‹ Un aide de camp de Napoléon; mémoiresChapitre 36 sur 56 · LE PLAN DE LA CAMPAGNE D'AUSTEEUTZ · texte numérisé non relu

LE PLAN DE LA CAMPAGNE D'AUSTEEUTZ

^ n'avait pas lâché prise encore snr l'Angleterre. Mais icfîi], dans les derniers jours d'août, trop certain de Vïrréparikble défection de sou amiral, on le vit, à table, iaer le veiTS qn'il tenait en sa main, et s'écrier : « Eh r bien! puisqu'il iîmt y renoncer, nous entendrons le minuit à Tienne ! « Alors, tout ayant été secrètement oi'donné, depni e 23, poar ce retournement complet et subit vers )ennbe, et, le 20, pour une nouvelle levée de soixan mille hommes, il jeta un dernier regard de regret et ! douleur sur l'Angleterre ; et, se livrant à son indignation, il dicta sept chefs d'accusation sous lesquel levait snccoraber le coupable Villeneuve. Puis, dominant rat, jusqu'à lui-même, il reprit son calme; et, dane ise note écrite sans amertune, il déposa la grandeur du rojet qu'il était contraint d'abandonner. Il en résuma ) plan, comme pour en conserver ou transmettre la Sonception, en justifier la possibilité, et prouver combien fil avait été près de réussir. Il indiqua comment, et avec ïqnelles modifications on pourrait un jour le reprendre, A ce qne, en attendant, on devait faire de la flottille, i" Dans d'autres instructions ultérieures il vouînt que, kCadix, KoHsilly remplaçât Villeneuve : et que, fort de narante voiles, il allât régner sur la Méditerranée. On a pins tard le désastre qui résulta de l'exécution de t ordre par Villeneuve lui-même. En effet, de là ce tneste combat de Trafalgar, où Nelson périt, mais Bssi notre marine ! Nous n'eûmes plus de flotte ; il nous i seulement quelques escadrefl. Alora commençait

Iiiî MEMOIEES DTS ADJE DE CAMP.

l'henreose croiEière de Lallemand abandonné dans les raere du Ferrol par Tillencnve, ce qui ajouta an désespoir de celni-ci, en rendant Lallemand célèbre.

Quant à l'emploi des autres escadres, l'une d'elles fot désignée pour les mers d'Amérique. Il semblerait ici qu'un vague instinct d'avenir eût particulièrement, et pour la seconde fois, fixé la pensée de Napoléon wir Sainte-Hélène ! Il en ordonna la conquête, et réitéra phisieurs fois cet ordre. 11 attachait alors à la prise de ce rocher une importance devenue maUieui-ensement , depuis, trop remarquable !

Enfin, le 1" septembre, Sapoléon quitta Boulogne. Six jours après, la contre-marche de la Grande Armée impériale commença. Les côtes redevinrent désertes; elles furent abandonnées à notre marine. Voilà comment échoua la plus habilement, la plus labonensement préparée, la plus grande et la plus importante des conceptions de notre Empereur!

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