‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 12 sur 316 · Vir fugiens iterum pugnabit. — Ib. n · texte numérisé non relu

Vir fugiens iterum pugnabit. — Ib. n

Sapieha plaint et admire les serviteurs de Dieu qui, àTexemple de leur Maître, supportaient, comme dit saint Augustin, les flagellations, les opprobres, les mépris, n'évitaient aucun péril, ne redoutaient aucun supplice ; mais à condition que, selon la parole de saint Ambroise, ils n'aient rien enlevé, ils n aient fait violence à personne, ils n'aient pas répandu de sang, ils ne tombent par aucun côté sous de coup de la loi. Aux yeux du chancelier, Josaphat n'était pas de ce nombre.

Cependant Sapieha se tient toujours dans le vague des accusations générales II semble embarrassé lui-même pour citer des faits à la charge de Tarchevéque. Il lui reproche de protester légalement contre les actes des schismatiques, de les citer en justice, de poursuivre la reconnaissance de ses droits. « Les tribunaux, dit-il, les cours suprêmes, les hôtels de ville, c les chancelleries sont remplies d'appels, de plaintes, de « requêtes, à Taide desquels il est facile de créer la discorde « plutôt que Tunion, et de rompre le plus fort lien de charité. « On ne rencontre, à chaque Diète et partout, qu'embarras et « querelles ^ Tel:e n'était pas la conduite des saints, des « Ambroise, des Chrysostome. Combien d*apôtres, de disciples « du Seigneur, de simples chrétiens ont affirmé la doctrine et « la confession du Dieu crucifié, par divers genres de mort, et « pourtant on ne voit dans TËcriture aucune plainte ni aucune « protestation contre les Néron, les Tibère, les Dioclétien. (c L'Ecriture nous dit au contraire que les apôlres marchaient « pleins de joie en sortant du conseil^ parce quils avaient été « jugés dignes de souffrir V opprobre pour le nom du Christ*, »

En dernière analyse, Sapieha n'articule qu'un seul fait contre saint Josaphat : Tapposition des scellés sur les églises de Mohylewet rinterdiction du culte schismatique dans cette ville. « Sa « Majesté le roi, écrit-il, ordonne d'ôter les scellés, d'ouvrir et « de restituer les églises de Mohylew. Je vous l'écris par son « ordre ; et si Votre Grandeur ne veut pas obéir, je les ferai « ouvrir et évacuer moi-même par Tordre du roi, afin que les « habitants puissent y exercer leur culte, quoiqu'il soit schisma- « tique ^. »

1. Lettre de Sapieha, n. 6. —2. Ib. n. 12. Ibant apostoli gaudentes acons* pectu concilii, quoniam digai halriti sunt pro nomine Jesu contumeliam aU. Act.v, 41. — 3. Ib. n. 21.

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