BATAILLE D'AKCIS-SUR-AUBE
toujoura inébranlable, il se raidissait contre son deabin. Son danger redoublant, il redoublait d'audace et faisait honte à la Fortune. Il sentait bien, pourtant, que les plus braves s'étonnaient; que les forces humaines étaient dépaBsées, que tout enfin s'épuisait; mais sa grandenr sMsolait de ces murmures ; il en était encore hors de poi^ tée ! 11 y avait tant d'habitude de commandement d'un côté, et d'obéissance de l'auti'e ! Et puis, ou respectait son malheur, on se respectait BOi-mérae en loi, et, à quelque amertume que, hors de sa présence, on se laissât emporter, devant lui tous se contenaient.
Réellement, le 23 mars, rien n'était décidé encore. Peut-être même Napoléon a!lai t-il entraîner sur ses traces les alliés, quand un coup imprévu du sort, achevant ce que la trahison avait commencé, leur fit tourner bride vers Paris, et tout fut perdu sans ressource !
LES GARDES HATIONAUX A LA BATAILLE DE LA FÈEB-CIIAMPESOISE.
Le 23 mars, les deax invasions, maîtresses, depuis l'Aisne jusqu'à l'Aube, de Neufchàtel, Cliâlons, Eelmsi Vitry et Arcis, Tenaient de ae réunir. Le quartier impérial d' Alexandre se trouvait an château de Dampierre, La maruhe de Napoléon vers l'Est n'était plus douteuse. Les chefs alliés, étonnés de cet abandon de Paris, et d'autre part, de cette manœuvre menaçante sur leur retraite, hésitaient. Placés entre Napoléon et sa capitale, où de- Taient-iJs aller terminer la Intte ?
Depuis quelques jours, nn traître, envoyé de Paris par deux autres traîtres, était à leur quartier général. H Paria, leur avait-il dit, détestait plus qu'eux son tyran. s On n'y attendait que leur présence pour y éclater, pour « y proclamer sa déchéance , et y appeler les Bouibons ! » Mais jusque-là le patriotisme de nos provinces de l'Est contredisait cette assertion. Les chefs alliés ne savaient à quoi se résoudre, lorsque, dans la noit du 23 an H,