‹ Un an sur les cheminsChapitre 14 sur 24 · LE CHANT DE GUERRE DU MONTÉNÉGRIN · texte numérisé non relu

LE CHANT DE GUERRE DU MONTÉNÉGRIN

Quand j'ai ma veste éblouissante d'or El mes longs pistolets dont la crosse étiacelle , Quand mon khandjar résonne sur la selle De mon coursier qui vole au son du cor,

Je suis heureux... Mon ame est forte!

Je parcours la plaine au hasard ,

Bravant et l'Autriche et la Porte j

* La république romaine valait mieux que la France pour ses citoyens. C'était un titre sacré qu'aucune puissance ne pouvait se flatter de violer impunément. On avait vu plusieurs fois la république entreprendre des guerres lointaines, seulement pour venger un outrage fait à un citoyen romain ; politique sublime qui nourrissait cet orgueil national qu'il est utile d'entretenir, et qui , de plus , imposait aux nations étrangères et faisait respecter partout le nom romain !

La Harpe , Cours de lit., t. m, Rem. sur la 2*^ action contre Verres.

Car je suis montagnard, La terreur du pèlerin !

Un montagnard monténégrin ! ! !

Quand nos guerriers s'en vont combattre , Je suis toujours au premier rang ; Car mon seul désir est d'abattre Le premier Epirote , ou de verser mon sang !

Quand les grands chefs ont crié : — Guerre ! Semblables aux flots des torrens, Nous courons dévaster la terre Du Dalmate qui tremble aux pas des Allemands.

Quand j'ai ma veste éblouissante, etc.

Ah ! dans la guerre que de charmes !

Sans cesse et vengeance et butin ; Jamais l'on ne quitte ses armes , Puis le jour le sang coule , — et la nuit , c'est le vin !

Monténègre n'a d'autres maîires Que les yeux noirs de la beauté , Et tous , nous méprisons ces êtres Qui peuvent vivre un jour, un jour sans liberté !

Quand j'ai ma veste éblouissante d'or Et mes longs pistolets dont la crosse étincelle, Quand mon khandjar résonne sur la selle De mon coursier qui vole au son du cor , Je suis heureux... Mon ame est forte!

Je parcours la plaine au hasard , Bravant et l'Autriche et la Porle ; Car je suis montagnard , La terreur du pèlerin !

Un montagnard monténégrin ! ! !

tîmiôc.

Nulle part le génie de l'homme ne s'est montré plus créateur, plus admirable et plus audacieux qu'à Venise : la misère jeta les liabitans de Padoue et d'Aquilée dans les cent îles désertes du golfe, et, sur ces arides atterrissemens des grands fleuves , les industrieux bannis élevèrent la reine de l'Adriatique.

— « Elle semble une Cybèle des mers , s'écrie

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