‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 109 sur 316 · SOS · texte numérisé non relu

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chaleureux appel & la concorde. Il interpelle également la noblesse, et la suppHe de travailler à. cette réunion glorieuse, sans attendre, comme le voudraient des esprits chimériques, le signal de la Grèce. La Grèce restera schismatique, car les Turcs considèrent toute démarche en faveur de TUnion comme vune conspiraLion des chrétiens contrôleur empire, et TOrient ^sl en ce moment infesté d'hérésie. C'est à la nation ruthène de donner Texemple; et la tenue du concile est le meilleur moyen de réaliser cette union si désirable *.

Telle est dans ses grandes lignes V Apologie de Smotrycki. Aussitôt qu'elle fut composée, Tauteur l'envoya à Borecki poor être imprimée en ruthène à Kiew, tandis qu elle paraissait à Léopol en langue polonaise, c La maladie de notre nation, 4< écrivait-il au métropolite, est tellement grave qu'elle exige « des remèdes assez énergiques pour contraindre les malades V à reconnaître leur état. Quand même ces obstinés refuse- ^ raient d'ouvrir tes yeux et de recevoir des soins, les méde* K cius seraient encore obligés d'étudier un mal si difficile à >* guérir et de le déraciner, malgré le refus de ceux qui en * souffrenl. » Qik: si quelqu'un s'opposait à l'emploi du remède •proposé, pour lui, Smotrycki, il pourrait du moins se laveries mains et se regarder comme pur du meurtre de son ignorante oL misérable nation. Il ne sei^ pas de ceux auxquels on peut dire : « Malheur à vous, docteurs de la loi, parce que vous avei « enlevé la clef de la science. Vous n'êtes pas entrés vous- « mêmes et vous avez arrêté ceux qui entraient^. » Mohyla t-eçut comme Borecki une lettre du même style, avec uneeopifi de V Apologie. Ils répondirent tous deu à raatearqnMis avalent 'besoin d'un peu de temps pour étudier à fond son ouvrage, et qu'ils lut en diraient plus tard leur avis.

Plusieurs semai nés s'écoulèrent, et Smotrycki ne reçut aucune réponse. M prit ce silence pour un acquiescement complet, et il envoya son Apologk au métropolite uniate pour la faire imprimer en polonais. Rulski la reçut le 9 juillet ; et quoique malade, lit la lut avidement en un jour. Il fallait en effet se hâter, afin

I. On trouve une analyse et delon^s extraits de V Apologie de Smotrycti -daiïa sa Vie par Su^aa. Le R. P. Martioov l'a récemment traduite du polonais en ms^e.

2* Susïa, y tin Smotrisc, p. 91.

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