‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 124 sur 316 · Susza, Vita Sjyiolr. p · texte numérisé non relu

Susza, Vita Sjyiolr. p

ÎS'ous n'avons des dernières années de Smotrycki qu'une longue lettre au pape Urbain VIII. Le pontife Tavait consulté sur les moyens d'assurer le triomphe complet de rUnion en Ruiht:nie. Mélétius lui répondit le 16 février 1630, et sa lettre, jïleino des plus vifs sentiments de contrition et de dévouement filial, est un des plus curieux monuments de l'histoire de l'Église rutliene '.

Nous l'avons déjà citée à deux reprises, afin de prouver, par le témoignage du principal adversaire de TUnion, que cette œuvre [le dut pas à l'emploi de la force son progrès en Ruthéiiie, et que la persistance du schisme doit être attribuée à Tinsoucianee de la noblesse latine. Cette accusation est d'un grand poids dans îa bouche d'un homme qui avait fait trop longif^mps la guerre à l'Union, pour ne pas connaître le fort et le lai b le du parti schismatique.

Smotrycki affirme son opinion avec une assurance surprenante. A soQ avis, les gentilshommes latins « ne diflTèrent en tt rien des pasteurs dont parle le prophète Ezéchiel. De même a que ceuK^ci ne paissent pas les brebis dont la laine, le lait et i^ la chair les engraissent et les couvrent; de même ceux-là « s en I il hissent par les redevances de leurs sujets condamnés a à un tr;ivail quotidien, s'habillent de pourpre et de lin, s'as- *( soitjnt chaque jour à de splendides festins, et ne prennent <« iiucun soin du salut de ces âmes qui leur sont confiées. Ce 1 qui est plus exécrable encore, la plupart d'entre eux appHa quenl tous leurs efforts à les empêcher de parvenir à la « connaissaDcede la vérité et au salut. Non seulement ils les a laissent dans le schisme et Thérésie, mais ils les exhortent à « y rester, appelant leur obstination de la constance. »

On &enl peut-être quelque exagération dans ces paroles, qni ne peuvent s'appliquer à la lettre nia toute la noblesse latine, ni à toute ta population ruthène, puisque la bourgeoisie schismatique, encore nombreuse à cette époque, échappait en grande partie a liûfluence de la noblesse. Cependant elles méritent d'être recueillies par l'histoire, car elles jettent une triste lyoïière sur une des fautes capitales qui ont amené la ruine de

\, CDÎtc pièce a été publiée par le P. Theiner {Monument. Polon.), t. ID, p. r^Sa si{f| , et par le P. Martinov, a la suite de la Vie de Smotrycki par

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