‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 108 sur 316 · CHAPITRE IV. — CHUTE DE MÉLÉTIUS SMOTRYCKI · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — CHUTE DE MÉLÉTIUS SMOTRYCKI

Brzesc, dans cette Église si flère ie son orthodoxie, sont tous des hérétiques.

SiDotrycki les attaque les uns après les autres. Quand il a fait justice de Zizanie, de Philalèthe, du clerc d'Ostrog, il s'attaque à son propre LameMum^ et s'il a été juste pour les autres, il est impitoyable pour lui-même, et dit nettement que ce pamphlet est rempli des doctrines de Luther. Il avoue qu'il avait pris à Wittembergtout le venin de ces détestables hérésies, et qu'il les a répandues en Lithuanie parmi ses frères. La grâce lui a promptement ouvert les yeux ; mais il a résisté à ces inspirations divines et a continué, malgré les réclamations de sa conscience, à enseigner Terreur. Toute cette réfutation des théologiens ruthènes est conduite avec vigueur. L'argumentation est solide, et des textes nombreux appuient les assertions de l'écrivain. Un pareil travail eût certainement mérité des éloges à son auteur, même eu Occident; en Ruthénie, il le plaçait immédiatement au premier rang des controversistes.

Après avoir indiqué la marche de l'hérésie dans TÉglise ruthène, Smotrycki montre comment ces funestes doctrines ont pu se glisser dans son sein. Quelle est, dit-il, la cause de nos erreurs, sinon notre séparation de Rome ? Nous n'avons pas voulu de son influence, et nous avons eu à la place celle des luthériens et des calvinistes. L'enseignementde l'Ëglise romaine est en tout conforme à la doctrine des Pères et de notre liturgie» tandis que les rêveries de Zizanie, de Philalèthe, d'Orthologue et des autres théologiens du même genre ne sont que des hérésies. Il y aurait donc grand avantage à nous réconcilier avec Rome, en gardant notre rite et nos traditions. Cette union nous préserverait de l'hérésie et ne mettrait en danger ni notre salut ni nos intérêts temporels. On a craint là où il n'y avait rien à craindre, et en refusant l'Union, on a laissé tomber notre clergé dans un état de décadence et de ruine, auquel on ne pourra remédier qu'en réunissant les Églises divisées.

Les schismatiques cherchaient toujours à rejeter sur l'Église romaine le crime de la séparation. Smotrycki la lave de cette accusation ; et prenant dans le détail les pratiques et les dogmes des Latins, dans lesquels les Grecs prétendent trouver des erreurs, il prouve que cet enseignement et ces usages sont irrépréhensibles ; enfln l'apologiste se tournant vers le clergé ruthène, et en particulier vers les évoques, leur adresse un

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