XOMMÉ AT: COMMANDEMENT DU B' CORPS
Brrivaient trop tard, et l'ordre d'ogîr, après l'action.
lie Prince Eugène recalait, Be retournant à chaque
I, mais sans en venir sérieusemect aux mains. Il manquait on de forces ou de confiance. A mesure qu'il déchargeait de notre poids la terre prussienne, celle-ci se soulevait tout entière derrière lui, ébranlait 3a contenance, et hâtait sa retraite. Le temps pressait.
J'ai négligé de dire que, avant la campagne de Russie, Je 32 fémer 1812, j'avais été promu général de brigade, sm" la présentation du ministre de la guen'e et du général comte de Lobau, particulièrement charge de ce travail. Il fallait avoir ce grade pour f tre gouverneur des Pages, place dont le plus précieux avantage consistait à faire, â l'armée, près de Napoléon , le service d'aide de camp, Caulaincomt, tué si glorieusement à la bataille de la Moskowa, venait de laisser vacant cet emploi. Trois mois plus tôt, je l'eusse vivement ambitionné ; mais, dans l'amertume solitaire de ces premiers temps de mon veuvage, j''ftppiri8 avec indifférence que, le 7 février 1813, l'Empereur me l'avait donné.
Je m'isolais ainsi, loraqu'on me prévint que la levée d'une cavalerie volontaire de dix mille Gardes d'Honneur, partagés en quatre corps, était décidée ; que déjà l'on désiguait troisgénéraux de division et un général do brigade ponr les organiser, les instruire et les mener à l'ennemi ; enfin, que le 3'°° de ces corps, celui de l'ouest, qui se trouvait être le plus difficile à former et à commander, m'était dévolu.
I Ainsi l'Empereur, en partant pour lu campagne de MÉ«0(BK8. — T. m. -2
Saxe, m'envoyait à Tours. C'était lit que je devais organiser ce troîaiéme corps de Gardes d'Honneur. Mais queiqu'im portante et lionorable que fût la nouvelle mission qu'U me confiait, jo préférais le service d'aide de camp près de sa personne : je le fia donc supplier de me permettre de le suivre. L'Empereur refusa ; j'insistai, mais iî m'ordonna nettement d'obéir, ajoutant : a Que dans a ses cboix il ne consult)\{t pas les goûts de chacun, mais a le bien de son service ; et qu'il employait ses officiers « où ils pouvaient lui être ntilea. »
Ilsepeut que mou nom et mon caractèrelai aient para convenir aux provinces et aiux habitants au milieu desquels il me plaçait ; mais son choix eut vraisemblablement encore une autre cause. En 1800, je m'étais engagé, et il m'avait nommé officier dans un corps de hussards volontaires; en 18u;), lui-même m'avait confié le commandement de la garde nationale k cheval de Paris, où j'étais resté blessé; or, Napoléon, qui n'oubliait rien, aimait d'ailleurs tout ce qui faisait rapprochement à ces temps heureux. Il était naturel aussi qu'il se plût à en revenir aux mêmes peraonnes pour des situations semblables.
Néanmoins, au moment de son départ, je renoavelai ma demande de le suivre. Mais le grand maréchal Diiroo dotourna mon pti'e de m'appuyer dans ce désir près de l'Empereur. I.e cirur de ce fidèle compagnon d'armes, de ce digue ami de Napoléon, a^'iiit compris le mien; dans ce péril général, le sacrifice de plus d'une vie étant devenu uécessiiire, j'offrais la mienne, dont alors j'é-