MISSION POUR LE ROI D'ESPAGNE
au Premier Consul. <r De quoi se mêlent ces jeunes en- « thousiastes, s'écria-t-il avec humeur, devant Rœderer, « cela n'est bon qu'à ranimer des querelles de géné- <c raux! y> Heureusement Rœderer, lié avec mon père, prit ma défense ; il fit si bien l'éloge de l'ouvrage et de l'auteur, qu'il me rétablit, comme on va le voir, bien plus haut que je ne méritais, dans l'esprit de Bonaparte.
J£ SUia KOUME OFFICIER D ORDONN.ISCB'J DP PBKMIKR CONRl'I,.
Napoléon, après avoir refusé avec dédain le château de Saint-Cloud , comme don public et propriété privée avait dépensé six millions pour le restaarer comme propriété nationale. II venait d'en faire sa résidence. Nous avions peine encore k noas ticcoutiuner h ces prises snccessives de possegaion des demeures royales. Le nom sonore de Républiqne, sous la dictature du génie, convenait k nos imaginations. C'était d'ailleurs un fait accompli, cimenté par la victoire, par lu paix et par le bonheur public ; mais un uauqiateur roi nous déplaisait. C'était fierté et esprit d'indépendance dans le plus gmnd nombre; quant à moi, ces sentiments ae compliquaient de mes souvenirs que ces apparences, ou ces prétiminairea d'usurpation, blessaient trop directement. J'avais renoncé à ces souvenirs, mais pour me i-allier à la tion ; et il me répugnait de paraître abandonner la cause de tous, pour prendre le parti d'un seul.
J'étais ainsi, lorsque, le 27 occolire 1805, trois mois