‹ Un an de la vie de Louis-Philippe Ier, écrite par lui-mème, où Journal authentique de duc deChapitre 5 sur 9 · Ije soir, noiiis «aff ons été^ Brutus. On a · texte numérisé non relu

Ije soir, noiiis «aff ons été^ Brutus. On a

(33) fart beadcûup d^alflasiotiis. Lorsque Brutus dit :

Dieu, doi^ne-mol la mprt plutôt quq re$claT9gel

toute là sâlIe à l'eletiti d^apptâDËtdiifissemëii^ et de bravos; tôtiâ teâ chàpeaut étaSent en l'àlf : éélà était superbe: A ùtl 'iaitt veiî^ qui Unissait par ùta

mots : tf Être libres et sans roi, » quékjues âpplaudissemeûs (atut(}tiels m iboi, ni ceuit ^t^ étaient dans la loge n'ont pris part) se soùV £ki[< entendre. Ôni a sur-le-cHstnip crié : f'iyé le Ro^t

Mais sur Inobservation que iô eri unique de f^ç'è h Moi était in(5ûKisf îttif iontifél , on liii à sùb^^iftfé le trîple cri qui sontie'si'blën aux oi^etlfes pati^îblès, et toute la salîé à drië : P^oe la tùittôà^ ta tbi et le Moi, èftviPe ta liberté t Oh àï)îën vu' A&xiitkXié représentation la iriajorîtê (lèè jpaMBtès *àu^' le's aristocrates. Trois ou quatre ont voulu applaudir à leurs allusions; mai#cmle$ a forcés au silence.

ao. — J'ai été hier soir aux Jacobins. M. Pujot , apothicaire, et très bonpàfriote, avait prêté sa carte;

on l'avait mise à p.^rt , parce qu'il y a un arrêté

qui exclut de la Société tous ceux qui prêteront leur carte : chaque récipiendaire est obligé de le signer. M. Pji^c^t.pe l'av^ailpas lu. J*ai sollicité Tindulgeqce de l'AjSs^nU^lée pow ce patriote, et o^n a ordonné de lui rendre sa carte ; j'ai manqué la

lecture, paj^çc gue j'ai été (^bUgé.de rester jusqu'à Q,ç|}f bspjçe^^pi^r ,1^ politesse de M. Grpuyelle c[ui

et .qui; est, venu i^e, prier de vou^pi^c bien ceçter

pour J'eat^ndf^. j^pn adresse m'a par^^beUe, mais "» Pew lopgwe ^, j'a4r^i8,4é^i^é qti^'it .eut j^ar|,é de

P«e!».P?'»P T?«^.P?P«?^ «! ;en8Mite.p^çefVrf;Je s«li«

^4. — Ce matin nous avons été à lHôtel-Dieu ; j'ai saigné et vu des malades ^ .

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a5. — Apfè&ile dîner y j'ai été aux Jdcobins, je soia atrivé Icfi premier dans la salte; oit m'a prié de paaMrdans la chaitibre à c6lé} ott m'a donné à &ire le résumé de quelqtfes' lettres de provint ^ parce qb'à moins que ces lettre» ne soient très intéressantes, on n'en lit que des résumés. Un des résumés (non pas des ipi^s) était conçu eti ces termes : Une lettré de la SoeUté de Foix qui vous fait passer un exemplaire d'une adresse au Roi, dans-iaqueUe eltè articule un fait contt'e M. tdmbert^ contrôleur généra^, On anieïokùdé la lecture de eétté*^adresse , qui est en éffel t*édîgée selon lé style de l'ancien régime : Votre ix>yaume ^ vos fidèles stjgets*i)ersçront jusqu'à la àèmiere goutte de leur sang pour nbotre personne suctée^ etc. etc., se trouvent dans cette adresse, quia été interrompue par dés murtisui^s auxquels je n'ai pris aucane part. On a demandé de passer au fait, ce qui a été exécuté. Un membre de l'assemblée nationaley député de Fôix, a justifié M. Lambert, et a dit qu'il allait ext^user le style de ses compatriotes, parce i^Us élàieht si éloignés de tout, que l'esprit n'avait pas encore pénétré chez eux ; mais

( 36 ) qu- 03 chérissaient et ti^JEiissaiefit. la Ccmstitutton. Q'd{Mcèa nto demméit €* d'après cefi» de plusieim autceci ]q«a|)M^«%y la $eméÊé a passé à ï^mém du joui:. Je suia ain^A à4eUe^!C9b«m^4 fcn^

"■''■ .'Ain'!-

devais dimxjgi^^ o. i;X«*lN*.Ve^

lixiiyk 9 li^^ par tiêtè. TfiJiL Bamfivie^ Làmefth, NoaîUes^MiiwfcçaUyÉHtieiy, etcu, qiti, da'^ie^t y; diner^ n'y ont point été., pajccevq^ iik BFv^aofcs qui aUxdJ^ement calommié M^.9arqi#yQ» e;t<qw Va appeljî. ui>. suppôii de M. tyrannie.^ devait y ^»«ff^ £t au liiQiii de cela 9 j'ai été dîoer à Moqsseausv où; étaient maA^ptie de BujPio« et une autre: dame^ ^M. Yallùers, Sajuitrï oixViBelsiwf6,d'8aoiH3C0^ et ^bçldpo. Après la dii^r, o^ a. camimni^é . pâc j.Quer au creps; alors, j^ mf^sui^r^^Uév^jasiûa arrivé au coaûté di^a préseatatiQna lA^rJacoWiBa^

J'ai aaadscéla lettbe que M. MBcke «^«lât ibtt insérer daB&le journai^f'IMUA. iMercier et Gaira^f^oii m'a deouuoidé ù je fi!^é|K>fiBck>^ àe la Yévilé de ce qu elle contenait; j'iâ dit que non.

ùj. — J'ai été hier âti soir à r Assembla; ilvavait

un monde énorme. M. Yoidfel a fait le rapport

des obstacle -qiie les évéques, les chapitres , çt

une partie <tes' curés, mettaient à l'exécution des décrets sur la constitution civile du clergé, de leurs protestations ou déclarations. Il a rapporté , entre autres^ la conduite d'un curé près de Péronne, qui y non content d'çxçiter le peuple à refuser les impôts,^ l'excitait encore à. ma^s^crer c^^.qui les lui demanderaient J'avais pris des notes laurtputç la discussion pour l'écrire ; mais comme je $ui5 arriéré de trois jours, cela m'est impossible.

i^ décembre 1790. — J'ai dîné hier chez ibion grand^père, à rhôfel Toalouse; ma mère y dtnail; aussi. Je sttis revenu à Belle-Chasse à quatre heures et quart. Quoique je sois enchanté de dîner souvent avec ma mère , cependant tout ceci ne va point comme je l'espérais avs^nt. J'espérais pouvoir cour^ tinuer mes études sans presque aucune interruption ; mais Je me suis trompé , et cette erreur m'afflige sensiblemept ; sur sept jours de la semaine, je ne peux en donner que trois à mon cher BisUe-Chasse : cela n^e fait beaucoup de peine.

2.— J'ai été hier matin à l'Hôtel-Dieu ; j'ai pansé deux malades ; j'abdonné à l'un six livres, à l'autre trois livrfes. J'ai dîné hier à Belle-Chasse ; j'ai été un moment àFAssemblée, on ,j; parlait des dépenses ^des bureaux. J'ai été le soir de bonne heure aux Jacobins : nous avions à élire un président et un secrétaire membres de l'Assemblée nationale. J'ai donné ma voix à MM. de Mirabeau et Beauhar-

(39) nais; ils oriti^éuni la majorité dés stiffl^gesi IML Barnave a très bien parf^ sui^ lé clbb désiôl-dlsaiit représentons dè^ gardée nationales de France. ( M.'de Lafb^jrétte leur â accordé ïé droit d*èiivbyèr tous lés jours chez lé Roi deux d'entré eux, qui font les fonctîéns de chevau-li^ers; ils sollicitent là même faveur ailprès de f Âssetnblée nationale ). M. Bàrùave à fait sentir combien il' serait inipélitique de permettre que les gardes natîé^ oales fissent un corps; qu'oh' lie devait point sé*^ parer les sdldats des citoyens, etcl Fttî'^ë liommé censeur.^ ' ' ' . -'"P - '^ -''' ^

3. -^ J'ai été dîner Hier au Pàlaië-Royàl c^ en iùt^ tant j'ai été au comité 'des prëséntàtioris^ àti^'!Nf^ cobins ; j'ai endossé MM. Lécoujîpey , Gdnad ■ w Alyon; j'ai encorde endossé MM.^H€iiea5iét*'è!t Isséti^ rah. J'avais informé' du premier ,*è<î'înformatÎOT lui avait été favorable^ lé second m'êteft 'recoin^ mandé par M. Myris, qui s^^^ reiidû cautîèli 'idè

(4P) sjpo p«ttri,oti?^^.,M, Çonne-Cwrère ^Jin un projet 4^ r^$hm^nt idç^nt ]e coxpité était. chargé jp«fur la So^ciété- yn 9^iç\p pprtf^it, que pul n^ $eri^t^dmis isiyaiitriige ^ç y^^gt çt up an^^ à j^ioiiiç» d'un cas Pf^rticulier. J'ai demandé ^w l'âg^ f^t, fixé à dixl^u^ ans, en dhm^ (f}\k4ii^4iu}t çn ét^it bjieQ çn état de 4wvre iine déliibéri^tion; queJa Société, p'ayant aqcun caraptère légal., on devait k regarder çq^roe une école , et qu'alors il était importait d'j adP^f^Ui*^ de bonne heure les jeun^ gl^n^i parpe .q^e leur f jmidité serait pJu9 aisément vaincue, et qu'ils pourraient, quelque jourf dé* fendre les droits sacrés de la nation dans l'Assemblée nationale. On n'a pas trouvé mes raisons suffisantes, et on a rejeté mon amendement* Jai dit alors que j'avais un intérêt dans cet amende- Bjiçjj^, qi^^/mpU: frqr^ diénirajlt vde^rpfut ^re a/^f ^aiAf lWtt?^^0<9été4 elqw« çeja 1^ rej^^ait

WcR loin. T^, GqIU>% fi'Ufirboi» m'i^ dît qw cela i>^ Jw ferait ,wn; qwp q»9o4 o» avait r«ç* me I^çlnç9jiiipn çon^ne I9 p^rei «n ^it dam h çts des

6«^^ i'ù dmé bier aii Palais -Re^r ai ^ecrma sœur et mes frères; après le dîner^ M^dbCiubîèreis a fait voir une optique. Pendant ce temps je suis sorti avec Edouard, et j'ai été chez Bailly, libraire. Je lui ai dit, ainsi qu'à sa femme, que je protégeais beaucoup Taupin^ que son honnêteté et sa probité m^étaient connues, qu'il aimait leur fîUe depuis six ans^ et que j'espérais qu^ls voudraient bien la lui donner. Cela n'ayant souffert aucune difficulté , j'ai donné à Taupin la clef de sa chambre , et je suis revenu au bout d'un quart d'heure à l'optique de M. de Cubières. Nous sommes revenus à Belle - Chasse à six heures. Nous y avons trouvé MM. Voidel et Volney qui y sont restés jusqu'à neuf heiira8.r Hest inipofisible d'être pkis aimattes. Ce iDâda j'ai été à tl'Hâtel * Dieu , j'ai pansé. •^''

ft.*^ Encore htePija«rnéeien^èteàBelk-Chaase. Ces jouroée3 ma rest^ônt et v^ ifont m bien, que

je ne peux pas dire^ l'ai été ce matin à THôtel- Dieu vj'ai paHfsé;

i5. — Hier n\atin fai mené M. SaifFert au Pan-

théon pour, le lui faire yoir , parce qu'il cherche un local pour les Jacobins. TaA été de là à TAss^ni: blée chercher un }>illet de loge pour mon amie , ensuite j'ai été monter à cheval...

1 8.-^Hièr j'ai été<#serauPaUitsJloyai joùétsdient mesdames dé Lâbharoe, de;3ûnt*Simon|'liM. de Lacharce, de Menou ( le joueur ), de Thiars^^de Bercheny , et il n'a été question que de jeu. On y mêlait quelques plaisanteries d'une aristocratie dégoûtante. Après le dîner, on a joué un wi«k pendant lequel je me suis en allé. Tous ces joueurs ne sont venus dioer que par erreur ; < ils devaknt venir souper dimanche et ensuite joaerau^creps.

Voilà la raison que ill'en a donnée mâtiière à kpii je n'ai pu m'enipécher dé deMÉitoderla causé dé cette pluie dé joueurs. Tai été ensuite aux lâéo-' bins; et de là à Belle^Gbasse^ à buit heures; pour la lecture.

20f — Hier j'ai p^sé tpute la joqrnée dans mon petit Belle-Chasse; il y avait toujours les mêmes députés, MM. Voidel, Sillery, Barrère et Volney; j'ai été ensuite à lIIôteMMeu.

!ix— HiWj'àf kêà[rA^nd>léér<>â ataitdëet«été^ avant-hier que chactnl'^dm ^rinéés^ ^apanâgiste^ aurait eu remplacement une rente apana^é^e'd\itli million partageable» entré tous lesl eïnansniâles à l'exclusion des filles. Hier on ààhcéhié à c^âroun^ des frères^ du roi une rente Via^rë d'utt^iAillMMi^ et à mon père un mitliod pendant vingt ans ^ ^fiféclé

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