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Ces mots « Tohivi corpm » avaient frappé l'oreiile du maréchal. Bans toutefois qu'il en eût saisi toute l'importance. Mais, trois heurct) plus ttird, au milieu d'uu i-epas matinal qu'ils prenaient en attendant qu'ils fussent rappelés chez l'empereur russe , il n'en apprit que trop la fatale explication.
Le faitétait que, après leurdépartd'Essonne, Napoléon avait envoyé au duc de Eaguse l'ordre de venir de sa personne à Fontainebleau. Le malheur vonlnt que l'officier chargé de ce message fût un homme de bruit et d'embarras. Ne trouvant point Marmont, il s'était adressé au général Souham ; mata ce fut en s' emportant sur l'absence du maréchal, si inconsidérément, si malencontreusement, que Sooham, effrayé, crut la trahison découverte, et que l'Empereur, à défaut de leur chef, allait les faire appeler pour les en punir.
Souham n'avait jamais aimé Napoléon, qui l'estimait peu. A sa haine se joignit la peur ; cette peur, il s'était bâté de la communiquer à ses complices. Tous, aussitôt, s'étaient décidés. Leur terreur fut telle, que, retournant leurs avant-postes, ils s'étaient d'alxird mis en défense contre Fontainebleau. En m&me temps, ils avaient fait avertir les Alhés de leur ouvrir le passage. Puis, trompant leurs propres tronpes, ils les avaient mises en mouvement sur Veraaîlles. Vainement, Fabvier leur avait protesté, m'a-t-il dit lui-même, qu'ii allait crever son cheval pour rejoindre le maréchal , en les conjurant d'attendre ses ordres ; mais, dans ieur frayeur, n'écoutant rien, ils avaient entraîné tout avec eii.\, se précipitant
JIS MUMOIRES DTN AIDE DE CAMP.
(iana la honiedc cotte trahison pour en éviter la
Fnbvier, ainsi repunssé, n'en partît pas moins; il espêmit que leur manV!iial pourrait les arrêter encore. Il le fronva. m'a-t-il dit, chez lui, sent, assis devant son fen, uni' glace en face, les coudes sur ses genoux, et la tête entreras mains. Au bruit qu'il fit en entrant, le doc, le- Taui ia léte et t'epercerani dans la g^lace, s'écria : c QnoiJ vous, Fabvier ! Ah '. je snis perdu ! > ^ < Et déstraoort « aussi! > ajouta Fabvier. t Que faire donc; > infàit MarmoDt. FabWer lepHrtit anssitdt : c Courir k tcw drri- 1 siiMis, et en «n^ler la défection ! Vons en are» « 1« tempe encore. > — Ooi ! oui ! répondit le * maisavant j'ai pnwiistieretoancTrarecBHs « chei Teiupeteur Alex&ndie; venex âais une « avec me» cbevatu, m'alundte b. J'en sonîni ( temeni. et nuos paitirons caBeaiUe^ a
Ce fat alors ijne ManwMU rtûI, q^cdn, k as edfe^ gwa^ iiariaM par e^tdamatka^ fear aBaooçaatertle fi»< utoBwwwfeet s'ijcriaat : « Qa'fl doBneratt son fenaponf' « i{a'eU»aent{K»Bt véritahk:» — «Dite; <raac IM^ < rcfanû Xey. et«e wsenitpMBCssaHairace! »
Feoduit qo'ik deoMunùeBl ennamaà» HnAalwl^ dans fsoa dênefiQir. cooraC pwc^àUwiiiiiil «■ ^^i^r ù^cûl d'Àteuadn. H t «ta péb et hors ftafaâfc !■ rrmfti i%i Pnir -nanj» ifj- im-Tr à r-Tirr bn^TM-
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DEFECTION TALLBTRAND-MAIIMOXT. ûll>
convaincus qu'ils allaient combattre et qu'ils s'itgiasait d'une surprise. Mais d'abord, an milieu des ombres, la raacche parallèle des flanqoeurB Baviiroia entre eux et les bivouacs ennemis les avait étonnés. A cbaqiie pas, leurs soupçons s'étaient accrus. Bientôt, des rumeurs avaient parcouru les rangs. Enfin, noséclaireurs Polonais s'étaient écriés : s Qu'on les trompait, qu'on les livrait à l'ennemi ; ff qu'ils ne voulaient point trahir l'Empereur I » et refusant d'obéir, ils avaient fa,it volte-fa^, et ils étaient retournés, à toute bride, jusqu'à Essonne, où les généraux Chaatelet Lucotte, restés fidèles, les avaient reçus. Les murmures alors avaient éclaté dans tonte la colonne.
Malheureusement, un reste de confiance et l'habitude de la discipline avaient contenu nos soldats et trompé leur obéissance. Leurs généraux s'épuisaient encore en protestations, quand le jour, paraissant enfin, en avait montré le mensonge. Dès lors, le désordre était monté à son comble. Jusqu'à Versailles la marche, à tout moment interrompue, n'avait été qu'une longue révolte ! On voulut alors vainement les haranguer. Officiers, soldats, tons, dans leur impuissant désespoir, se débandèrent. Les uns brisaient leurs armes déshonorées; d'autres les déchargèrent snr les traîtres. Le crime eût été expié sur le lieu même, sans leur fuite précipitée ; elle déroba ces chefs coupables à leurs victimes. En même temps, le colonel Ordener, ralliant ces troupes indignées, se mit à leur tête; et tous se dirigèrent précipitamment vers Rambouillet, pour tenter de se rejoindre à l'Empereur,
On a vn la douleur éperdue de Marmont à la première
nouvelle de cet événement. Il eût pu se relever encore, en rejeter la reaponsabilité ; mais Talleyrand étendit snr lui Ea fatale inSuence, et l'infortuné, la tête perdue dans une confiiBÎon de remords, se laissa replonger dans l'abîme d'où il s'efforçait de s'arracher depuis la veille. Fabvier, depuis plus d'une heure, l'attendait à la porte de cet hôtel. Il le vit enfin en sortir abattu, la figure bouieversée, s'efibi-çant de composer sa contenance. Un pénible sourire conlracta ses traits ; il remercia Fabvier, et le renvoya on balbutiant i qne tout était arrangé, 1 qu'il n'y avait plus rien à faire.
On venait de lui persuader d'accepter tont entière la ftiute dont il n'était plus coupable. Bien plus, ainsi retombé, apprenant larévoltede Versailles, il part avec précipitation de chez Talleyrand : il rejoint son corps d'armâe, et, l'arrêtant en dépit de la résistance d'Ordener, il harangne ses soldats, il en invoque les souvenirs, il leur rappelle sa fidélité et sod dévouement passés, il en atteste Ees blessnres, qu'il leur montre, et, ressaisissant un reste d'antoricé, il achève de tromper leur confiance et d'obtenir leur résignation, en leur annonçant la paix, dont il leur déclare faussement la signature
Déplorable fin d'nn guerrier justement illuatie! Car Marmont ai~ait tout pour lui : complexion martiale, ooblease d'âme, de manières et de fignre, instruction wié^ que faisaient valoir im esprit piqnant et une imaginatioo ardente. Constamment épris de la gloire, tons les qu'elle donne, il les exposait héroïquement ^>ràBiei«nir conqu^ méprisant le pMI, comme vingt-^eaz am
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tôt quand il avait tout à conquérir. Mais, plus glorieux que sa gloire, l'orgueil le perdit. Sa chute fut d'autant plus grande qu'il tomba le lendemain de l'action la plus héroïque de toute sa vie, et peut-être même de toute la guerre !
XYIII.
ABDICATTOîr.
Il était onze heures quand les maréchaiix MacdomJdL Xev et le dac de Vicence forent nue aeconde fois inoodniis chez Alexandre. Les premières psrc^ de ce ponce fîirent deciares. Il lenr dit : c Que k Bégenoe êsû devenue impoasibte : que trop d^'intêrks. ônnsR. firan-
V (^ais nit-n^e, sV ^«c^rasaient ! EQe mesacenii du reumr
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