie que vous avez reçu. Je souhaite, Monsieur, que vous en jouissiez longtemps avec tout l'agrément possible et je vous prie de me croire très parfaitement

Votre dévouée Servante :

Louise, Princesse héréditaire de Brunstvick, née Princesse d'Orange.

son retour ù Vienne. 11 attendait encore à ce moment la ratification autrichienne du traité du 20 juin.

« Je suis convaincu, érrit-il à lord Minto, de Dropmore le 19 avril [Drop- « more Papers, \'l, 301) que la signature de l'Empereur dépend de la ré- « ponse que lui apporie M. de Saint-Julien. Si les conditions posées par « Bonaparte sont acceptables, il les , acceptera et la convention ne sera « pas ratifiée. Mais s'il s'est montré trop exigeant, on nous demandera « alors de prendre notre part h la résistance qu'on lui opposera. » Cf. A. FouRNiEu. La Mission de Saint-Julien dans Historische Studien und Skizzen, l" série).

(1) Voir pour ce:te arrestîition, Appendice, Note Coigny-Léon.

« MM. de Léon, de Montmorency et de Brancas ont demandé qu'on ren- « dit à M. de Rivière dans sa prison le plus de liberté possible et ont c olïert de se rendre personnellement ses cautions. On parle avec éloge dans « quelques sociétés de Paris de cetie ofîre généTeuse. » (d'H.\utkrive. Police Secrète du I" Empire, I, 291, f 57, Bulletin du 25 août 1804). Le prince et la princesse de Léon furent encore arrêtés le 2 février 1806 et exilés à cen- lieues de Paris (Madelin, Fouché,.!!, ^0-21).

346 LE GÉNÉRAL DE STAMFOIîD

XGVII

Paris, 13 août 1800.

Bonaparte, le Conseil d'Etat et la nouvelle Constitution. — Soins donnés par le Premier Consul à la Marine. Projet de descente en Angleterre. — Le Premier Consul et les officiers russes. — Les menées des Jacobins.

Buonaparte, dans son Conseil d'Etat qu'il préside, a fait diflérentes propositions concernant la nouvelle Constitution. Cette besogne offre de grandes difficultés.

N'être ni Républicain, ni Royaliste n'est pas chose aisée. Entre autres innovations proposées par le Consul, il en est une très difficile à traiter et qui a fortement surpris lorsqu'il en a fait l'ouverture. C'est la désignation de son successeur dans le cas où il viendrait à mourir. Elle a excité de grands débats, et il est curieux de voir comment cette affaire très majeure se terminera (2).

Le camp entre Amiens etBeauvais, qui est ou sera incessamment de 10.000 hommes (Grenadiers ou éclaireurs) et auquel Buonaparte attache la plus grande importance, a pour but apparent de rassembler un corps pour s'opposer aux incursions que les Anglais voudraient tenter sur les côtes de France. On soupçonne à ce corps une autre destination : celle d'une entreprise sur l'Angleterre. Il est certain que le Premier Consul la médite et qu'il se fait sourdement des préparatifs à cet effet. Buonaparte met une grande importance à tout ce qui concerne la Marine. Il appelle à lui tous ceux qui ont quelque talent pour ce genre d'administration, entr'autres MM. de Merloi (3), Fleuri et autres. Il les Iraile avec distinction

(2) Cf. Dropmore Papers, VI, '291 le passage relatif à cette question dans le rapport de J. Edwards à lord Grenville à Paris le 12 août.

(3) Il doit s'agir ici de Fleurieu et peut-être de Malouet.

Flkuriku (GHARLES-PiiiRUE Glaret, coniie de) (1738-1810). Entré dans la marine royale à 14 ans, fit la guerre de Sept ans. enseigne de vaisseau (,1762) et construisit en 1766 avec Berthoud le premier chronomètre. Lieutenant de vaisseau (1773). capitaine de vaisseau (177(i). direc eur des ports et arsenaux (1777) il ^ut pendant toute la guerre de l'Indéi)endanre américaine la direction des opérations navales (1778-1783). Ministre de li Marine (25 octobre 1793 au 15 avril 1791), Gouverneur du Dauphin (avril 1791

liONAl'ARTE ET I.li PROJET Di: DESCENTE EX ANGLETKliliE 347

et a avec eux de fréquentes et longues conférences. Les cartes Les plus détaillées des côtes de l'Angleterre sont toujours sur son bureau (1).

Vous aurez vu par les Gazettes la manière dont sont traités ici

au 10 août 1792) incarcéré dès le début de la Terreur, remis en liberté le '■> thermidor, Membre de l'Institut (1795), du Conseil des Anciens (1797), du Conseil d'Etat et président de lu Section de la Marine (1799), chargé à quatre reprises de 1800 a 1804 de l'intérim du Ministère de la Marine. In endant général do la liste civile (juillet 1804), Sénateur (1805), Comte de l'Empire (lîsOS), il rendit à la cause de la marine de grands services p;ir -es travaux liydrographiqucs.

A peu près à la même époque on trouve â&ns le Fonds Bourbon {607 /ibi supplément n° 1, 1'° 111) et dans une note en date du 4 juin 1800 adressée par le Cabinet du Roi à M. Mayor la phrase suivante relative à Fleurieu : « Le Roi approuve l'idée d'attacher à sa cause M. de Fleurieu. bien qu'on « n'ait pas cra devoir lui proposer d'entrer dans son Conseil Royal ».

MALOUET(I?iEniti>ViGiOR. baron) (1710-1814) d'abord chancelier du Consulat de I-^rance à Lisbonne (1709), puis employé dans l'aflministration de l'armée du Maréchal de Broglie (1761) entra lors de la paix de 1703 dans la marine. Inspecteur des embarquements à Rochelort (1764). à Bordeaux (1765). sous-commissaire de la marine (1767) à Saint-Domingue, où il exerça les fonctions de commissaire et d'ordonnateur (1768-1774), commissaire général de la Marine (1776), pris par un corsaire anglais à son retour de Cayenne. il revint en France en 1779. Intendant de la marine à Toulon (17bb-l7<s8). Député du Tiers-Etat par le bailliage de Riom en 1789, connu par son dévouement à Louis XVL il prit une part active aux débats de l'Assemblée Constituante et émigré en Angleterre le 17 septembre 1792, sollicita l'honneur de venir défendre Louis XVI. En septembre 180 ), il voulut rentrer en France, fut arrêté et reconduit à la frontière. Informé de ce fait, le Premier Consul, qui voulait se l'attacher, le raya de la liste des émigrés, rechercha ses conseils et le cliargea d'administrer en qualité de commissaire général de la Marine le port d'Anvers où de 1803 à 1809 il dirigea les grands travaux que Napoléon y faisait exécuter. Baron de l'Empire en récompense de ses services (janvier 1810), Conseiller d'Etat (février 1810). disgracié et exilé en Touraine à cause de l'indépendance avec laquelle il exprimait ses opinions (décembre 1815), chargé du Ministère de la Marine par le Gouvernement provisoire (2 avril 1814) confirmé dans ses fonctions par Louis XVIII le 13 mai 1814, il mouru' le 7 septembre de la même année épuisé par les travaux auxquels il avait dû se livrer pendant les derniers mois.

(1) Il doit s'agir aussi du projet d'un armistice naval que le Premier Consul allait faire proposer à l'Angleterre par Otto (Instruction du 6 fructidor an VIII, 24 août 1800) et qui porte la date du 11 août {Archives de la Guerre).

• J'ai été présenté au chevalier Fleurieu, de la Marine. Il m'a montré

« de belles cartes marines de la B:iltique qui sont presque finies Je

« ne sais plus si c'est lui ou M. Lescallier qui m'a dit qu'on songeait à « augmenter leur marine d'un bateau par département. Je m'inclinai et « lui dis qu'ils étaient bien généreux. — Comment? — Je répondis qu'ils t nous épargnaient ainsi la peine de les construire, à moins qu'ils n'aient « en même temps trouvé le moyen de se <onfectionner des uiariiis an- « glais. — Diable ! s'écria-t-il, et il laissa tomber la conversation ».

./. Edwards à lord Grenville. Paris. 12 août 1800 CDropniore Papors, VI, 293).

les officiers russes (1). Vous y aurez lu de môme l'éloge qu'on fait du roi de Prusse et de ses Minisires. Il est certain que les journaux ne contiennent, pour ce qui regarde l'étranger, que ce qui leur est envoyé par le Gouvernement et c'est là la pierre de touche de la situation politique de l'extérieur.

Le grand intérêt du moment est de maintenir la neutralité prussienne (2) et de fomenter le ressentiment de Paul contre Londres

(1) Il doit s'agir ici de la mise en liberté des prisonniers russes en captivité en France cala suite de la campagne de 1799. Dès le 7 août, Talleyrand en chargeant Sandoz-Rollin de transmettre à sa Cour les remerciements du Premier Consul, reconnaissant de la démarche faite par la Prusse à Saint-Pétersbourg, l'informait en outre que « le Premier Consul, désireux « de faciliter un rapprochement avec la Russie, avait fait connaître à « Paul I"' qu'il rendtiit la liberté à 6.000 Russes prisonniers en France ».

{Prusse. Volume 227, P 294, 296. Talleyrand à Sandoz-Rollin et à Beurnonvillc. Paris, 1(J thermidor an VII, 7 août 1800).

« Sa Majesté est instruite, lit-on d:ins une Note du Roi au président « de Veze , de Mittau le 30 octobre 18 ;0, de l'offre faite par Bonaparte « de restituer les prisonniers russes à l'Empereur Paul I"', même de « celle qu'il a ajoutée de lai remettre l'île de Malte. Cette démarche, qui « avait d'abord eu du succès, tournera sans doute à la honte de l'usurpa- « teur hypocri e qui l'a faite. Paul I" est trop éclairé pour ne pas sentir « que Bonaparte a voulu par ce moyen trompeur capter sa bienv.'illance... « On ne se joue pas impuaénien; d'un tel souverain. Aussi le Roi espère- « t-;i que du danger que ce te offre ;irtificieuse faisait courir à l'Europe « n à ra une n.ouvelle souixe de salut »

{Fonds Bourbon. Supplément. Volume G'i7/25'i, cahier 10, f' l'iO).

(2) La correspondance de Beurnonvillc mérite d'être consultée à ce moment, ne serait-ce que parce qu'elle nous met au courant de l'état exact de la question et permet de suivre les phases principales de l'évolution de Paul 1".

o Paul 1", écri.-il le 14 hermidor (2 août), a envoyé un courrier exîraor- <. dinaire à Berlin pour témoigner au Roi sa satisfaction pour la note re- « mise au Gouvernement français. Il le remercie d'avoir offert son con- « cours pour la Pacification générale, ne voulant pas se mêler d'une paix « particulière et s'expliquant sur les bases de cette pacification. Il désire « que les rois de Naples et de Sardaigne et l'électeur de Bavière sulent « main'enus, ainsi que le Portugal, dans leurs possessions. Relativement « à la France, il voudrait qu'on tâchât de restreindre autant que possible « les cessions qu'on lui a faites sur le Rhin. Il décl;ire au reste qu'il re- « connaî;ra la République et s'en rapportera à tout ce que fera la Prusse « sur les bases indiquées. »

Pendant ce temps Beurnonville profitait de la présence du prince Henri à Berlin pour le voir fréquemment. Rendant compte le 0 et le 9 août des visites qu'il lui avait rendues, il mandait à Paris que ce prince, en lui confirmant les bonnes dispositions de Paul I", ne lui avnit pas caché qu'à son avis « l'Autriche, en signant les armistices, n'avait voulu que gagner du « temps pour rassembler des renforts et recommencer ensuite la guerre. » {Prusse, volume 227, n" 61, 63, 64, f 283, 2!;2, 296. 297. Beurnonville à Talleyrand. Berlin 14, 17 et 21 thermidor an VIll, 1', 6 et 9 août 1800).

Talleyrand avait vu clair dans la situation, puisqu'il écrivait de Paris le 11 août à Beurnonville que: « En raison du moment où se produit la « démarche de la Russie après les victoires du Premier Consul, on ne

LA NKUTRALITÉ PUUSSIENNK. LKS MKNÉES DES JACOBINS 349

et Vienne. On attend avec impatience la réponse de celte dernière Cour. On répand dans le public qu'elle ne peut manquer d'être satisfaisante, malgré le bouleversement qu'on propose en Italie. On parle ici de la] réunion du Piémont à la France, de la cession ou restitution du Milanais à l'Empereur, qui recevrait en même temps les Etats de Venise.

Une femme qui passe sa vie avec Madame Buonaparte, me disait hier que le Premier Consul, qui était avec elle à la Malmaison avait reçu un courrier d'Allemagne et qu'il apportait des nouvelles concernant la Russie.

Nul doute que les Jacobins ne travaillent puissamment contre Buonaparte. Ils disent qu'il faut bien se garder de Tabattre, mais qu'il faut restreindre sa puissance et lui couper les ongles. S'ils parviennent jamais à approcher la cognée de cet arbre, il serait difficile de prévoir jusqu'où elle pénétrerait. Un d'eux a voulu me parier 25 louis qu'avant trois mois il se ferait de grands changements, et « plus tôt même, a t-il ajouté, si la paix ne se faitpas».

Mais les personnes, qui y voyent de près, ne croyent pas cette secousse si prochaine, tout en croyant à sa possibilité.

Il y a deux partis dans les armées : celle d'Italie est mal disposée pour le Premier Consul et ce qui est étonnant, celle d'Allemagne lui est plus dévouée. Aussi parle-t-on de Moreau pour être désigné successeur.

XGVllI

Paris, .25 août iSOO.

Bonaparte et Moreau. — Masséna remplacé par Brune. — Les menées des Jacobins. — Embarras financiers de la France. — Probabilité d'une nouvelle levée.

On se rappellera qu'on a mandé dans une lettre précédente le mot de Moreau sur la victoire de Marengo, ainsi que les précau-

t pouvait y répondre que par des remerciements ou des protestations « vagues. Ces ouvertures viennent trop tard pour qu'il soit possible d'in- « terrompre les négociations que nous avons entamées. Le retour de Du- « roc, parti pour Vienne avec Saint-Julien, nous fixera sur leurs chances « de succès. Tout ceci est indiqué dans la note remise à Sandoz. » (Prussevolume 227, n" 15, f 308, Paris "23 th ormidor an VIIl (11 août 1800).

350 Li:: (;i';m':iiai. de stamfohd

lions de Buonaparte contre Masséna. Elles étaient fondées. Il faisait nombre et était un des appuis des ennemis et des envieu^ du Premier Consul. Oii annonce que Buonaparte a eu le projet de destituer ces deux Généraux, mais qu'après y avoir réfléchi, il a trouvé un motif assez spécieux pour le rappel de Moreaa (1).

Mais il a saisi contre Masséna le reproche fondé ou pas fondé de la concussion. Il est de fait qu'il n'a rendu aucun compte depuis qu'il commande en Italie. Il est vrai aussi qu'il n'a rien demandé pour son armée. 11 est donc destitué et Brune nommé à sn place (2). Personne n'est dupe de cette destitution. L'amoar de l'ordre et la justice n'y entrent pour rien. Brune n'est pas plus délicat et beaucoup plus fasteux que son prédécesseur. On esf étonné de ce choix.

Les talents de Brune sont fort équivoques et contestés. On en

(1) Loin (le Vdiiloii' rappeler Morean, le Pre'inier Consul avait au <a)iitraire cliai'gé Carnot de l'informer que « en ca.s de reprise des hustilités. « la direclidn suprême des armées du Rhin, (iallu-balave cf, de réseive « lui serai' confiée. » [Correspondance. V. ônji , Mais Mon' ai si' j<.'lusa à aci-eptei- la d ii^ectiMn supérieur!' de irois années. « C'est ÎMut ce qu'un « lioniiiK' peut faire f[U(' de Ci iniiuandcr a trnis lieutenants-généraux..... » {Archives de la Guen-e. Moreau au Ministre de la Guerre. Augsbourg, H thermidor an Vlll (30 juillet 1800,. Carimt ei le Premier Consul jugèrent néanmoins que toutes les forces oiiérant en Allemagne devaient être' placées suus son commandement et le I^remier Consul l'en informa en ces termes : « La modestie, avec laquelle vous vous refusez à accepter « cet important commandement, n'a été aux yeux des (Innsuls qu'un

« nouveau moiif pour vous le donner » Correspondunce. VI. 507'2.

Cf. C IMcAiîD. Ilohenlinilen i-â),

(2) Brune venai! en el'fel d'éîre appelé au commandement de l'armée d'Italie lo 2."! thermidor (13 août). « ..... Vous trouverez l'armée d'Italie « dans une assez bonne situation: m.ais la dilapidation y esta snw comble « et les in(li\ iili!:-. qui approchent le plus Masséna. sont ]<'^ \,]u< aci-u<és. « Vous i-C'-evi'/. les iiistruciions politiques et administratives (juivou.s sont « nécessaiia^s pour y porter la réforme. ...» {Correspondance, VI. 50G2). En donnant avis à Masséna de son remplacement [Ibidem. 5063), le Premier Consul, tout en l'auiorisant. s'il le désirait, à se retirer quelque temps chez lui. l'informait toutefo's « (ju'il auraii sous peu à se rendre près « de lui... ». « Le rappel do Masséna. écrit à ce propos Thikhs {Con- « sulat et FJmpire, II. 141-142) était mi malheur pour l'armée et pour le « Premier Consul lui-même. Masséna, aigri, allait malgré lui devenir un « >ujet d'i'spéranro pour une foule d'inîriganis qui dans ce moment s'agi- « talent emaire. Le Premier Consul ne l'ignorait pas. mais i! ne voulait « souffrir !e désordre nulle pai-t et on ne saurait l'en iilamoi-. » Cf. Appendice. No e. L'entrevue du Premier Consul e* de Masséna.

« Quand l'Agence en trouvera le moyen, li-on dans uno ii . o (hi Cabi- « net du Roi à Dandré. de Mittau le 4 juilh't I79;i, elle assuioi-,; es deux « généraux'. (11 était également question d(> Moreau dans celle note) de « l'amnislie. de la conservation du grade et de' la gi-a itude du Roi. s'ils « font déclarer pour lui tout ou partie de leurs armées... » [Fonds Bour- « bon- Volume 595, f° 30G).

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