‹ Un aide de camp de Napoléon; mémoiresChapitre 47 sur 56 · IJ · texte numérisé non relu

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gorge du Sommo-Sierra. Ce régiment s'y établit et couvrit ainsi le quartier impérial.

L'Empereur arriva à Boceguillas à la fin de ce même jour. On éteignait, en ce moment, le feu qui venait de prendre à la maison située sur la place de ce village. C'était justement celle et la seule qui pouvait le recevoir. Dans la nuit qui suivit, un brouillard glacé, l'impatience du combat du lendemain, et l'odeur de l'incendie de la veille, l'agitèrent : il dormit mal. Cette odeur le chassa même de son 'quartier dans sa tente, d'où il vint, à plusieurs reprises, se réchauffer à nos bivouacs. Aussi montat-il à cheval trop tôt, dès que le rapport du matin arriva, et dès qu'il crut l'infanterie de Victor en tête, et prête à s'engager dans la montagne.

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Le Sommo-Sierra était le derDÎer obstacle pour arriver devant Madi'id. Les débris de Caatanos, échappés de frout à Lances et dans leur déroate au maréchal Ney, s'éconlflient derrière ce rideau. L'Emperear a^'ait hâte de le percer : il pressait la marche. Néanmoins, arrivé vers onze heures à la hauteur de Garajas. et l'infanterie de Victor n'étant pas prête, ni l'ennemi assez reconnu, il s'arrêta sur une coUiae, à gauche de la route où nous déjeunâmes.

Ce fut là que le chef de batailloa da génie Lejeime, aide de camp de Berthier, et peintre fort connu depiÙB par un tableau remarquable de cette affaire, vint lui rendre compte de la position du corps ennemi. Il annonça que les tirailleurs de Victor étaient aux prises.

En effet, devant nous, l'avant-garde de ce maréchal entrait avec la grande route dans un défiié, que deux arêtes escarpées resserraient de plus en plus. Il y avait au fond de cette gorge, et sur le bord k droite de la route, uti rocher énorme. Ce rocher marquait et masquait le

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