CHAPITRE IV. — CHUTE DE MÉLÉTIUS SMOTRYCKl
citait le duc Zaslawskl de son zèle pour le bien de l'Ëglise. t La conversion de Smotrycki, écrivait*il, est la plus agréable « nouvelle que Sa Sainteté pouvait recevoir de vos contrées « Votre Seigneurie doit maintenant employer toutes ses forces « à achever la bonne œuvre qu'elle a commencée, et amener c Mélétius à la confession ouverte de la foi catholique ; car il « est évident que le salut de beaucoup d'aines en dépend K >
On ne désirait pas à Rome que Smotrycki conservât longtemps Fattitude équivoque et dangereuse qu'il avait choisie ; et le silence que le Pape gardait encore à son égard, plus d'tm an après son abjuration, semble indiquer qu'on regardait sa conversion comme incertaine, tant qu'elle n'était pas déclarée. Du reste, Smotrycki s'apprêtait à jeter de lui-même le masque qui couvrait encore son visage, et plus promptement que ne l'eût désiré le sage Rutski.
Plein comme il était d'ardeur et d'espérance, le nouveau converti dut multiplier les démarches pour ia grande entreprise, dans les derniers mois de 4627; mais l'absence de documents Qous fait perdre sa trace jusqu'à» i mars 1628. Alors il écrivit à Rutski et il voit toujoursl'aveiiirsous les plus belles couleurs. Ileût désiré amener Bowcki et Mohyla chez le duc Zaslawski, mais il n'a pas pu y réussir. Du reste, il a toute leur confiance et celle de la confrérie de Vilna,sauf de quelques membres peu influents. Cependant il faut prendre des précautions, car rérèque schismatiquede Przemysl, Isace Kopinski, répand partout le bruit que Smotrycki est un traître *. Quelques jours