GENTZ AU ROI DE PRUSSE
Berlin^ 15 octobre 1800.
Il blâme et condamne les propos tenus par le comte de Lambert! à Lahorie.
Des circonstances particulières, que je viens d'apprendre, fournissent des graves justifications de ce que j'ai osé dire dans mon humble rapport d'aujourd'hui sur le comte de Lamberti {^) et le danger de lui avoir confié la négociation de la paix. Le général Moreau avait fait offrir de retirer son armée hors de la Bavière, derrière le Lech, si l'armée autrichienne serait également retirée dans les Etats héréditaires. Cette proposition fut rejetée par le comte de Lamberti. Le général en chef français fit faire la seconde : Que le district entre l'Inn et l'Isar serait abandonné par les deux armées belligérantes et occupe par les Bavaro-Palatins, mais eut même sort. Le comte de Lamberti se permettait de dire au géné-
(2) Laïuberti ^Joseph-Camille, comte, puis marquis de) né en 1748 au château de Pontoi (Luxembourg), entré dans l'armée (1763), capitaine aux cuirassiers d'Ayasasa (Régiment devenu plus tard le G° Dragons), le 16 mars 1769, chambellan (1770), major aux Carabiniers archiduc François plus tard i" Régiment de Dragons), le 14 mars 1778, passé en 1779 aux Dragons de d'Arberg, lieutenant-colonel au corps et aide de camp de l'archiduc François (19 avril 1783). colonel le 4 janvier 1788, général-major et aide de camp général de l'empereur François le 6 mars 1792, feld-maréchal-lieutenant le 29 mai 1796, capitaine-lieutenant de la Garde des Archives (1797), rayé des cadres avec le grade (honorifique) de général de cavalerie en 1805 après Austerlitz. Mis à la retraite le 1" janvier 1826 après avoir été promu feld-maréchal [a,d honoresMe même jour. Mort le 6 juin 1826 Trois semaines après Austerlitz, l'archiduc Charles réussit à obtenir de l'empereur François le renvoi de Lamberti qui n'avait dlî son scandaleux avancement, sa haute situation et sa déplorable influence qu'à sa bassesse à ses flatteries et à la protection de l'Impératrice.