‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 142 sur 316 · Theiner, Monum, Polon. t. III, p · texte numérisé non relu

Theiner, Monum, Polon. t. III, p

et des églises. Qaelques-uns des catholiques se récrièreot devant ces exigences et dirent que les schismaliques devaient accepter les conditions offertes par le roi de Suède. Ces conditions n^étaient déjà plus celles que Rutski avait en partie acceptées. Quandon les présentaau métropolite rédigées par articles, sous ce titre : Points de pacification {Puncia pacis)^ il déclan qu'il aimerait mieux perdre la vie que d'y donner son consentement. La Diète, embarrassée par ce refus, renvoya l'affaire a& prince Ladislas.

Durant deux jours, Rutski négocia encore avec le prince el ses conseillers pour obtenir la correction de ces articles. D réussit sur quelques points importants; néanmoins, quand l'ensemble du projet fut présenté à sa signature, dans sa rédaction définitive, il refusa de signer, et Ladislas y apposa seul son nom et son sceau. Les schismatiques n'avaient pas même daigné venir à cette dernière réunion.

Rien donc n'était conclu, et chacune des parties pouvait se réserver de faire valoir ses droits k la Diète prochaine ; cependant la position des Uniates était sérieusement compromise par les concessions de Rutski. Le métropolite avait toujours réservé le consentement du Saint-Siège ; mais comme les catholiques eux-mêmes avaient dit d'avance qu'ils n'admettaient pas cette réserve, on avait regardé comme définitivement acceptée [ la transaction proposée par Rutski. Il lui eût été bien difficile de retirer ses concessions ; et si l'affaire eût été soumise dans ces termes à une Diète, cette assemblée eût certainement passé outre et tenu pour valable le consentement extorqué ai métropolite*.

Quand on examine les articles envoyés par le métropolite à Rome, on voit que les Uniates reconnaissaient aux schismati-

4. Au lendemain même de la Diète, Ladislas, écrirant aa pape et se faisant gloire de tout ce qu'il avait fait pour arranger cette affaire, dédarait que les Uniates avaient permis les concessions accordées aux schismatiques : « Fracti meo sermone schismatici plurimum de sua pertinack ■ remiserunt, ut qui prius omnes sibi et postmodum dimidium EcclesU- * mm ab unitis restitul voluerint ; paucis tantum , quanim altéras possident» « et in cœteris vix aliquot religiosi uniti sine fructu animarum degunt, pe^ « mittentibus etiam persuasu meo unitis (maxime ne nlbil ichismatico> « rum causa concessus videretur) acquieverunt. » Dans la réalité, les schismatiques n'avaient pas trouvé les concessions suffisantes et riea n'était définitivement accepté d'aucun côté.

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