‹ Un aide de camp de Napoléon; mémoiresChapitre 50 sur 56 · SOMMO-SIERRA, ,TE SCTS BLESSE · texte numérisé non relu

SOMMO-SIERRA, ,TE SCTS BLESSE

plus à songer qu'à lii. veiigeantie ! Miilgi-6 la fuite des aasasBina pour y échapper, elle fut entière, ot l'on put ensuite relever et rendre à lu vie quelques-uneB de leurs victimeg.

Ce fait infâme n'enC^ichait point le aorps espagnol entier défait à Sommo-Sierra; mais ce corps ao)ieva de Be déshonorer, h dis jours et à vingt lieues do là, par un attentat plus odieux encore, Talavera de la Reyna en fut le théâti'e. La déroute de ces misérables ne s'était arrêtée que dans cette ville. On n'y concevait pas qu'ils enesent pu être vaincus sur le Sommo-Sierra, tant cette position passait pour sainte et inexpugnable. Elle ne l'était certes pas, mais îla pouvaient s'y mieux défendre. Ce fut alors, que, pour s'alffloudre de leur lâcheté, imputant lenr défaite à une traliison de leur général, ils se précipitèrent sur le brave et malheureux San-Juaii qu'ils avaient abandonné; et, l'attachant tout vivant à un poteau, ils en firent, pendant un jour tout entier de tortures, le but de leur exécrable adresse ! Ensuite, cbassés honteusement par notre avant^ardc, ils lui laissèrent le spectacle de ce cadavre suspendu encore, revêtu de l'uniforme de général espagnol, et percé de mille balles!

Cependant, depuis deux henres que j'étais étendu sur la terre humide, notre corps d'armée s'était écoulé, et l'Empereur était entré à Buytrago, où le duc de Baasano l'ayant rejoint : « Voilà, lui dit-il, une journ née qui serait complète sans une perte qui m'est bien t sensible 1 » Alors, apprenant que je vivais encore, il

in'eoToya sa propre calèche avec Ywan. son chirurgien, ut voulut qa'on essayât de me transporter jnsqn'à son quartier impérial. Ce trajet de plasîenrs kilomètres aor !ea débris du combat me fut bien pénible. A tout momeut on était foi'cé de s'arrêter, car j'étouffais : et maintes fois Ywan, qui m'escortait à cheval, avança la tite iwur voir si je respirais encore.

Dans cette situation je me sonvicuB qu'apercevant, sur le côté de la route, des groupes d'Espagnols prisonniers, je fus frappé de la menaçante iiertè de lenr attitude, de leur sombre et féroce phyàonomie, et àes noirs regarda, pleins de haine ei de colère, qu'ils osaient encore lancer *ur noBS '.

Le lendemain matin, aprèâ avoir laiesé près de moi l'un de ses chimi^ens, l'Empereur, remonté à cheval, s'acheminait avec Berthier sur la route de Stadridi, lorsque, appelant Larrey. chimr^en en chef : * Vous " avez vu Ségur. Ini demanda-i-it, me répondez-vous de 1 sa vio ? > Sur sa réponse négative, après quelques interpellât itins à Dnroc et k Berthier, il se redODina vers les officiers qui le suivaient : < Sait-on. leur dîb-il, ^ où et comment Ségnr a été blessé? Serait-ce en pgr- < tant quelque ordre ?» Or nul ne ponvait répondre, or Walther n'était point là; mais Pire, comme on Breton qu'il était, très hardi en tont ei purtont, anaai ov pris de cette question que. depuis, je le fus moi^aénie, poosa son cheval en avanc. « Eh! i^re, i^tondit-il* » c'est en chargeant, par votre ordre, en têbe de Ta- ■ cidroD polonais de service près de votre persome ! Je

SOMJIO-SIEItBA, JE SUIS BLESSÉ,

l'iii entendu et va! Ici le général Montbrnn, oJlèbre depiiÎH. ajouta plusieura mota si honorables, que ce n'est poiut à moi de les reproduire. Ywan aussi rapporta quelqni >-nnes de mes paroles. L'Empereur alors, m'oiit-iladit, dimeura pensif, et depuis il se fit chaque jour, par Ywan, apporter mon bulletin.

Pourtant, danscelni de la Imtaille et dans les snirante, tout en m'honorant par le soin de donner publiquement di' mes nouvelles, et en annonçant qu'il m'avait nommé eolonel, il crut devoir confondre, en un seul mouvement de charge, la plupart des détails décrits plus haut. Mais lin verra aussi, pour ce qui m'est particnlier, qu'il ne s'en tint pas aux témoignages précédents de son estime; fait privé, et en cela pea remarquable, s'il ne répondait uuz calomnies qui ont accusé oc grand homme de dureté, et de manquer à lu fois de sensibilité et de gratitude.

Pendant cette marche en avant de l'Empereur j'étais resté à Bnytrago tête à tête avec mon chirurgien, c'està-dire à peu près avec moi senl ; non pas que ce docteur fut sans mérite, l'avenir a prouvé tout le contraire ; mais, trop jeune alors, et faute d'habitude ou de foi dans son art et en lui-même, il était de ceux qui craignent, en l'attaquant, d'attirer leur ennemi. Il n'osait rien. De peur de tuer, il laissait mnnnr ! Il temporisait indécis, quand le blesse était aux prises avec son mal et qu'il n'y avait pas de temps à perdi'e !

En cette occasion le timide docteur était d'autant plus encouragé dans ce système, que les derniers adieux de

geaia gnèfe nulfré IVpcafue.

J'étouflâû poaituit, je ne poonis plus me &în oi-J tsaàjK, j'eativrajm labae mon nkt de àsanth gnnd uns à tem pns de non lit. a plnmot i Aandeal

fil, quand j

laia dicter à ce i>on serriteBr les denitfs âeroin qD*3 atmit à me roidre : < Qu'il prit sinB de mes d « recDciUit quelques demiers saoïenits de moî |NMr V « faraîDc^ et qa'Q me fit eatorer eon Je n'étAH pis BÏ lâago^ ceb m'iErita! EUit'Oelfc %

Je m'iadignai de cet «budoa : <4, par no denôerd je rappelai d'un geste; flreTint,KpeiKèft8BrBei,eti jd parvins à utjcnkr que s'il t avaû on

tenter, il &llaitqa'Q l'empioTit. ■ Vons ni^ner;

« pondit^ mù» «m» fus à fail^ ! > Et je tîs, i ■

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